17 resultados para Metaethics
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Nursing codes of ethics and conduct are features of professional practice across the world, and in the UK, the regulator has recently consulted on and published a new code. Initially part of a professionalising agenda, nursing codes have recently come to represent a managerialist and disciplinary agenda and nursing can no longer be regarded as a self-regulating profession.This paper argues that codes of ethics and codes of conduct are significantly different in form and function similar to the difference between ethics and law in everyday life. Some codes successfully integrate these two functions within the same document, while others, principally the UK Code, conflate them resulting in an ambiguous document unable to fulfil its functions effectively. The paper analyses the differences between ethical- codes and conduct-codes by discussing titles, authorship, level, scope for disagreement, consequences of transgression, language and finally and possibly most importantly agent-centeredness. It is argued that conduct codes cannot require nurses to be compassionate because compassion involves an emotional response. The concept of kindness provides a plausible alternative for conduct-codes as it is possible to understand it solely in terms of acts. But if kindness is required in conduct-codes, investigation and possible censure follows from its absence. Using examples it is argued that there are at last five possible accounts of the absence of kindness. As well as being potentially problematic for disciplinary panels, difficulty in understanding the features of blameworthy absence of kindness may challenge UK nurses who, following a recently introduced revalidation procedure, are required to reflect on their practice in relation to The Code. It is concluded that closer attention to metaethical concerns by code writers will better support the functions of their issuing organisations.
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This paper examines key aspects of Allan Gibbard's psychological account of moral activity. Inspired by evolutionary theory, Gibbard paints a naturalistic picture of morality mainly based on two specific types of emotion: guilt and anger. His sentimentalist and expressivist analysis is also based on a particular conception of rationality. I begin by introducing Gibbard's theory before testing some key assumptions underlying his system against recent empirical data and theories. The results cast doubt on some crucial aspects of Gibbard's philosophical theory, namely his reduction of morality to anger and guilt, and his theory of 'normative governance'. Gibbard's particular version of expressivism may be undermined by these doubts.
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Cet article examine de façon critique certaines des récentes tentatives de défendre une position relativiste en métaéthique. Les adeptes du relativisme ont tenté avec beaucoup d’ingéniosité de montrer comment leur position peut soit accepter soit invalider l’intuition selon laquelle nous parlons tous de la même chose quand nous utilisons le vocabulaire moral. Mon argument cherche à établir qu’ils ont ce faisant négligé l’une des fonctions centrales de notre discours moral : créer un forum favorisant la coopération épistémique dans le but de résoudre nos questions morales.
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Bien qu'elle constitue toujours l'orthodoxie en philosophie de l'esprit, la théorie humienne de la motivation (selon laquelle la motivation origine toujours d'un désir et jamais d'une croyance seule) a été plusieurs fois critiquée au cours des dernières décennies. Je passe ici en revue les principaux arguments avancés à la fois pour appuyer et rejeter cette théorie. Du côté humien, j'examine l'argument des croyances identiques, l'argument de la direction d'ajustement et l'argument de l'uniformité théorique. Du côté anti-humien, l'objection voulant que la notion de direction d'ajustement soit circulairement caractérisée, l'objection des croyances irrationnelles et l'objection selon laquelle certains états mentaux présenteraient deux directions d'ajustement. Je conclus qu'aucune de ces objections ne devrait nous conduire à rejeter la théorie humienne, mais aussi que cette dernière trouve son principal appui du côté des considérations relatives à l'uniformité théorique et non du côté de l'argument de la direction d'ajustement comme le pensent plusieurs.
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L’objectif central du présent mémoire consiste à interroger les implications générales de l’interprétation taylorienne de la sécularisation, telle que déployée dans ‘A Secular Age’ (2007), pour la philosophie de la religion. Nous soutenons que l’approche herméneutique de notre auteur, reposant sur son anthropologie philosophique, a pour effet d’arrimer de façon indissociable et originale le problème de la sécularisation avec le questionnement philosophique sur la religion. À cet effet, nous présentons la critique du naturalisme déployée par Taylor ainsi que les grandes lignes de sa ‘dialectique’ afin de clarifier l’orientation générale de sa démarche. Nous passons ensuite à une analyse de son interprétation de la sécularisation ainsi que des implications de cette dernière pour les questions constitutives de la philosophie de la religion, touchant notamment la nature de la religion, le statut épistémologique des croyances religieuses, les rapports entre foi et raison ainsi que la relation entre la religion et la science moderne. Nous terminons sur un ton plus critique en interrogeant le ‘réalisme métaéthique’ de notre auteur et en soutenant que sa position pourrait constituer la base d’un ‘récit soustractif’ plus robuste et pénétrant.
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La biologie évolutionnaire est au cœur des débats contemporains concernant les comportements humains. Les concepts de libre arbitre et de la moralité doivent, par conséquent, être repositionnés par rapport à ce type d’explication. Le consensus actuel concernant le libre arbitre est qu’il se réduit à l’expérience du libre arbitre et que la vraie question est alors d’expliquer comment cette expérience s’inscrit dans le processus darwinien. D’autres, darwiniens, par contre, semblent vouloir offrir une réalité au libre arbitre tout en maintenant un certain déterminisme darwinien. Dans ce mémoire, les arguments d’Alex Rosenberg proposant la position originale d’anti-libre arbitre et d’antidéterminisme seront étudiés. L’étude détaillée du passage du nihilisme biologique vers un nihilisme moral démontré par une position physicaliste et naturaliste, adoptée par Rosenberg, permettra d’illustrer la position anti-libre arbitre et antidéterministe. Pour ce faire, les théories de la deuxième loi de la thermodynamique et de l’évolution par la sélection naturelle seront présentées et analysées afin de démontrer en quoi elles répondent à la position physicaliste et naturaliste d’une part, et d’autre part, comment elles justifient le passage du nihilisme biologique au nihilisme moral selon Rosenberg. Finalement, les arguments et la position d’Alex Rosenberg seront mis en relation avec le domaine de la métaéthique afin d’y déceler une contradiction : le nihilisme moral n’est peut-être pas aussi gentil que Rosenberg l’affirme.
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Dans cette thèse, je propose une lecture renouvelée de l’itinéraire philosophique d’Hilary Putnam concernant la problématique du réalisme. Mon propos consiste essentiellement à défendre l’idée selon laquelle il y aurait beaucoup plus de continuité, voir une certaine permanence, dans la manière dont Putnam a envisagé la question du réalisme tout au long de sa carrière. Pour arriver à une telle interprétation de son oeuvre, j’ai essentiellement suivi deux filons. D’abord, dans un ouvrage du début des années 2000, Ethics without Ontology (2004), Putnam établit un parallèle entre sa conception de l’objectivité en philosophie des mathématiques et en éthique. Le deuxième filon vient d’une remarque qu’il fait, dans l’introduction du premier volume de ses Philosophical Papers (1975), affirmant que la forme de réalisme qu’il présupposait dans ses travaux des années 1960-1970 était la même que celle qu’il défendait en philosophie des mathématiques et qu’il souhaitait défendre ultérieurement en éthique. En suivant le premier filon, il est possible de mieux cerner la conception générale que se fait Putnam de l’objectivité, mais pour comprendre en quel sens une telle conception de l’objectivité n’est pas propre aux mathématiques, mais constitue en réalité une conception générale de l’objectivité, il faut suivre le second filon, selon lequel Putnam aurait endossé, durant les années 1960-1970, le même type de réalisme en philosophie des sciences et en éthique qu’en philosophie des mathématiques. Suivant cette voie, on se rend compte qu’il existe une similarité structurelle très forte entre le premier réalisme de Putnam et son réalisme interne. Après avoir établi la parenté entre le premier et le second réalisme de Putnam, je montre, en m’inspirant de commentaires du philosophe ainsi qu’en comparant le discours du réalisme interne au discours de son réalisme actuel (le réalisme naturel du commun des mortels), que, contrairement à l’interprétation répandue, il existe une grande unité au sein de sa conception du réalisme depuis les années 1960 à nos jours. Je termine la thèse en montrant comment mon interprétation renouvelée de l’itinéraire philosophique de Putnam permet de jeter un certain éclairage sur la forme de réalisme que Putnam souhaite défendre en éthique.
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L’objectif de cette thèse est de proposer une caractérisation du bien propre des touts écologiques, comme les communautés biotiques et les écosystèmes, dont peut être dérivée une notion de ce qui est bon pour eux. Ceci vise à défendre les deux principales approches holistes en éthique de l’environnement, c’est-à-dire l’approche pragmatiste défendue par Bryan G. Norton et l’approche écocentriste défendue par J. Baird Callicott, contre certaines objections ayant été soulevées contre elles, faisant valoir l’impossibilité pour les écosystèmes d’avoir un bien propre. Cette thèse répond à ces objections en mobilisant plusieurs ressources théoriques issues de la philosophie de la biologie et de la méta-éthique. Ces ressources sont notamment celles fournies par les discussions sur les notions de fonction et de santé en philosophie de la biologie, celles fournies par les conceptions néo-aristotéliciennes de la normativité en méta-éthique, et celles offertes par les discussions de philosophie de l’écologie sur le holisme et le réductionnisme, sur l’idée d’équilibre de la nature, et sur le concept de santé écosystémique. Cette thèse mobilise ces ressources afin d’élaborer les fondements philosophiques des notions de fonction écologique et de santé écosystémique, desquelles est dérivée une caractérisation du bien propre des écosystèmes.
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I argue that the account of self-evidence developed by Robert Audi cannot be true, and offer an alternatve account in terms of intuitions, understood as seemings
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This paper deals with an elucidation of the theologico-political implications of Franz Rosenzweig’s relational conception of time in his work The Star of Redemption, the peculiarity of which expresses the concept “messianic difference”. Considered from the standpoint of the secularization debate, this messianic temporality offers a response to the verification of the Hegelian assembly of political philosophy and philosophy of history which, according to Rosenzweig, First World War represented. The consequent political disappointment experienced by the author of Hegel und der Staat led him to the pursuit of a Neues Denken determined by the ontological primacy of time as well as the unbreakable relationship which Rosenzweig established between “temporality” and “otherness”. Taking as terminus a quo the anthropological distinction between “personality” and “self”, i. e. between “ethics” and “metaethics”, that Rosenzweig presents in The Star, I will finally attempt to explore the various modes of temporalization that, depending on the relation to the temporalization of God and the world, are possible for the Rosenzweigian Self, as well as their related theologico-political aftermaths.
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Value and reasons for action are often cited by rationalists and moral realists as providing a desire-independent foundation for normativity. Those maintaining instead that normativity is dependent upon motivation often deny that anything called '"value" or "reasons" exists. According to the interest-relational theory, something has value relative to some perspective of desire just in case it satisfies those desires, and a consideration is a reason for some action just in case it indicates that something of value will be accomplished by that action. Value judgements therefore describe real properties of objects and actions, but have no normative significance independent of desires. It is argued that only the interest-relational theory can account for the practical significance of value and reasons for action. Against the Kantian hypothesis of prescriptive rational norms, I attack the alleged instrumental norm or hypothetical imperative, showing that the normative force for taking the means to our ends is explicable in terms of our desire for the end, and not as a command of reason. This analysis also provides a solution to the puzzle concerning the connection between value judgement and motivation. While it is possible to hold value judgements without motivation, the connection is more than accidental. This is because value judgements are usually but not always made from the perspective of desires that actually motivate the speaker. In the normal case judgement entails motivation. But often we conversationally borrow external perspectives of desire, and subsequent judgements do not entail motivation. This analysis drives a critique of a common practice as a misuse of normative language. The "absolutist" attempts to use and, as philosopher, analyze normative language in such a way as to justify the imposition of certain interests over others. But these uses and analyses are incoherent - in denying relativity to particular desires they conflict with the actual meaning of these utterances, which is always indexed to some particular set of desires.