189 resultados para Argument de la question ouverte
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In my thesis, I defend the idea that Aristotle's notion of phronêsis (practical wisdom) is best understood as a kind of practical knowledge. I interpret phronêsis as the knowledge we display when we make the correct decision to act. In a particular situation that demands a specific response, we have practical knowledge of what to do when we make the best decision possible. This interpretation of phronêsis involves that it is possible to evaluate our decisions epistemically, that is, to evaluate whether we really know what to do or not. Aristotle provides a tool for the evaluation of our decisions, which is a definite kind of argument and which the tradition has called the 'practical syllogism'. The practical syllogism stands as the explanation of our decisions or actions. We invoke it when we want to explain or justify why we act as we do. My claim is that the components of the practical syllogism enable one to evaluate not only the moral character of our actions, but also the epistemic strength of our decisions. Correspondingly, a decision is morally right, i.e. virtuous, if the agent considers the right moral principle to apply, and if he is aware of the relevant circumstances of the situation (moral evaluation). Moreover, a decision displays practical knowledge if the agent meets three conditions (epistemic evaluation): he must desire the moral principle for its own sake; he must have experience in spotting the relevant circumstances of the situation; and he must be able to closely connect these circumstances with the moral principle. This interpretation of phronêsis differs from other more traditional interpretations in the emphasis it puts on phronêsis as knowledge. Other interpretations focus more on the moral dimension on phronêsis, without taking its epistemic value seriously. By contrast, I raise seriously the question of what it takes to genuinely know what one should do in a particular situation. -- Dans ma thèse, je défends l'idée que la notion aristotélicienne de phronêsis (sagesse pratique) doit être interprétée comme connaissance pratique. Je comprends la phronêsis comme étant la connaissance que nous avons lorsque nous prenons une bonne décision. Dans une situation particulière qui demande une réponse précise, nous avons une connaissance pratique lorsque nous prenons la meilleure décision possible. Cette interprétation de la phronêsis implique qu'il est possible d'évaluer nos décisions de manière épistémique, c'est-à-dire, d'évaluer si nous savons vraiment ce qu'il faut faire ou non. Ma position est qu'Aristote fournit un outil pour évaluer épistémiquement nos décisions, qui consiste en un certain type d'argument et que la tradition a appelé le 'syllogisme pratique'. Le syllogisme pratique correspond à l'explication de nos décisions ou de nos actions. Nous invoquons un syllogisme pratique lorsque nous voulons expliquer ou justifier pourquoi nous agissons comme nous le faisons. Les éléments du syllogisme pratique permettent d'évaluer non seulement le caractère moral de nos actions, mais aussi la force épistémique de nos décisions. Par conséquent, une décision est moralement correcte, i.e. vertueuse, si l'agent considère le bon principe moral, et s'il est attentif aux circonstances pertinentes de la situation (évaluation morale). En outre, une décision inclut la connaissance pratique si l'agent remplit trois conditions (évaluation épistémique) : il doit désirer le principe moral pour lui-même, il doit avoir de l'expérience pour déceler les circonstances pertinentes, et il doit pouvoir lier intimement ces circonstances avec le principe moral. Cette interprétation de la phronêsis diffère d'autres interprétations plus traditionnelles par l'emphase mise sur la phronêsis en tant que connaissance. D'autres interprétations se concentrent plus sur la dimension morale de la phronêsis, sans se préoccuper sérieusement de sa valeur épistémique. Au contraire, je pose sérieusement la question des conditions nécessaires pour réellement savoir ce qu'il faut faire dans une situation donnée.
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Suite aux graves crises bancaires et financières qui ont secoué la plupart de sociétés occidentales au début des années 1930, on assiste à un foisonnement de réglementations publiques sur les activités bancaires. Parmi les très nombreux pays qui mettent en place des législations bancaires, l'on compte notamment la Suisse et la Belgique. Plus précisément, la loi fédérale suisse sur les banques de novembre 1934 précède de quelques mois l'arrêté royal belge no 185 de juillet 1935. Alors que le contexte historique et l'élaboration respective de chacune de ces réglementations ont déjà fait l'objet de plusieurs analyses, la comparaison et la question des éventuels liens entre ces deux régimes de surveillance bancaire très proches sont encore largement inexplorées. Une analyse détaillée du processus d'élaboration de la réglementation bancaire belge révèle que la loi suisse a joué un rôle de modèle mis en avant en premier chef par les représentants du monde bancaire. Cette influence helvétique a contribué à façonner la régulation bancaire dans une perspective libérale ; elle répondait ainsi à deux besoins essentiels: limiter l'interventionnisme étatique au minimum, et court-circuiter le pouvoir de la banque centrale. Cette parenté de naissance entre les deux lois bancaires trouve son pendant dans les activités clés deux organismes de surveillance créés pour l'occasion, la Commission fédérale des banques à Berne et la Commission bancaire à Bruxelles. Disposant toutes deux de moyens d'actions limités, ces deux instances ont connu des parcours analogues au cours de leurs premières années d'activité.
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Cet article vise à explorer la polyphonie des énoncés littéraires et ses effets sur la lecture. Je tenterai de montrer que cette question ne recouvre pas seulement un problème d'attribution, potentiellement insoluble, mais qu'il engage la question fondamentale de la valeur des énoncés fictionnels, que ces valeurs soient esthétiques ou éthiques, ou qu'il s'agisse de la prétention de la fiction à représenter une « vérité », ou du moins un aspect objectif de la réalité. Pour illustrer mon propos, je me servirai d'un court extrait tiré du roman de Michel Houellebecq, La Carte et le territoire. On verra que cette approche implique non seulement le retour de la figure de l'auteur (notamment à travers la prise en compte de sa posture), mais aussi la confrontation entre des lectures programmées par les textes et des lectures concrètes qui, parfois, et même très souvent, divergent des lectures programmées en amont.
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L'État s'appuie aujourd'hui sur le secteur privé pour déployer les nombreuses activités qui sont les siennes et cela suivant de multiples formules : en tant que client ou partenaire, dans le cadre de collaborations ou au sein de structures communes (sociétés d'économie mixte), voire dans le modèle de la privatisation. La 18e Journée de droit administratif, organisée à Lausanne le 10 février 2015, a ainsi choisi pour thème une modalité particulière de cette collaboration, fréquente aujourd'hui, celle de la délégation d'activités étatiques au secteur privé. Elle implique un transfert - partiel - de responsabilité de l'État au bénéficiaire de la délégation, pour un ensemble d'activités déterminées ; tel est le cas par exemple de celles accomplies par une caisse maladie dans le domaine de l'assurance-maladie sociale, une association interprofessionnelle investie de tâches de formation professionnelle ou encore le concessionnaire d'une ligne de transport public. Dans un premier temps, l'ouvrage revisite brièvement le phénomène dans une approche non juridique. Il s'agit en particulier d'en repérer les justifications (managériales ou, plus largement, économiques) et de prendre la mesure des objections qu'on lui oppose, notamment sur le plan démocratique. Le coeur de l'analyse porte sur le régime juridique applicable à ce mécanisme. Après une introduction générale, les principaux thèmes liés à la délégation de tâches publiques sont abordés. Comment, tout d'abord, prend naissance la relation entre l'administration et le délégataire, par quel type d'acte (décision, contrat) et selon quelle procédure intervient le choix du délégataire ? Sont traitées ensuite des relations de ce dernier avec les particuliers, plus spécialement sous l'angle des droits fondamentaux. L'ouvrage présente en outre le cadre juridique pertinent lorsque la délégation porte respectivement sur une activité étatique classique (ministérielle ; non économique) ou, au contraire, sur une activité à caractère économique ; les divergences, on le verra, sont nombreuses entre ces deux grandes catégories de délégations. Une étude sectorielle, consacrée au cas spécifique de la délégation aux hôpitaux (qui porte plus précisément sur les prestations de soins aigus en milieu stationnaire, à charge de l'assurance-maladie de base), complète la perspective. Le présent ouvrage dresse en définitive un « état de la question » du droit suisse sur le thème très actuel de la délégation ; une synthèse finale permet encore de nouer la gerbe dans une approche comparative.
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Dans la psychologie dévelopementale proposée par Jérôme Bruner, la question de la " culture " se traduit par l'attention particulière donnée aux processus par lesquels une personne rend signifiante la situation dans laquelle elle est engagée. De fait, dans la psychologie du développement de ces cinquante dernières années, la place de la " culture " varie parallèlement à celle des questions du sens (privé) et de la signification (partagée) des connaissances, des actions et des objets de culture. Dans cet article, nous identifions quatre traditions de travaux qui abordent la " culture " dans le développement. Cela met en évidence certains problèmes théoriques et méthodologiques, et nous permet de souligner certains enjeux actuels de la psychologie sociale et culturelle du développement.
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La pseudarthrose est définie comme une fracture qui ne guérit pas sans intervention additionnelle neuf mois après le traumatisme et en l'absence de progression radiologique pendant les trois derniers mois. Les fractures ostéoporotiques sont à plus grand risque de complications chirurgicales. On se pose de plus en plus souvent la question d'ajouter un traitement médicamenteux pour accélérer le processus de guérison fracturaire. Il existe des données montrant que le tériparatide (anabolisant osseux issu de l'hormone parathyroïdienne) accélère la guérison osseuse et améliore le devenir fonctionnel, avec ou sans chirurgie, dans des situations de fractures typiques ou atypiques. Les risques liés à ce traitement sont faibles, mais la prescription nécessite l'accord de l'assurance-maladie dans cette indication. Nous rapportons notre expérience sur l'utilisation de cette molécule, hors indication officielle, dans des cas complexes de non-guérison fracturaire. Pseudoarthrosis is defined as a non healing fracture 9 months after trauma and without radiological progression within the last three months. Osteoporotic fractures have a greater risk of chirurgical complications. The question of giving a medical treatment in the purpose of accelerating fracture healing is an increasing concern. There are data showing that with teriparatide (bone anabolic treatment derived from the parathyroid hormone) bone healing and functional status are improved, with or without surgery, in the case of either typical or atypical fractures. The risks of this treatment are low but health insurance agreement is needed in this indication. We report our experience with the use of this molecule, out of the official indication, in complex situations of non healing fractures.
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Cet article esquisse la situation actuelle des relations entre les sciences sociales et les neurosciences, dans une perspective épistémologique, historique et critique. Il aborde dans un premier temps les conditions d'émergence, le succès et les effets contrastés de la cérébralisation du sujet dans les sciences humaines et sociales, partagées entre neuro-scepticisme et neuro-optimisme. Dans un second temps, les auteurs proposent de déplacer le point de vue de la question classique du déterminisme biologique vers celle de la performativité sociale des sciences du cerveau. Ils analysent notamment la construction expérimentale et parfois problématique des inférences neuro-sociales qui sont au coeur des explications cérébralistes des comportements des sujets sociaux. L'article conclut sur une discussion de l'éventuelle complémentarité entre neurosciences et sciences sociales et humaines.
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Un cas exemplaire, un cas d'école, un beau cas, un cas de figure, un cas extrême, un cas particulier, un cas épineux, un cas limite ... Les modalités de l'étude de cas sont multiples et expriment le fait que tout raisonnement suivi, toute explication, toute théorie bute une fois ou l'autre sur la nécessité d'explorer et d'approfondir les propriétés d'une singularité accessible à l'observation. Publier un ouvrage sur la question du cas unique, c'est participer à ce moment de réflexion sur les méthodes scientifiques en psychologie. C'est aussi oeuvrer à un repositionnement constructif de cette modalité de faire science, en donnant la parole aux auteurs spécialistes de ces questions ou directement concernés par celles-ci à travers leurs recherches ou leurs pratiques.
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Un cas exemplaire, un cas d'école, un beau cas, un cas de figure, un cas extrême, un cas particulier, un cas épineux, un cas limite ... Les modalités de l'étude de cas sont multiples et expriment le fait que tout raisonnement suivi, toute explication, toute théorie bute une fois ou l'autre sur la nécessité d'explorer et d'approfondir les propriétés d'une singularité accessible à l'observation. Publier un ouvrage sur la question du cas unique, c'est participer à ce moment de réflexion sur les méthodes scientifiques en psychologie. C'est aussi oeuvrer à un repositionnement constructif de cette modalité de faire science, en donnant la parole aux auteurs spécialistes de ces questions ou directement concernés par celles-ci à travers leurs recherches ou leurs pratiques.