16 resultados para Reprogrammation
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Lors de la fcondation, le gnome subit des transformations pigntiques qui vont guider le dveloppement et le phnotype de lembryon. L'avnement des techniques de reprogrammation cellulaire, permettant la ddiffrenciation d'une cellule somatique adulte, ouvre la porte de nouvelles thrapies rgnratives. Par exemple, les procdures de transfert nuclaire de cellules somatique (SCNT) ainsi que la pluripotence par induction (IP) visent reprogrammer une cellule somatique adulte diffrentie un tat pluripotent similaire celui trouv durant la fcondation chez l'embryon sans en impacter l'expression gnique vitale au fonctionnement cellulaire. Cependant, la reprogrammation partielle est souvent associe une mauvaise mthylation de squences gniques responsables de la rgulation des empreintes gniques. Ces gnes, tudis chez la souris, le bovin et l'humain, sont exprims de manire monoalllique, parent spcifique et sont vitaux pour le dveloppement embryonnaire. Ainsi, nous avons voulu dfinir le statut pigntique du gne empreint H19 chez l'quin, autant chez le gamtes que les embryons drivs de manire in vivo, SCNT ainsi que les cellules pluripotentes induites (iPSC). Une rgion contrle empreint (ICR) riche en lots CpG a t observe en amont du promoteur. Coupl avec une analyse de transcrit parent spcifique du gne H19, nous avons confirm que l'empreinte du gne H19 suit le modle insulaire dcrit chez les autres mammifres tudis et rsiste la reprogrammation induite par SCNT ou IP. La dmthylation partielle de l'ICR observe chez certains chantillons reprogramms n'tait pas suffisante pour induire une expression bialllique, suggrant un contrle des empreintes chez les quins durant la reprogrammation.
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SUMMARY Genomic imprinting is an epigenetic mechanism of transcriptional regulation that ensures restriction of expression of a subset of mammalian genes to a single parental allele. The best studied example of imprinted gene regulation is the Igf2/H19 locus, which is also the most commonly altered by loss of imprinting (LOT) in cancer. LOT is associated with numerous hereditary diseases and several childhood, and adult cancers. Differential expression of reciprocal H19 and 1gf2 alleles in somatic cells depends on the methylation status of the imprinting control region (ICR) which regulates binding of CTCF, an ubiquitously expressed 11-zinc finger protein that binds specifically to non-methylated maternal ICR and thereby attenuates expression of Igf2, while it does not bind to methylated paternal ICR, which enables Igf2 expression. Initial ICR methylation occurs during gametogenesis by an as yet unknown mechanism. The accepted hypothesis is that the event of differential maternal and paternal DNA methylation depends on germ-line specific proteins. Our Laboratory identified a novel 11-zinc-finger protein CTCF-T (also known as CTCFL and BORIS) that is uniquely expressed in the male germ-line and is highly homologous within its zinc-finger region with CTCF. The amino-acid sequences flanking the zinc-finger regions of CTCF and CTCF-T have widely diverged, suggesting that though they could bind to the same DNA targets (ICRs) they are likely to have different functions. Interestingly, expression of CTCF-T and CTCF is mutually exclusive; CTCF-T-positive (CTCF-negative) cells occur in the stage of spermatogenesis that coincides with epigenetic reprogramming, including de novo DNA methylation. In our study we demonstrate the role that CTCF-T plays in genomic imprinting. Here we show that CTCF-T binds in vivo to the ICRs of Igf2/H19 and Dlk/Gt12 imprinted genes. In addition, we identified two novel proteins interacting with CTCF-T: a protein arginine methyltransferase PRMT7 and an arginine-rich histone H2A variant that we named trH2A. These interactions were confirmed and show that the two proteins interact with the amino-teiminal region of CTCF-T. Additionally, we show interaction of the amino- terminal region of CTCF-T with histones H1, H2A and H3. These results suggest that CTCF-T is a sequence-specific DNA (ICR) binding protein that associates with histones and recruits PRMT7. Interestingly, PRMT7 has a histone-methyltransferase activity. It has been shown that histone methylation can mark chromatin regions thereby directing DNA-methylation; thus, our hypothesis is that the CTCF-T protein-scaffold directs PRMT7 to methylate histone(s) assembled on ICRs, which marks chromatin for the recruitment of the de novo DNA methyltransferases to methylate DNA. To test this hypothesis, we developed an in vivo DNA-methylation assay using Xenopus laevis' oocytes, where H19 ICR and different expression cDNAs, including CTCF-T, PRMT7 and the de novo DNA methyltransferases (Dnmt3a, Dnmt3b and Dnmt3L) are microinjected into the nucleus. The methylation status of CpGs within the H19 ICR was analysed 48 or 72 hours after injection. Here we demonstrate that CpGs in the ICR are methylated in the presence of both CTCF-T and PRMT7, while control oocytes injected only with ICR did not show any methylation. Additionally, we showed for the first time that Dnmt3L is crucial for the establishment of the imprinting marks on H19 ICR. Moreover, we confirmed that Dnmt3a and Dnmt3b activities are complementary. Our data indicate that all three Dnmt3s are important for efficient de novo DNA methylation. In conclusion, we propose a mechanism for the establishment of de novo imprinting marks during spermatogenesis: the CTCF-T/PRMT7 protein complex directs histone methylation leading to sequence-specific de novo DNA methylation of H19 ICR. RESUME L'empreinte gnomique parentale est un mcanisme pigntique de rgulation transcriptionelle qui se traduit par une expression diffrentielle des deux allles de certains gnes, en fonction de leur origine parentale. L'exemple le mieux caractris de gnes soumis l'empreinte gnomique parentale est le locus Igf2/H19, qui est aussi le plus frquemment altr par relaxation d'empreinte (en anglais: loss of imprinting, LOI) dans les cancers. Cette relaxation d'empreinte est aussi associe de nombreuses maladies hrditaires, ainsi qu' de nombreux cancers chez l'enfant et l'adulte. Dans les cellules somatiques, les diffrences d'expression des allles rciproques H19 et Ig12 est sous le contrle d'une rgion ICR (Imprinting Control Region). La mthylation de cette rgion ICR rgule l'ancrage de la protine douze doigts de zinc CTCF, qui se lie spcifiquement l'ICR maternel non-mthyl, attnuant ainsi l'expression de Igf2, alors qu'elle ne s'ancre pas l'ICR paternel mthyle. Le mcanisme qui accompagne la mthylation initiale de la rgion ICR durant la gamtogense n'a toujours pas t lucid. L'hypothse actuelle propose que la diffrence de mthylation entre l'ADN maternel et paternel rsulte de l'expression de protines propres aux zones germinales. Notre laboratoire a rcemment identifi une nouvelle protine douze doigts de zinc, CTCF-T (aussi dnomme CTCFL et BORRIS), qui est exprime uniquement dans les cellules germinales mles, dont la partie douze doigts de zinc est fortement homologue la protine CTCF. La squence d'acides amins de part et d'autre de cette rgion est quant elle trs divergente, ce qui implique que CTCF-T se lie sans doute au mme ADN cible que CTCF, mais possde des fonctions diffrentes. De plus, l'expression de CTCF-T et de CTCF s'oppose mutuellement; l'expression de la protine CTCF-T (cellules CTCF-T positives, CTCF negatives) qui a lieu pendant la spermatogense concide avec la reprogrammation pigntique, notamment la mthylation de novo de l'ADN. La prsente tude dmontre le rle essentiel jou par la protine CTCF-T dans l'acquisition de l'empreinte gnomique parentale. Nous montrons ici que CTCF-T s'associe in vivo avec les rgions ICR des loci Igf2/H19 et Dlk/Gt12. Nous avons galement identifi deux nouvelles protines qui interagissent avec CTCF-T : une protine arginine mthyl transfrase PRMT7, et un variant de l'histone H2A, riche en arginine, que nous avons dnomm trH2A. Ces interactions ont t analyses plus en dtail, et confinnent que ces deux protines s'associent avec la rgion N-terminale de CTCF-T. Aussi, nous prsentons une interaction de la rgion N-terminale de CTCF-T avec les histones H1, H2, et H3. Ces rsultats suggrent que CTCF-T est une protine qui se lie spcifiquement aux rgions ICR, qui s'associe avec diffrents histones et qui recrute PRMT7. PRMT7 possde une activit mthyl-tansfrase envers les histones. Il a t montr que la mthylation des histones marque certains endroits de la chromatine, dirigeant ainsi la mthylation de l'ADN. Notre hypothse est donc la suivante : la protine CTCF-T sert de base qui dirige la mthylation des histones par PRMT7 dans les rgions ICR, ce qui contribue marquer la chromatine pour le recrutement de nouvelles mthyl transfrases pour mthyler l'ADN. Afin de valider cette hypothse, nous avons dvelopp un systme de mthylation de l'ADN in vivo, dans des oeufs de Xenopus laevis, dans le noyau desquels nous avons mico-inject la rgion ICR du locus H19, ainsi que diffrents vecteurs d'expression pour CTCF-T, PRMT7, et les de novo mthyl transfrases (Dnmt3a, Dnmt3b et Dnmt3L). Les CpGs mthyles de la rgion ICR du locus H19 ont t analys 48 et 72 heures aprs l'injection. Cette technique nous a permis de dmontrer que les CpGs de la rgion ICR sont mthyles en prsence de CTCF-T et de PRMT7, tandis que les contrles injects seulement avec la rgion ICR ne prsentent aucun signe de mthylation. De plus, nous dmontrons pour la premire fois que la protine mthyl transfrase Dnmt3L est dterminant pour l'tablissement de l'empreinte gnomique parentale au niveau de la rgion ICR du locus H19. Aussi, nous confirmons que les activits mthyl transfrases de Dnmt3a et Dnmt3b sont complmentaires. Nos donnes indiquent que les trois protines Dnmt3 sont impliques dans la mthylation de l'ADN. En conclusion, nous proposons un mcanisme responsable de la mise en place de nouvelles empreintes gnomiques pendant la spermatogense : le complexe protique CTCF-T/PRMT7 dirige la mthylation des histones aboutissant la mthylation de novo de l'ADN au locus H19.
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Le cancer est dfini comme la croissance incontrle des cellules dans le corps. Il est responsable de 20 % des dcs en Europe. Plusieurs expriences montrent que les tumeurs sont issues et se dveloppent grce un petit nombre de cellules, que l'on appelle cellules souches cancreuses (CSC). Ces CSC sont galement responsables de l'apparition de mtastases et de la rsistance aux mdicaments anticancreux. De ce fait, l'identification des gnes qui contribuent aux proprits de ces CSC (comme la survie des tumeurs, les mtastases et la rsistance aux mdicaments) est ncessaire pour mieux comprendre la biologie des cancers et d'amliorer la qualit des soins des patients avec un cancer. A ce jour, de nombreux marqueurs ont t proposs ainsi que de nouvelles thrapies cibles contre les CSC. Toutefois, et malgr les normes efforts de la recherche dans ce domaine, la quasi-totalit des marqueurs de CSC connus ce jour sont aussi exprims dans les cellules saines. Ce projet de recherche visait trouver un nouveau candidat spcifique des CSC. Le gne BORIS (pour Brother of Regulator of Imprinted Sites), nomm aussi CTCFL (CTCF-like), semble avoir certaines caractristiques de CSC et pourrait donc devenir une cible prometteuse pour le traitement du cancer. BORIS/CTCFL est une protine nuclaire qui se lie l'ADN, qui est exprime dans les tissus normaux uniquement dans les cellules germinales et qui est ractive dans un grand nombre de tumeurs. BORIS est impliqu dans la reprogrammation pigntique au cours du dveloppement et dans la tumorigense. En outre, des tudes rcentes ont montr une association entre l'expression de BORIS et un mauvais pronostic chez des patients atteints de diffrents types de cancers. Nous avons dvelopp une nouvelle technologie base sur les Molecular Beacon pour cibler l'ARNm de BORIS et cela dans les cellules vivantes. Grce ce systme exprimental, nous avons montr que seule une toute petite sous-population (0,02 5%) de cellules tumorales exprimait fortement BORIS. Les cellules exprimant BORIS ont pu tre isoles et elles prsentaient les caractristiques de CSC, telles qu'une forte expression de hTERT et des gnes spcifiques des cellules souches (NANOG, SOX2 et OCT4). En outre, une expression leve de BORIS a t mise en vidence dans des populations enrichies en CSC ('side population' et sphres). Ces rsultats suggrent que BORIS pourrait devenir un nouveau et important marqueur de CSC. Dans des tudes fonctionnelles sur des cellules de cancer du clon et du sein, nous avons montr que le blocage de l'expression de BORIS altre largement la capacit de ces cellules former des sphres, dmontrant ainsi un rle essentiel de BORIS dans l'auto- renouvellement des tumeurs. Nos expriences montrent aussi que BORIS est un facteur important qui rgule l'expression de gnes jouant un rle cl dans le dveloppement et la progression tumorale, tels le gne hTERT et ceux impliqus dans les cellules souches, les CSC et la transition pithlio-msenchymateuse (EMT). BORIS pourrait affecter la rgulation de la transcription de ces gnes par des modifications pigntiques et de manire diffrente en fonction du type cellulaire. En rsum, nos rsultats fournissent la preuve que BORIS peut tre class comme un gne marqueur de cellules souches cancreuse et rvlent un nouveau mcanisme dans lequel BORIS jouerait un rle important dans la carcinognse. Cette tude ouvre de nouvelles voies pour mieux comprendre la biologie de la progression tumorale et offre la possibilit de dveloppement de nouvelles thrapies anti-tumorales et anti-CSC avec BORIS comme molcule cible. - Cancer is defined as the uncontrolled growth of cells in the body. It causes 20% of deaths in the European region. Current evidences suggest that tumors originate and are maintained thanks to a small subset of cells, named cancer stems cells (CSCs). These CSCs are also responsible for the appearance of metastasis and therapeutic resistance. Consequently, the identification of genes that contribute to the CSC properties (tumor survival, metastasis and therapeutic resistance) is necessary to better understand the biology of malignant diseases and to improve care management. To date, numerous markers have been proposed to use as new CSC- targeted therapies. Despite the enormous efforts in research, almost all of the known CSCs markers are also expressed in normal cells. This project aimed to find a new CSC-specific candidate. BORIS (Brother of Regulator of Imprinted Sites) or CTCFL (CTCF-like) is a DNA binding protein involves in epigenetic reprogramming in normal development and in tumorigenesis. Recent studies have shown an association of BORIS expression with a poor prognosis in different types of cancer patients. Therefore, BORIS seems to have the same characteristics of CSCs markers and it could be a promising target for cancer therapy. BORIS is normally expressed only in germinal cells and it is re-expressed in a wide variety of tumors. We developed a new molecular beacon-based technology to target BORIS mRNA expressing cells. Using this system, we showed that the BORIS expressing cells are only a small subpopulation (0.02-5%) of tumor cells. The isolated BORIS expressing cells exhibited the characteristics of CSCs, with high expression of hTERT and stem cell genes (NANOG, SOX2 and OCT4). Furthermore, high BORIS expression was observed in the CSC-enriched populations (side population and spheres). These results suggest that BORIS might be a novel and powerful CSCs marker. In functional studies, we observed that BORIS knockdown significantly impairs the capacity to form spheres in colon and breast cancer cells, thus demonstrating a critical role of BORIS in the self-renewal of tumors. The results showed in the functional analysis indicate that BORIS is an important factor that regulates the expression of key-target genes for tumor development and progression, such as hTERT, stem cells, CSCs markers and EMT (epithelial mesenchymal transition)-related marker genes. BORIS could affect the transcriptional regulation of these genes by epigenetic modification and in a cell type dependent manner. In summary, our results support the evidence that BORIS can be classified as a cancer stem cell marker gene and reveal a novel mechanism in which BORIS would play a critical role in tumorigenesis. This study opens new prospective to understand the biology of tumor development and provides opportunities for potential anti-tumor drugs.
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ABSTRACT Allergic asthma is a major complication of atopy. Its severity correlates with the presence of activated T lymphocytes and eosinophils in the bronchoalveolar lavage fluid (BALF). Mechanisms that protect against asthma are poorly understood. Based on oral models of mucosal tolerance induction, models using the nasal route showed that uptake of important amounts of antigen can induce tolerance and reverse the allergic phenotype. 1L-10 producing regulatory T cells were proposed as key players in tolerance induction, but other players, e.g. dendritic cells (DC), B cells and epithelial cells may have to be taken into consideration. The objective of the present study is to characterize the effects of a therapeutic intranasal treatment (INT) in a murine model of asthma and to determine, in this model, the cellular and molecular mechanisms leading to protection against asthma. First, we established an asthma model by sensitizing the BALB/c mouse to ovalbumin (OVA) by two intraperitoneal injections of alum-adsorbed OVA and three inhalations of aerosolized OVA. Then OVA was applied to the nasal mucosa of OVA- sensitized mice. Mice were later re-exposed to OVA aerosols to assess the protection induced by OVA INT. OVA sensitization induced strong eosinophil recruitment, OVA-specific T cell proliferation and IgE production. Three intranasal treatments at 24-hour intervals with 1.5 mg OVA drastically reduced inflammatory cell recruitment into the BALF and inhibited OVA-specific IgE production upon allergen re-exposure. T cell proliferation in ex vivo bronchial lymph node (BLN) cells was inhibited, as well as TH2 cytokine production. Protection against OVA-induced bronchial inflammation was effective for an extended period of time and treated mice resisted a second re-exposure. Transfer of CD4+ cells from BLN and lungs of OVA-treated mice protected asthmatic recipient mice from subsequent aerosol challenge indicating an involvement of CD4+ T regulatory cells in this protection. RESUME L'asthme allergique est une manifestation clinique majeure de l'atopie. La svrit de l'asthme est lie la prsence de lymphocytes T activs ainsi que d'osinophiles dans le lavage broncho-alvolaire (LBA). Les mcanismes permettant de se prmunir contre l'asthme sont mal connus. Bass sur des modles muqueux d'induction de tolrance par la voie orale, des modles utilisant la voie nasale ont montr que d'importantes quantits d'antigne peuvent induire une tolrance et ainsi reverser le phnotype allergique. Des cellules rgulatrices produisant de l'IL-10 pourraient jouer un rle cl dans l'induction de la tolrance mais d'autres acteurs tels que les cellules dendritiques, les cellules B et les cellules pithliales doivent aussi tre prises en compte. L'objectif de la prsente tude est de caractriser les effets d'un traitement intranasal thrapeutique dans un modle murin d'asthme et de dterminer dans ce modle les mcanismes cellulaires et molculaires confrant une protection contre l'asthme. En premier lieu, un modle d'asthme allergique a t tabli en sensibilisant des souris BALB/c l'ovalbumine (OVA) par deux injections intraperitonales d'OVA adsorb sur de l'alum et trois sances d'OVA en arosol. Dans un second temps, de l'OVA a t administre sur la muqueuse nasale des souris sensibilises l'OVA. Les souris furent ensuite challenges par des arosols d'OVA afin d'valuer la protection confre par le traitement intranasal l'OVA. La sensibilisation l'OVA a induit un fort recrutement d'osinophiles, une rponse prolifrative des cellules T l'OVA ainsi qu'une production d'lgE spcifiques. Trois traitements intranasaux 24 heures d'intervalle avec 1.5 mg d'OVA ont permis de rduire drastiquement le recrutement des cellules inflammatoires dans le LBA ainsi que d'inhiber la production d'lgE spcifiques l'OVA produits lors d'une r-exposition l'OVA. La prolifration en rponse l'OVA de cellules extraites ex vivo de ganglions bronchiques a, elle aussi, t inhibe de mme que la production de cytokines TH2. La protection contre l'inflammation provoque par l'arosol est efficace pour une longue priode et les souris traites rsistent une seconde r- exposition. Le transfert de cellules CD4+ issues de ganglions bronchiques et de poumons de souris traites l'OVA protge les souris asthmatiques receveuses contre les effets inflammatoires d'un arosol, indiquant que des cellules T CD4+ rgulatrices pourraient tre impliques dans cette protection. RESUME DESTINE A UN LARGE PUBLIC L'asthme est une affection des voies respiratoires qui se caractrise par une contraction de la musculature des voies ariennes, une production de mucus et d'anticorps de l'allergie (IgE). On parle d'asthme allergique lorsque les facteurs dclenchant l'asthme sont des allergnes inhals tels que acariens, pollens ou poils d'animaux. Le systme immunitaire des patients asthmatiques a un dfaut de programmation qui le rend ractif des substances qui sont normalement inoffensives. Le traitement actuel de l'asthme repose sur le soulagement des symptmes grce des produits base de strodes. Les techniques permettant de reprogrammer le systme immunitaire (immunothrapie) ne sont pas efficaces pour tous les antignes et prennent beaucoup de temps. En consquence, il est ncessaire de mieux comprendre les mcanismes sous-tendant une telle reprogrammation afin d'en amliorer le rendement et l'efficacit. Dans ce but, des modles d'immunothrapie ont t mis au point chez la souris. Ils permettent une plus grande libert d'investigation. Dans cette tude, un modle d'asthme allergique dans la souris a t tabli par une sensibilisation un antigne particulier : l'ovalbumine (OVA). Ce modle prsente les caractristiques principales de l'asthme humain : recrutement de cellules inflammatoires dans les poumons, augmentation de la production d'anticorps et de la rsistance des bronches aux flux respiratoires. Cette souris asthmatique a ensuite t traite par application nasale d'OVA. Compares aux souris non traites, les souris traites l'OVA ont moins de cellules inflammatoires dans leurs poumons et produisent moins d'anticorps IgE. D'autres marqueurs inflammatoires sont aussi fortement diminus. Des cellules de poumons ou de ganglions bronchiques prleves sur des souris traites injectes dans des souris asthmatiques amliorent les symptmes de l'asthme. Ces cellules pourraient donc avoir un rle rgulateur dans l'asthme. Les caractriser et les tudier afin d'tre capable de les gnrer est crucial pour les futures thrapies de l'asthme.
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Limmunothrapie tumorale mdiation cellulaire est un traitement qui utilise le systme immunitaire des patients afin dinduire une rponse des lymphocytes T CD8+ (T CD8+) contre la tumeur. Cette rponse est produite suite la reconnaissance des antignes par les T CD8+. Ces cibles sont appeles antignes tumoraux (TAA) et dfinies comme des protines exprimes par les cellules cancreuses mais absentes des tissus normaux. Par une approche bio-informatique, notre laboratoire a identifi Dickkopf-1 (DKK1), une protine inhibitrice de la voie de Wnt, comme un TAA potentiel. Une immunothrapie mdiation cellulaire efficace requiert lidentification de TAA candidats pertinents. Le traitement de patients par immunothrapie pourrait galement tre amliores par laugmentation de la puissance daction anti-tumorale ainsi que la persistante des T CD8+ spcifiques aux TAA. Ce projet de doctorat se divise en deux parties : 1- La caractrisation de lexpression de DKK1 dans les cancers communs et la dtermination de son immunognicit afin de valider sa candidature comme TAA. 2- La reprogrammation des T CD8+, de patients atteints dun cancer commun, vers un phnotype moins diffrenti afin daugmenter leur potentiel anti-tumoral et leur persistance. Dans le premier objectif, nous avons caractris lexpression de DKK1 dans le cancer du sein et dans dautres cancers communs. Le profil dexpression de DKK1 a t tudi par RT-PCR et par ELISA dans plusieurs lignes cellulaires de cancer et dans les tissus normaux. Lexpression de DKK1 a aussi t tudie dans des chantillons cliniques provenant de cancers du sein, du poumon et du rein. Trente pourcents (30%) des tumeurs provenant dun cancer du sein exprimaient DKK1. La moiti des tumeurs DKK1(+) tait triple ngative, donc pas de rcepteurs dstrogne et de progestrone et tait Her-2/neu(-) (ces patientes ont des possibilits de traitements trs restreintes). De plus, 50% des chantillons cliniques de tumeurs du poumon et 30% des tumeurs de rein exprimaient DKK1. Les observations effectues dans le cancer du poumon ont t, par la suite, corrobores par d'autres groupes qui ont montr une corrlation entre l'expression de DKK1 et un mauvais pronostic. Aprs avoir confirme lexpression de DKK1 dans les cancers communs, justifiant ainsi sa candidature comme TAA, nous avons valu limmunognicit de DKK1. Pour ce faire, nous avons effectu des stimulations in vitro de cellules mononucles du sang priphrique (PBMC) de patient(e)s atteint(e)s dun cancer du sein ou du poumon avec des peptides drivs de DKK1 pouvant tre prsents par les complexes majeurs dhistocompatibilit (CMH) HLA-A*0201. Des clones de T CD8+ reconnaissant un peptide de DKK1 ont t identifis et isols. Par essai multiplex et cytomtrie de flux intracellulaire, la polyfonctionnalit dun ces clones T CD8+ spcifiques DKK1 a t tudie et a rvle un profil effecteur, renforant ainsi la candidature de DKK1 comme TAA. Dans lensemble, les rsultats obtenus dans cette premire partie de thse suggrent une possible utilisation de DKK1 en immunothrapie contre les cancers communs, attribuable son expression dans ces cancers et la possibilit de faire prolifrer des T CD8+ effecteurs spcifiques DKK1 partir de sang de patients. Dans la seconde partie de cette thse, je dcrirai la manipulation in vitro des T CD8+ de patients atteints dun cancer commun, afin daugmenter la force et la dure de leurs fonctions anti-tumorales. Il a t dmontr que des lymphocytes moins diffrentis sont capables dune rponse immunologique plus efficace et durable. Nous avons bas ce projet sur lutilisation dun inhibiteur pharmacologique de la GSK-3, pour activer de la voie de Wnt chez les T CD8+ et ainsi leur confrer un phnotype moins diffrenti, partageant des caractristiques de la cellule nave et de la cellule mmoire. Des cultures de T CD8+, spcifiques des antignes viraux, en prsence de linhibiteur ont permis daugmenter la scrtion dinterfron (IFN)- et leur activit cytotoxique. Ces rsultats indiquent un effet de lactivation de la voie de Wnt sur la fonction des T CD8+. Ces observations sont rapportes pour la premire fois chez les T CD8+ humains et suggrent une nouvelle stratgie, applicables limmunothrapie du cancer, afin de prolonger la persistance des cellules ainsi que leur activit anti-tumorale. En conclusion, ces travaux de recherche ont men la ralisation dune tape trs importante dans la validation de la candidature de DKK1 comme TAA pour les cancers communs, soit la dmonstration de son expression dans ces cancers et son absence dans les tissus normaux drivs dorganes importants. Ces travaux ont galement men la dmonstration de limmunognicit de DKK1, par lidentification dun peptide de DKK1 reconnu par les T CD8+. De plus, ltude de la polyfonctionnalit des T CD8+ spcifiques DKK1 a rvle un profil effecteur favorable pour lobtention dune rponse anti-tumorale efficace. Ces dcouvertes pourraient servir llaboration dune stratgie dimmunothrapie mdiation cellulaire pour les cancers communs. Pour sa part, ltude phnotypique et fonctionnelle de la modulation de la voie de Wnt dans les T CD8+ a donn lieu lobservation dun phnotype encore jamais rapport chez lhumain, confrant aux T CD8+ un aspect moins diffrenti avec des caractristiques propre un phnotype mmoire. Ces rsultats sont pertinents dans lamlioration de limmunothrapie du cancer, passant par laugmentation de la persistance des lymphocytes. En rsum, les rsultats prsents dans cette thse de doctorat fournissent des vidences indniables quant la validation de DKK1 comme TAA pour une immunothrapie mdiation cellulaire des cancers communs. Ces rsultats fournissent galement des preuves quant la pertinence de la reprogrammation des T CD8+ par lactivation de la voie de la voie de Wnt, afin de gnrer des lymphocytes mdiateurs plus efficaces pour ce type de thrapie.
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La rgulation transcriptionnelle des gnes est un processus indispensable sans lequel la diversit phnotypique des cellules ainsi que ladaptation leur environnement serait inexistant. Lidentification des lments de rgulation dans le gnome est dune importance capitale afin de comprendre les mcanismes gouvernant lexpression des gnes spcifiques un type cellulaire donn. Ainsi, suite au pic de LH, le follicule ovarien entre dans un programme intensif de diffrentiation cellulaire, orchestr par des modifications majeures du profile transcriptionnel des cellules de granulosa, dclenchant ultimement lovulation et la lutinisation, processus indispensables la fertilit femelle. Lhypothse supporte par cette tude stipule quune rorganisation de la structure chromatinienne survient aux rgions rgulatrices dune panoplie de gnes dans les heures suivant le pic de LH et quen isolant et identifiant ces rgions, il serait possible de retrouver des lments essentiels aux processus dovulation et de lutinisation. Ainsi, en utilisant un protocole standard de superovulation chez la souris, les lments de rgulation se modifiant 4h suivant ladministration de hCG ont t isols et identifis dans les cellules de granulosa en utilisant la mthode FAIRE (Formaldehyde-Assisted Isolation of Regulatory Elements) combine un squenage haut dbit. Cette tude a dmontr que suite au stimulus ovulatoire, les cellules de granulosa subissent une reprogrammation majeure des lments de rgulation, qui est corrle avec une modification drastique de leurs fonctions biologiques. De plus, cette tude a mis en vidence une association majoritaire des lments de rgulation des rgions intergniques distales et des introns, indiquant que ces rgions ont une importance capitale dans la rgulation transcriptionnelle dans les cellules de granulosa. Cette tude a galement permis didentifier une panoplie de rgulateurs transcriptionnels reconnus pour tre essentiels la fonction ovarienne, ainsi que leur sites de liaison dans le gnome, dmontrant que la mthode FAIRE est une mthode assez puissante pour permettre la prdiction dvnements molculaires prcis ayant un sens physiologique rel.
Derivation de cellules souches pluripotentes induites autologues a partir du clonage somatique equin
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Le recours aux cellules souches pour ameliorer la reparation et guerison des blessures et maladies musculosquelettiques chez le cheval est de plus en plus frequent. Les developpements recents dans la reprogrammation cellulaire ont permis le developpement de nouvelles sources de cellules souches pour ces therapies regeneratives. Des cellules souches pluripotentes induites (iPS) autologues peuvent etre derivees de cellules adultes par la reprogrammation directe a travers l'expression induite des genes de pluripotence. Le clonage par transfert nucleaire (SCNT) suivi de la derivation de cellules souches embryonnaires (ES) permet la reprogrammation indirecte des cellules adultes. Cependant, lefficacite de ces deux methodes pour la derivation de cellules pluripotentes genetiquement stables est faible. Nous avons donc combine les techniques SCNT et iPS dans le but de developper un protocole efficace de derivation de cellules iPS autologues a partir de fibroblastes de la peau equine. Quatre facteurs de reprogrammation ont ete introduits dans les cellules fibroblastes de ftus clones (ntFF) ainsi que les cellules ES provenant dembryons clones (ntES) pour induire leur reprogrammation en cellules iPS autologues. Les cellules ntFF-iPS et ntES-iPS ont des capacites proliferatives avancees et expriment des marqueurs de pluripotence importants. Par contre, les cellules ntES ont une efficacite de reprogrammation significativement superieure aux cellules nt-FF et forment des colonies trois fois plus rapidement. Contrairement aux cellules ntES, les cellules ntES-iPS demontrent une augmentation de lexpression des marqueurs de pluripotence et survivent a la culture cellulaire prolongee. Les resultats presentes dans ce memoire attestent que lutilisation de la reprogrammation secondaire de cellules FF et ES clonees permet la production de cellules souches pluripotentes autologues stables chez le cheval.
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Les kinases rgules par les signaux extracellulaires (ERK1/2) rgulent une multitude de processus cellulaires, incluant la prolifration, la survie et la diffrenciation. Ces kinases reprsentent llment terminal de la voie ERK/MAPK, laquelle est active dans prs de 30% de tous les cancers humains et donc gnralement perue comme tant un effecteur critique de la progression tumorale. Cependant, une accumulation dobservations suggrent que les kinases ERK pourraient galement induire la suppression tumorale. Le but premier de cette thse est de dmontrer comment la signalisation par ERK peut contribuer la suppression tumorale et de concilier les mcanismes impliqus avec son rle dans la progression du cancer. Puisque nos travaux ont une incidence sur les bnfices attendus de certaines thrapies actuellement en dveloppement, le deuxime objectif de la thse est de proposer de nouvelles stratgies thrapeutiques pour combattre le cancer. Nous avons dmontr quune hyperactivation des kinases ERK induit la snescence cellulaire. Le mcanisme implique la dgradation slective et dpendante du protasome de nombreuses protines, ce que nous avons nomm le SAPD (Senescence-Associated Protein Degradation). Ce processus cible des protines requises pour diffrentes fonctions cellulaires, incluant la progression du cycle cellulaire, les fonctions mitochondriales et la biogense des ribosomes. Ensuite, nos rsultats montrent quen plus dinhiber ltablissement de la snescence, une diminution de la signalisation par les kinases ERK favorise la reprogrammation cellulaire, laquelle permet aux cellules prcancreuses de dvelopper leur tumorignicit et aux cellules cancreuses dacqurir des proprits attribuables aux cellules souches. Ces observations suggrent que les mcanismes qui inhibent la voie ERK/MAPK pourraient favoriser linitiation du cancer, la formation de mtastases et la rsistance diverses thrapies. Enfin, nous avons dmontr que la metformine, utilise pour le traitement du diabte, inhibe le facteur de transcription NF-kB. Ce dernier joue un rle central dans la reprogrammation cellulaire et dans la production de cytokines pro-inflammatoires nocives par les cellules snescentes. Ainsi, nous mettons lhypothse que la metformine pourrait tre utilise en combinaison avec certaines thrapies afin dviter les effets secondaires tant dune inhibition des kinases ERK que dune hyperactivation. Globalement, les rsultats prsents dmontrent que leffet de la voie ERK/MAPK dpend de la force de son activation. Alors quune activation modre peut contribuer la prolifration de la plupart des cellules, une forte activation induit la snescence tandis quau contraire, une faible activation favorise la reprogrammation des cellules cancreuses et donc une augmentation de lagressivit de la tumeur. Cette polyvalence de la voie suggre une certaine prudence face lusage des inhibiteurs de la voie ERK/MAPK. Cependant, elle nous motive travailler au dveloppement de nouvelles stratgies thrapeutiques, lesquelles pourraient inclure la metformine.
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La mthylation de l'ADN est l'une des modifications pigntiques au niveau des lots CpG. Cette modification pigntique catalyse par les ADN mthyltransfrases (DNMTs) consiste en la mthylation du carbone 5' dune cytosine ce qui aboutit la formation de 5-mthylcytosine. La mthylation de l'ADN est clairement implique dans l'inactivation des gnes et dans l'empreinte gntique. Elle est module par la nutrition, en particulier par les donneurs de mthyle et par une restriction protique. Ces modifications pigntiques persistent plus tard dans la vie et conduisent au dveloppement de nombreuses pathologies telles que le syndrome mtabolique et le diabte de type 2. En fait, de nombreux gnes cls subissent une modification de leur tat de mthylation en prsence des composants du syndrome mtabolique. Cela montre que la mthylation de l'ADN est un processus important dans l'tiologie du syndrome mtabolique. Le premier travail de ce doctorat a port sur la rdaction dun article de revue qui a examin le cadre central du syndrome mtabolique et analyser le rle des modifications pigntiques susceptibles d'influer sur l'apparition du stress oxydant et des complications cardiomtaboliques. Dautre part, les cellules intestinales Caco-2/15, qui ont la capacit de se diffrencier et dacqurir les caractristiques physiologiques de l'intestin grle, ont t utilises et traites avec du Fer-Ascorbate pour induire un stress oxydant. Le Fer-Ascorbate a induit une augmentation significative de linflammation et de la peroxydation des lipides (malondialdehyde) ainsi que des altrations de de la dfense antioxydante (SOD2 et GPx) accompagnes de modifications pigntiques. De plus, la pr-incubation des cellules avec de la 5-aza-2'-dsoxycytidine, un agent de dmthylation et/ou lantioxydant Trolox a normalis la dfense antioxydante, rduit la peroxydation des lipides et prvenu l'inflammation. Ce premier travail a dmontr que les modifications du redox et linflammation induites par le Fer-Ascorbate peuvent impliquer des changements pigntiques, plus particulirement des changements dans la mthylation de lADN. Pour mieux dfinir limpact du stress oxydant au niveau nutritionnel, des cochons dInde gs de trois jours ont t spars en trois groupes : 1) Tmoins: alimentation rgulire; 2) Nutrition parentrale (NP) 3) H2O2 : Tmoins + 350 uM H2O2. Aprs quatre jours, pour un groupe, les perfusions ont t stoppes et les animaux sacrifis pour la collecte des foies. Pour lautre groupe danimaux, les perfusions ont t arrtes et les animaux ont eu un accs libre une alimentation rgulire jusqu' la fin de ltude, huit semaines plus tard o ils ont t sacrifis pour la collecte des foies. Ceci a dmontr qu une semaine de vie, l'activit DNMT et les niveaux de 5'-mthyl-2'-dsoxycytidine taient infrieurs pour les groupes NP et H2O2 par rapport aux tmoins. A neuf semaines de vie, lactivit DNMT est reste basse pour le groupe NP alors que les niveaux de 5'-mthyl-2'-dsoxycytidine taient plus faibles pour les groupes NP et H2O2 par rapport aux tmoins. Ce travail a dmontr que l'administration de NP ou de H2O2, tt dans la vie, induit une hypomthylation de l'ADN persistante en raison d'une inhibition de l'activit DNMT. Finalement, des souris ayant reu une dite riche en gras et en sucre (HFHS) ont t utilises comme modle in vivo de syndrome mtabolique. Les souris ont t nourris soit avec un rgime standard chow (tmoins), soit avec une dite riche en gras et en sucre (HFHS) ou avec une dite HFHS en combinaison avec du GFT505 (30 mg/kg), un double agoniste de PPAR et de PPAR, pendant 12 semaines. La dite HFHS tait efficace induire un syndrome mtabolique tant donne laugmentation du poids corporel, du poids hpatique, des adiposits viscrales et sous-cutanes, de linsensibilit linsuline, des lipides plasmatiques et hpatiques, du stress oxydant et de linflammation au niveau du foie. Ces perturbations taient accompagnes dune dficience dans lexpression des gnes hpatiques PPAR et PPAR concomitant avec une hypermthylation de leurs promoteurs respectifs. Lajout de GFT505 la dite HFHS a empch la plupart des effets cardiomtaboliques induits par la dite HFHS via la modulation ngative de lhypermthylation des promoteurs, rsultant en laugmentation de lexpression des gnes hpatiques PPAR et PPAR. En conclusion, GFT505 exerce des effets mtaboliques positifs en amliorant le syndrome mtabolique induit par l'alimentation HFHS via des modifications pigntiques des gnes PPARs. Ensemble, les travaux de cette thse ont dmontr que le stress oxydant provenant de la nutrition induit dimportants changements pigntiques pouvant conduire au dveloppement du syndrome mtabolique. La nutrition apparait donc comme un facteur crucial dans la prvention de la reprogrammation ftale et du dveloppement du syndrome mtabolique. Puisque les mcanismes suggrent que le stress oxydant agit principalement sur les mtabolites du cycle de la mthionine pour altrer lpigntique, une supplmentation en ces molcules ainsi quen antioxydants permettrait de restaurer lquilibre redox et pigntique.
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Contrairement la plupart des eucaryotes non-photosynthtiques, les vgtaux doivent assurer la stabilit dun gnome additionnel contenu dans le plastide, un organite dorigine endosymbiotique. Malgr la taille modeste de ce gnome et le faible nombre de gnes quil encode, celui-ci est absolument essentiel au processus de photosynthse. Pourtant, mme si ce gnome est dune importance cruciale pour le dveloppement de la plante, les principales menaces son intgrit, ainsi que les consquences dune dstabilisation gnralise de sa squence dADN, demeurent largement inconnues. Dans lobjectif dlucider les consquences de linstabilit gnomique chloroplastique, nous avons utilis le mutant why1why3polIb dArabidopsis thaliana, qui prsente dimportants niveaux de rarrangements gnomiques chloroplastiques, ainsi que la ciprofloxacine, un compos induisant des brisures double-brins dans lADN des organites. Ceci nous a permis dtablir quune quantit importante de rarrangements gnomiques provoque une dstabilisation de la chane de transport des lectrons photosynthtique et un grave stress oxydatif associ au processus de photosynthse. tonnamment, chez why1why3polIb, ces hautes concentrations despces oxygnes ractives ne mnent ni la perte de fonction des chloroplastes affects, ni la mort cellulaire des tissus. Bien au contraire, ce dsquilibre rdox semble tre lorigine dune reprogrammation gnique nuclaire permettant de faire face ce stress photosynthtique et confrant une tolrance aux stress oxydatifs subsquents. Grce une nouvelle mthode danalyse des donnes de squenage de nouvelle gnration, nous montrons galement quun type particulier dinstabilit gnomique, demeur peu caractris jusqu maintenant, constitue une des principales menaces au maintien de lintgrit gnomique des organites, et ce, tant chez Arabidopsis que chez lhumain. Ce type dinstabilit gnomique est dnomm rarrangement de type U-turn et est vraisemblablement associ au processus de rplication. Par une approche gntique, nous dmontrons que les protines chloroplastiques WHY1, WHY3 et RECA1 empchent la formation de ce type dinstabilit gnomique, probablement en favorisant la stabilisation et le redmarrage des fourches de rplication bloques. Une forte accumulation de rarrangements de type U-turn semble dailleurs tre lorigine dun svre trouble dveloppemental chez le mutant why1why3reca1. Ceci soulve de nombreuses questions quant limplication de ce type dinstabilit gnomique dans de nombreux troubles et pathologies possdant une composante mitochondriale.
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Une des caractristiques principales des cellules cancreuses est la reprogrammation de leur mtabolisme nergtique. Des mutations denzymes impliques dans diffrentes voies mtaboliques sont rcurrentes chez plusieurs tumeurs, contribuant ainsi la drgulation de ces cellules et loncognse. Cest le cas de lisocitrate dshydrognase 1 (IDH1) et 2 (IDH2), responsables de la conversion de lisocitrate en -ktoglutarate dans le cycle de lacide citrique. Ces enzymes sont frquemment mutes chez les gliomes, acqurant ainsi la capacit de convertir l-ktoglutarate en 2-hydroxyglutarate (2HG), un oncomtabolite inhibant les oxygnases -ktoglutarate dpendantes parmi lesquelles figure notamment KDM4A, une dmthylase de lysines. la recherche de nouvelles voies oncogniques potentiellement rgules par les formes mutes de IDH1/2, nous avons initialement observ que les mutations de ces deux enzymes et de PTEN, un rgulateur ngatif de la voie mTOR, taient mutuellement exclusives chez les gliomes. Ceci suggre que les mutations de IDH1/2 reproduiraient certains effets engendrs par les mutations de PTEN, crant ainsi un environnement oncognique similaire. Nous avons observ que les formes mutes de IDH1/2 stimulent lactivation de mTOR grce la production et laccumulation de 2HG. Cette activation repose en partie sur linhibition de KDM4A par cet oncomtabolite. KDM4A est impliqu dans la stabilisation de DEPTOR, un inhibiteur de mTOR. Ainsi, linhibition de KDM4A par le 2HG entrane la dstabilisation de DEPTOR et, par consquent, lactivation de mTOR. Nos travaux ont donc permis lidentification dun nouveau mcanisme oncognique rgul par les formes mutes de IDH1/2 retrouves chez les gliomes, soit lactivation de mTOR.
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Linflammation fait partie des processus ractionnels de dfense dont dispose lorganisme en rponse aux agressions, assurant lintgrit de lhte. En rponse au dommage tissulaire, plusieurs mdiateurs inflammatoires interviennent dans le processus de linflammation. Lors de ces dommages, des signaux de dangers provenant de cellules endommages sont relchs dans lenvironnement tissulaire, pouvant causer des dommages cellulaires et tissulaires. Les macrophages, tout comme dautres cellules, peuvent tre activs par ces signaux de danger, menant la scrtion de molcules telles que des cytokines et des chimiokines pouvant modifier le microenvironnement tissulaire. Les insultes au tissu sain peuvent entrainer la mort cellulaire telle que lapoptose. Les molcules pouvant tre relches lors de celle-ci contribuent au microenvironnement, notamment de par linfluence de celles-ci sur le macrophage. Parmi ces mdiateurs, nous avons identifi le Milk Fat Globule-Epidermal growth factor 8 (MFG-E8), un acteur important dans la rsolution de linflammation, comme tant relch spcifiquement par les cellules apoptotiques. Nous avons mis lhypothse que le microenvironnement apoptotique tissulaire, via la relche de MFG-E8, module le phnotype du macrophage, modifiant le microenvironnement, la rponse inflammatoire ainsi que le devenir de linsulte tissulaire. Nos objectifs sont 1) de caractriser ce microenvironnement apoptotique tissulaire et la cintique de relche du MFG-E8 par les cellules apoptotiques, 2) den valuer son rle dans la modulation du phnotype du macrophage ainsi que 3) den tudier, in vivo, son influence sur lenvironnement inflammatoire et le devenir tissulaire. Dans le premier article prsent, nous avons dmontr que les cellules endothliales apoptotiques relchent le MFG-E8 de faon Caspase-3 dpendante. La stimulation des macrophages par lenvironnement conditionn par les cellules endothliales apoptotiques mne ladoption dun profil macrophagien davantage anti-inflammatoire et moindrement pro-inflammatoire. Ce phnotype est rduit par linhibition de la Caspase-3 et il dpend de la prsence de MFG-E8. De plus, le potentiel du MFG-E8 la reprogrammation du macrophage pro-inflammatoire a t dmontr via un modle exprimental de pritonite. Ce changement phnotypique mdi par MFG-E8 implique une signalisation STAT3. Ayant dmontr que les cellules pithliales apoptotiques, linstar des cellules endothliales apoptotiques, relchent elles aussi de faon apoptose-dpendante le MFG-E8, nous avons tudi plus exhaustivement un modle in vivo riche en apoptose pithliale, lobstruction urtrale unilatrale. Dans ce deuxime article prsent, nous rapportons limplication bnfique de MFG-E8 dans ce modle de pathologie rnale obstructive. Nous avons constat que la prsence ou ladministration de MFG-E8 rduit le dommage tissulaire et la fibrose. La protection confre par MFG-E8 est mdie via la modulation de lactivation de linflammasome. De plus, nos rsultats illustrent limportance du phnotype anti-inflammatoire du macrophage mdi par le MFG-E8 dans la rgulation ngative de lactivation de linflammasome rnal et du dommage tissulaire. Cette thse prsente la premire description de la relche Caspase-3-dpendante de MFG-E8 par les cellules apoptotiques. Elle dmontre galement limportance du MFG-E8 dans le microenvironnement apoptotique inflammatoire dans lattnuation du phnotype pro-inflammatoire du macrophage. De plus, nous avons dmontr son rle protecteur dans des modles in vivo de transplantation aortique et de rparation tissulaire, de mme que dans un modle de maladie rnale chronique o nous avons montr que cette protection confre par MFG-E8 est mdie par la rgulation ngative de linflammasome tissulaire. Nos rsultats suggrent ainsi que le MFG-E8 pourrait tre considr comme un interrupteur inflammatoire et ainsi comme une cible potentielle dans la modulation de maladies inflammatoires.
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Linitiation de la leucmognse dans la leucmie aigue lymphoblastique (LAL)-T rsulte de lactivation aberrante de facteurs de transcription de la ligne lymphocytaire T. Nous dmontrons que les gnes de fusion NUP98-PHF23 (NP23) et NUP98-HOXD13 (NHD13) reprogramment les thymocytes normaux en cellules souches pr-leucmiques (CS-prL) possdant un potentiel aberrant dauto-renouvellement. Bas sur des essais de clonalit performs sur des thymocytes transplants en srie, nous avons dcouvert que cette population est hirarchise similairement aux cellules souches hmatopotiques normales. Ces CS-prL dvoilent un enrichissement du compartiment de prcurseurs thymiques immatures KIT+ o les deux oncognes, NP23 et NHD13, activent des gnes impliqus dans lautorenouvellement, incluant Hoxa9, Hoxa10, Lyl1 et Hhex. De plus, lactivit dautorenouvellement est abroge par les ARN interfrents contre Lyl1 et Hhex, indiquant leur implication fonctionnelle en aval de NP23 et NHD13. Puisque ces gnes sont aussi activs en aval de trois autres oncognes dans la LAL-T, SCL/TAL1, LMO1 et LMO2, nous concluons que les niveaux dactivation de Lyl1 et Hhex fixent le seuil de reprogrammation des thymocytes normaux en CS-prL. Malgr l'efficacit des traitements de chimiothrapie actuels diminuer la masse tumorale, les CS-prL sont pargnes, pouvant mener des rechutes. Nos rsultats rpondent ce besoin et proposent de nouvelles avenues permettant de cibler les CS-prL du compartiment de thymocytes immatures dans la LAL-T.
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Linitiation de la leucmognse dans la leucmie aigue lymphoblastique (LAL)-T rsulte de lactivation aberrante de facteurs de transcription de la ligne lymphocytaire T. Nous dmontrons que les gnes de fusion NUP98-PHF23 (NP23) et NUP98-HOXD13 (NHD13) reprogramment les thymocytes normaux en cellules souches pr-leucmiques (CS-prL) possdant un potentiel aberrant dauto-renouvellement. Bas sur des essais de clonalit performs sur des thymocytes transplants en srie, nous avons dcouvert que cette population est hirarchise similairement aux cellules souches hmatopotiques normales. Ces CS-prL dvoilent un enrichissement du compartiment de prcurseurs thymiques immatures KIT+ o les deux oncognes, NP23 et NHD13, activent des gnes impliqus dans lautorenouvellement, incluant Hoxa9, Hoxa10, Lyl1 et Hhex. De plus, lactivit dautorenouvellement est abroge par les ARN interfrents contre Lyl1 et Hhex, indiquant leur implication fonctionnelle en aval de NP23 et NHD13. Puisque ces gnes sont aussi activs en aval de trois autres oncognes dans la LAL-T, SCL/TAL1, LMO1 et LMO2, nous concluons que les niveaux dactivation de Lyl1 et Hhex fixent le seuil de reprogrammation des thymocytes normaux en CS-prL. Malgr l'efficacit des traitements de chimiothrapie actuels diminuer la masse tumorale, les CS-prL sont pargnes, pouvant mener des rechutes. Nos rsultats rpondent ce besoin et proposent de nouvelles avenues permettant de cibler les CS-prL du compartiment de thymocytes immatures dans la LAL-T.
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Thse numrise par la Direction des bibliothques de l'Universit de Montral.