31 resultados para Relativisme


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Nous vivons dans une poque paradoxale, que l'on pourrait dcrire comme une poque cartele entre l'ironie du relativisme thique radical et l'arrogance de l'thiquement correct, satur de normativit. La question d'apparence purement thorique du relativisme thique constitue notre avis un test assez efficace de notre volont et de notre capacit de surmonter l'opposition mortelle du scepticisme moral et de l'absolutisme thique. Or cette situation culturelle et psychique perturbe notre manire d'aborder au quotidien les questions de biothique et d'thique clinique auxquelles nous sommes de plus en plus confronts. La crdibilit et la plausibilit des propositions thiques en sont ncessairement affectes. Loin d'tre une question abstraite, la question du relativisme reprsente un enjeu clinique et pratique de tous les instants : comment puis-je ne pas me laisser submerger par la relativit des points de vue thiques en prsence et parvenir des dcisions claires, sans passer ct de la complexit du rel et de la diversit lgitime des avis en prsence ?

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Cet article examine de faon critique certaines des rcentes tentatives de dfendre une position relativiste en mtathique. Les adeptes du relativisme ont tent avec beaucoup dingniosit de montrer comment leur position peut soit accepter soit invalider lintuition selon laquelle nous parlons tous de la mme chose quand nous utilisons le vocabulaire moral. Mon argument cherche tablir quils ont ce faisant nglig lune des fonctions centrales de notre discours moral : crer un forum favorisant la coopration pistmique dans le but de rsoudre nos questions morales.

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Resumen basado en el de la publicaci??n

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El present treball pretn aportar una definici del mrqueting de valors distingint-lo d'altres tipus de mrqueting que es podrien prestar a confusi: el mrqueting comercial, el mrqueting social, el mrqueting amb causa, i el mrqueting no lucratiu. Posteriorment ens endinsem en la filosofia postmoderna amb els corrents relativistas i nihilistas sobre la prdua dels valors tradicionals per a demostrar que, encara remanent en la nostra societat les visi del relativisme moral, no significa que hagi un relativisme tic, legitimant aix la nomenclatura de mrqueting de valors. En un segon captol, s'analitzen vuit casos de projectes reals en pasos en vies de desenvolupament com exemples de mrqueting de valors. Acarem la viabilitat de la nostra proposta de definici de mrqueting de valors amb cadascun dels exemples, arribant a la conclusi que la definici s viable i defineix un tipus de mrqueting particular.

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Amb aquest treball es pretn avaluar i demostrar com el relativisme, des duna Psicologia Humanista i en concret des de la psicologia de Carl Rogers, impedeix ladquisici de les virtuds i per tant, a partir de la seva aplicaci psicoteraputica, obstaculitza i imposibilita el desenvolupament ple de la persona.

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This Working Paper aims to offer an up-to-date list of cultural relativist players and arguments with respect to human rights, constituted by China, Viet Nam, Myanmar, Iran, Pakistan, Yemen, Syria, Malaysia and Cuba. This working paper argues that Indonesia, Iraq, Colombia and Mexico are not in the same cultural relativist group of states maintained by renowned scholars, notably Cristina Cerna and Dianne Otto. As such, apart from this form of cultural relativism based on the respect for the self-determination of indigenous peoples and communities, this working paper exposes two different categories of radical cultural relativism based on revolutionary discourse and/or radical Islamism, as well as targets the credibility on the latter two based on the information facilitated by the United Nations (UN) Human Rights Council (HRC) Universal Periodic Review (UPR).

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Hi ha una arrelada corrent en lensenyament de les Cincies Socials que considera que aquesta matria ha dajudar a potenciar, mitjanant el procs densenyament i daprenentatge, el desenvolupament del pensament social crtic (i el concepte associat del relativisme) entre lalumnat. En aquesta lnia, i com objecte de la recerca, s el valorar i avaluar la importncia de lensenyament de les habilitats lingstiques associades a continguts de Cincies Socials, en el desenvolupament del pensament social crtic. Es treballen, essencialment, les habilitats lingstiques: dinterpretar, de justificar i dargumentar, i la seva correspondncia amb tipologies textuals i orals.

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Introducci al pensament del filsof positivista australi D.C. Stove (1928-1994). Amb la traducci contextualitzada de tres escrits curts representatius: "El somni d'Holbach" (1989), "Antagonismes racials i d'altra mena" i "Adu a les Lletres" (1989). L'obra d'Stove est dedicada al combat de l'idealisme en totes les seves manifestacions, des de l'optimisme de la Illustraci fins al relativisme epistmic contemporani.

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Afin de saisir la porte du dbat nord-amricain sur les communautarismes pour l'thique thologique chrtienne actuelle, il parat ncessaire de faire le point sur la diffrence entre le communautarisme des traditions intellectuelles, morales et spirituelles partages, ou communautarisme thico-religieux et thico-politique, et le communautarisme politique. Le second, pour autant qu'il postule l'existence de communauts spares au sein du politique, en est selon nous rduit chouer comme modle politique, aussi bien en ce qui concerne la dmocratie l'intrieur des tats-nations (il est impossible de circonscrire des communauts distinctes stables en leur sein) qu'en ce qui touche les relations entre tats-nations (qui ne constituent pas des communauts). D. Mller prte ici attention la valeur hermneutique constructive des traditions intellectuelles, morales et ou spirituelles, et plaide pour la fcondit partielle d'une telle approche lorsqu'il est question de construire une thique thologique vise vraiment universelle.

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Amb aquest treball ens proposem bsicament fer una lectura de De la certesa, el veritablement darrer text de Ludvig Wittgenstein ats que les seves ltimesentrades van ser escrites tot just dos dies abans de morir. Avui comena a ser acceptada la idea que Wittgenstein no va escriure dues sin tres obres majors. El relat estndard que parla de dos Wittgensteins (el del Tractatus i el de les Investigacions) va essent qestionat o si ms no matisat, a mesura que va creixent linters pels ltims textos de Wittgenstein i en particular pel text que ens ocupa. El nostre treball de recerca ser doncs, una lectura de De la certesa, convenuts com estem de la seva rellevncia, tant pel qu fa a la comprenside la prpia filosofia de Wittgenstein i la seva evoluci, com pel qu fa a algunes qestions centrals en el debat de lepistemologia contempornia. Ensproposem dir alguna cosa sobre lobra en si mateixa, el seu lloc en el corpuswittgensteini, i sobre la rellevncia dels seus plantejaments en el debat actual al voltant de lescepticisme i el relativisme

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L'thique est aujourd'hui en pleine mutation (l'thique thologique en subissant le contre-coup). Effervescence rjouissante ou valse des thiques, progrs de la conscience morale ou fuite en avant dans ses sub-stitutions juridiques -le biodroit remplaant la biothique?- relativisme moral ou qute d'une thique commune, morale plantaire ou thique des vertus, comment s'y retrouver dans ce carrousel tournoyant, sans perdre la tte, mais sans se laisser non plus sduire par des simplifications abusives? Mon propos sera de suggrer une ligne de crte nous permettant d'avancer au-dessus des prcipices ou des abmes et de baliser une marche plus assure malgr les quilibres instables et fragiles qui sont de plus en plus les ntres.

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La prsente recherche se propose de dsobstruer un certain nombre de catgories esthtiques , au sens tendu du terme, de leur mtaphysique implicite. La thse que je souhaite dfendre se prsente sous la forme d'un paradoxe : d'une part, le sens originel d' esthtique a t perdu de vue, d'autre part, malgr cet oubli, quiconque s'interroge philosophiquement sur les beaux-arts reoit, nolens volens, Baumgarten en hritage. Avec AEsthetica (1750/1758), ouvrage inachev et hautement problmatique, nous pourrions dire, citant Ren Char, qu'il s'agit-l d'un hritage prcd d'aucun testament . En d'autres termes, ce qui nous choit nous occupe, voire nous proccupe, sans que nous disposions des outils conceptuels pour nous y rapporter librement. Soyons clairs, je ne soutiens pas que l'esthtique philosophique, telle qu'elle s'nonce ses dbuts, soit un passage oblig pour penser l'art, et ce d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'un passage, mais proprement d'une impasse. Ce que je veux dire, c'est que Kant rpond Baumgarten, et que Hegel rpond Kant et ainsi de suite. Il n'y a pas de tabula rasa dans l'histoire de la pense, et l'oubli de l'historicit d'une pense est le meilleur moyen de la neutraliser en simple supplment culturel, tout en demeurant entirement captifs de ses prsupposs.Au dpart, la question qui motivait implicitement la rdaction de cette recherche se formulait ainsi : Dans quelle mesure la philosophie nonce-t-elle quelque chose d'important au sujet des beaux-arts ? Au fil du temps, la question s'est inverse pour devenir : Qu'est-ce que les crits sur les beaux- arts, tels qu'ils foisonnent au 18e sicle, nous enseignent propos de la philosophie et des limites inhrentes sa manire de questionner ? Et gardons-nous de penser qu'une telle inversion cantonne la question de l'esthtique, au sens trs large du terme, n'tre qu'une critique immanente l'histoire de la philosophie. Si la philosophie tait une discipline parmi d'autres, un objet d'tude possible dans la liste des matires universitaires choix, elle ne vaudrait pas, mon sens, une seule heure de peine. Mais c'est bien parce que la philosophie continue orienter la manire dont nous nous rapportons au rel , au monde ou l' art - je place les termes entre guillemets pour indiquer qu'il s'agit la fois de termes usuels et de concepts philosophiques - que les enjeux de la question de l'esthtique, qui est aussi et avant tout la question du sentir, excdent l'histoire de la philosophie.Pour introduire aux problmes soulevs par l'esthtique comme discipline philosophique, j'ai commenc par esquisser grands traits la question du statut de l'image, au sens le plus gnral du terme. Le fil conducteur a t celui de l'antique comparaison qui conoit la posie comme une peinture parlante et la peinture comme une posie muette . Dans le prolongement de cette comparaison, le fameux adage ut pictura poesis erit a t conu comme le vritable noeud de toute conception esthtique venir.Il s'est avr ncessaire d'insister sur la double origine de la question de l'esthtique, c'est--dire la rencontre entre la pense grecque et le christianisme. En effet, l'un des concepts fondamentaux de l'esthtique, le concept de cration et, plus spcifiquement la possibilit d'une cration ex nihiio, a t en premier lieu un dogme thologique. Si j'ai beaucoup insist sur ce point, ce n'est point pour tablir une stricte identit entre ce dogme thologique et le concept de cration esthtique qui, force est de l'admettre, est somme toute souvent assez flottant dans les crits du 18e sicle. L'essor majeur de la notion de cration, couple avec celle de gnie, sera davantage l'une des caractristiques majeures du romantisme au sicle suivant. La dmonstration vise plutt mettre en perspective l'ide selon laquelle, la suite des thoriciens de l'art de la Renaissance, les philosophes du Sicle des Lumires ont accord au faire artistique ou littraire une valeur parfaitement indite. Si l'inventeur du terme esthtique n'emploie pas explicitement le concept de cration, il n'en demeure pas moins qu'il attribue aux potes et aux artistes le pouvoir de faire surgir des mondes possibles et que ceux-ci, au mme titre que d'autres rgions de l'tant, font l'objet d'une saisie systmatique qui vise faire apparatre la vrit qui leur est propre. Par l'extension de l'horizon de la logique classique, Baumgarten inclut les beaux-arts, titre de partie constituante des arts libraux, comme objets de la logique au sens largi du terme, appele esthtico- logique . L'inclusion de ce domaine spcifique d'tants est justifie, selon les dires de son auteur, par le manque de concrtude de la logique formelle. Or, et cela n'est pas le moindre des paradoxes de l'esthtique, la subsomption des beaux-arts sous un concept unitaire d'Art et la porte notique qui leur est confre, s'opre la faveur du sacrifice de leur singularit et de leur spcificit. Cela explique le choix du titre : mtaphysique de l'Art et non pas mtaphysique de l'oeuvre d'art ou mtaphysique des beaux-arts . Et cette apore constitutive de la premire esthtique est indpassable partir des prmices que son auteur a tablies, faisant de la nouvelle discipline une science qui, ce titre, ne peut que prtendre l'universalit.Au 18e sicle, certaines thories du beau empruntent la voie alternative de la critique du got. J'ai souhait questionner ces alternatives pour voir si elles chappent aux problmes poss par la mtaphysique de l'Art. Ce point peut tre considr comme une rplique Kant qui, dans une note devenue clbre, soutient que les Allemands sont les seuls se servir du mot "esthtique" pour dsigner ce que d'autres appellent la critique du got . J'ai dmontr que ces deux termes ne sont pas synonymes bien que ces deux positions philosophiques partagent et s'appuient sur des prsupposs analogues.La distinction entre ces deux manires de penser l'art peut tre restitue synthtiquement de la sorte : la saisie systmatique des arts du beau en leur diversit et leur subsomption en un concept d'Art unitaire, qui leur attribue des qualits objectives et une valeur de vrit indpendante de toute saisie subjective, relgue, de facto, la question du jugement de got l'arrire-plan. La valeur de vrit de l'Art, dfinie comme la totalit des qualits intrinsques des oeuvres est, par dfinition, non tributaire du jugement subjectif. Autrement dit, si les oeuvres d'art prsentent des qualits intrinsques, la question directrice inhrente la dmarche de Baumgarten ne peut donc nullement tre celle d'une critique du got, comme opration subjective {Le. relative au sujet, sans que cela soit forcment synonyme de relativisme ), mais bien la qute d'un fondement qui soit en mesure de confrer l'esthtique philosophique, en tant que mtaphysique spciale, sa lgitimit.Ce qui distingue sur le plan philosophique le projet d'une mtaphysique de l'Art de celui d'une esthtique du got rside en ceci que le premier est guid, a priori, par la ncessit de produire un discours valant universellement, indpendant des oeuvres d'art, tandis que le got, pour s'exercer, implique toujours une oeuvre singulire, concrte, sans laquelle celui-ci ne reste qu' l'tat de potentialit. Le got a trait au particulier et au contingent, sans tre pour autant quelque chose d'alatoire. En effet, il n'est pas un vritable philosophe s'interrogeant sur cette notion qui n'ait entrevu, d'une manire ou d'une autre, la ncessit de porter le got la hauteur d'un jugement, c'est--dire lui confrer au moins une rgle ou une norme qui puisse le lgitimer comme tel et le sauver du relativisme, pris en son sens le plus pjoratif. La dlicatesse du got va mme jusqu' tre tenue pour une forme de connaissance , par laquelle les choses sont apprhendes dans toute leur subtilit. Les diffrents auteurs voqus pour cette question (Francis Hutcheson, David Hume, Alexander Gerard, Louis de Jaucourt, Montesquieu, Voltaire, D'Alembert, Denis Diderot, Edmund Burke), soutiennent qu'il y a bien quelque chose comme des normes du got, que celles-ci soient infres des oeuvres de gnie ou qu'elles soient postules a priori, garanties par une transcendance divine ou par la bont de la Nature elle-mme, ce qui revient, en dernire instance au mme puisque le geste est similaire : rechercher dans le suprasensible, dans l'Ide, un fondement stable et identique soi en mesure de garantir la stabilit de l'exprience du monde phnomnal.La seconde partie de la recherche s'est articule autour de la question suivante : est-ce que les esthtiques du got qui mesurent la valeur de l'oeuvre d'art l'aune d'un jugement subjectif et par l'intensit du sentiment chappent aux apories constitutives de la mtaphysique de l'Art ?En un sens, une rponse partielle cette question est dj contenue dans l'expression esthtique du got . Cette expression ne doit pas tre prise au sens d'une discipline ou d'un corpus unifi : la diversit des positions prsentes dans cette recherche, bien que non exhaustive, suffit le dmontrer. Mais ce qui est suggr par cette expression, c'est que ces manires de questionner l'art sont plus proches du sens original du terme aisthsis que ne l'est la premire esthtique philosophique de l'histoire de la philosophie. L'exercice du got est une activit propre du sentir qui, en mme temps, est en rapport direct avec la capacit intellectuelle discerner les choses et un juger avec finesse et justesse.Avec le got esthtique s'invente une espce de sens sans organe dont la teneur ontologique est hybride, mais dont le nom est identique celui des cinq sens qui procurent la jouissance sensible la plus immdiate et la moins raisonnable qui soit. Par la reconnaissance de l'existence d'un got juste et vrai , ou dfaut, au moins de l'existence d'une norme indiscutable de celui-ci, c'est--dire de la possibilit de formuler un jugement de got une tentative indite de spritualisation de la sensibilit a lieu.Par consquent, il est loin d'tre vident que ce que j'ai appel les esthtiques du got chappent un autre aspect aportique de la mtaphysique de l'Art, savoir : passer ct du caractre singulier de telle ou telle oeuvre afin d'en dgager les traits universels qui permettent au discours de s'tayer. Dans une moindre mesure, cela est mme le cas dans les Salons de Diderot o, trop souvent, le tableau sert de prtexte l'laboration d'un discours brillant.Par contre, tout l'intrt de la question du got rside en ceci qu'elle prsente, de faon particulirement aigu, les limites proprement mtaphysiques dont l'esthtique, titre de discipline philosophique, se fait la lgataire et tente sa manire d'y remdier par une extension indite du concept de vrit et sa caractrisai ion en termes de vrit esthticologique au paragraphe 427 de Y Esthtique. Cela dit, le fait mme que dans l'empirisme la sensibilit s'oppose, une fois de plus, l'intellect comme source de la naissance des ides - mme si c'est dans la perspective d'une rhabilitation de la sensibilit -, indique que l'horizon mme de questionnement demeure inchang. Si le got a pu enfin acqurir ses lettres de noblesse philosophique, c'est parce qu'il a t ramen, plus ou moins explicitement, du ct de la raison. Le jugement portant sur les arts et, de manire plus gnrale, sur tout ce qui est affaire de got ne saurait se limiter au sentiment de plaisir immdiat. Le vcu personnel doit se transcender en vertu de critres qui non seulement permettent de dpasser le relativisme solipsiste, mais aussi de donner forme l'exprience vcue afin qu'elle manifeste chaque fois, et de faon singulire, une porte universelle.Le got, tel qu'il devient un topos des discours sur l'art au 18e sicle, peut, mon sens, tre interprt comme l'quivalent de la glande pinale dans la physiologie cartsienne : l'invention d'un je ne sais quoi situ on ne sait o, sorte d'Herms qui assure la communication entre l'me et le corps et sert l'intermdiaire entre l'intellect et la sensibilit. L'exprience dcrite dans l'exercice du got implique de facto une dimension par dfinition occulte par la mtaphysique de l'Art : le dsir. Pour goter, il faut dsirer et accepter d'tre rempli par l'objet de got. Dans l'exercice du got, le corps est en jeu autant que l'intellect, il s'agit d'une exprience totale dans laquelle aucune mise distance thortique n'est, en un premier temps, mme de nous prmunir de la violence des passions qui nous affectent. L'ambigut de cette notion rside prcisment dans son statut ontologiquement problmatique. Mais cette incertitude est fconde puisqu'elle met en exergue le caractre problmatique de la distinction entre corps et esprit. Dans la notion de got est contenue l'ide que le corps pense aussi et que, par voie de consquence, la sensibilit n'est pas dpourvue de dimension spirituelle. Reste que formuler les choses de la sorte revient rejouer, en quelque sorte, l'antique diaphor platonicienne et convoquer, une fois de plus, les grandes oppositions mtaphysiques telles que corps et me, sensible et intelligible, matire et forme.La troisime partie est entirement consacre Shaftesbury qui anticipe le statut ontologiquement fort de l'oeuvre d'art (tel qu'il sera thmatis par Baumgarten) et l'allie une critique du got. Cet auteur peut tre considr comme une forme d'exception qui confirme la rgle puisque sa mtaphysique de l'Art laisse une place prpondrante une critique du got. Mais le cumul de ces deux caractristiques opposes un peu schmatiquement pour les besoins de la dmonstration n'invalide pas l'hypothse de dpart qui consiste dire que la saisie philosophique de la question du got et l'invention conjointe de l'esthtique au 18e sicle sont deux tentatives de trouver une issue au problme du dualisme des substances.Cette recherche doit tre prise comme une forme de propdeutique la fois absolument ncessaire et parfaitement insuffisante. Aprs Baumgarten et le sicle du got philosophique, les propositions de dpassement des apories constitutives d'une tradition qui pense l'art partir de couples d'oppositions mtaphysiques tels qu'me et corps, forme et matire, ainsi que leurs traductions dans les arts visuels (dessin et couleur ou encore figuration et abstraction), n'ont pas manqu. Il aurait fallu in fine s'effacer pour laisser la place aux plasticiens eux-mmes, mais aussi aux potes, non plus dans l'horizon de Y ut pictura, mais lorsqu'ils expriment, sans verser dans l'analyse conceptuelle, leurs rencontres avec telle ou telle oeuvre (je pense Baudelaire lorsqu'il voque Constantin Guys, Charles Ferdinand Ramuz lorsqu'il rend hommage Czanne ou encore Pascal Quignard lorsqu'il raconte les fresques de la maison des Dioscures Pompi, pour ne citer que trois noms qui affleurent immdiatement ma mmoire tant leur souvenir est vivace et leur exemple un modle). Et puis il s'agit, malgr tout, de ne pas renoncer pour autant au discours esthtique, c'est- -dire la philosophie, mais de rinterroger les catgories dont nous sommes les lgataires et de penser avec et au-del des limites qu'elles nous assignent. Mais cela ferait l'objet d'un autre ouvrage.