955 resultados para Case-Control Studies


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Le cancer du sein est une maladie multifactorielle, plusieurs facteurs socio-économiques, alimentaires ainsi que le style de vie ayant été incriminés dans son développement. Une mutation germinale sur un des gènes BRCA1 ou BRCA2 serait responsable dâune augmentation du risque de développer un cancer du sein de 50 à 80% chez les femmes porteuses dâune mutation sur BRCA1 ou BRCA2 par comparaison aux non- porteuses. Plusieurs études rapportant lâexistence dâune association entre la fréquence des cancers du sein sporadiques, les habitudes alimentaires et le style de vie des femmes atteintes, ceci, nous a amené à nous interroger sur le rôle que pourrait jouer ces mêmes facteurs chez les femmes porteuses dâune mutation sur BRCA1 ou BRCA2. Pour répondre à cette question, nous avons effectué une étude cas-témoin. Nos quarante-quatre cas sont porteuses dâune mutation germinale parmi 6 des 14 mutations fondatrices sur BRCA1 et BRCA2 les plus fréquentes dans la population Canadienne Française. Elles sont issues dâune cohorte de plus de 1000 femmes Canadiennes Françaises atteintes de cancers du sein recrutées depuis 1994 et testées pour ces 6 mutations. Les témoins sont recrutés parmi des femmes de la population Canadienne Française, également porteuses dâune de ces six mutations fondatrices de BRCA1 ou BRCA2, mais indemnes de cancers. Quinze dâentre elles ont été recrutées dans les familles des cas de lâétude initiale. Vingt-neuf ont été recrutées à la clinique des cancers familiaux du CHUM, nous permettant ainsi de totaliser 44 témoins. Deux questionnaires ont été administrés aux cas et aux témoins. Le premier, dit Questionnaire de base, a servi à recenser les informations sociodémographiques et le style de vie, couvrant ainsi les deux années précédant la découverte du cancer du sein pour les cas et les deux années précédant la découverte de la mutation pour les témoins. Le deuxième questionnaire, Questionnaire de nutrition, a permis de colliger les informations sur les habitudes alimentaires durant la même période de recueil de données. Une association positive et significative entre le risque de cancer du sein et le niveau dâéducation a été observé parmi les sujets de niveau universitaire (>14 années dâétude) comparés aux sujets nâayant pas dépassé le niveau dâétudes secondaires (<11 années dâétudes) [OR= 7,82; IC95% : (1,99-30,69); p=0,003]. Nous avons mis en évidence que le risque de cancer du sein augmentait lorsque les sujets atteignaient leur poids maximum à un âge avancé > 48 ans [OR = 4,27 ; IC 95% : (0,82-22,25)]. Nous avons montré que le risque du cancer du sein diminuait pour une durée dâallaitement supérieure à 7 mois par comparaison aux femmes nâayant jamais allaité [OR= 0,35; IC 95% : (0,12-1,06)] mais cette association est non significative. Les porteuses qui pratiquent plus de 22,45 Met-h-sem dâactivité physique modérée, comparativement à celles qui pratiquent moins de 11,45 Met-h-sem voient leur risque de cancer du sein diminué de 72% [OR=0,28- IC 95% : (0,08-0,95); p=0,04]. Celles qui pratiquent plus de 31,95 Met-h-sem dâactivité physique totale comparativement à celles qui pratiquent moins de 16,40 Met-h-sem voient leur risque de cancer du sein réduit de 79 % [OR=0,21; IC 95% : (0,06-0,75); p= 0,02]. Lâanalyse des macro et micronutriments et des groupes alimentaires a démontré quâune consommation de plus de 23,20 g/j dâacide gras monoinsaturés est responsable dâune augmentation du risque de cancer du sein de 6 fois par comparaison à une consommation inférieure à 17,08 g/j [OR=6,00; IC 95% : (0,97-37,02); p=0,05]. Une consommation de plus de 221,79 µg/j de vitamine K réduit le risque du cancer du sein de 83 % par comparaison à une consommation inférieure à 143,57 µg/j [OR= 0,17; IC95% : (0,05-0,61) ; p=0,007]. La consommation de fruits est associée à une réduction du risque de cancer du sein de 73% chez les porteuses de mutations qui en consomment plus de 563,31 g/j comparée à celles qui en consomment moins de 356,18 g/j [OR= 0,27; IC 95% : (0,07-1,01) ; p=0,05]. Nos résultats confortent lâhypothèse selon laquelle le style de vie et les habitudes alimentaires jouent un rôle dans le développement du cancer du sein chez les Canadiennes Françaises porteuses de mutations dâune des 6 mutations fondatrices de BRCA1 ou 2 étudiées. En effet, un niveau dâéducation élevé, un gain de poids sont associés à un risque élevé de développer un cancer du sein. De plus la pratique de lâallaitement et dâune activité physique modérée sont associées à une réduction de ce risque. Nous montrons aussi que la consommation dâacides gras monoinsaturés est responsable dâune augmentation du risque de ce cancer et que la consommation de vitamine K et de fruits permet de réduire ce risque. Nos résultats ouvrent une nouvelle voie de recherche par rapport au rôle de certains nutriments dans le développement du cancer du sein chez les porteuses de mutation dâun des gènes BRCA. Cette voie pourrait également être explorée chez les non porteuses.

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Lâintérêt principal de cette recherche porte sur la validation dâune méthode statistique en pharmaco-épidémiologie. Plus précisément, nous allons comparer les résultats dâune étude précédente réalisée avec un devis cas-témoins niché dans la cohorte utilisé pour tenir compte de lâexposition moyenne au traitement : â aux résultats obtenus dans un devis cohorte, en utilisant la variable exposition variant dans le temps, sans faire dâajustement pour le temps passé depuis lâexposition ; â aux résultats obtenus en utilisant lâexposition cumulative pondérée par le passé récent ; â aux résultats obtenus selon la méthode bayésienne. Les covariables seront estimées par lâapproche classique ainsi quâen utilisant lâapproche non paramétrique bayésienne. Pour la deuxième le moyennage bayésien des modèles sera utilisé pour modéliser lâincertitude face au choix des modèles. La technique utilisée dans lâapproche bayésienne a été proposée en 1997 mais selon notre connaissance elle nâa pas été utilisée avec une variable dépendante du temps. Afin de modéliser lâeffet cumulatif de lâexposition variant dans le temps, dans lâapproche classique la fonction assignant les poids selon le passé récent sera estimée en utilisant des splines de régression. Afin de pouvoir comparer les résultats avec une étude précédemment réalisée, une cohorte de personnes ayant un diagnostique dâhypertension sera construite en utilisant les bases des données de la RAMQ et de Med-Echo. Le modèle de Cox incluant deux variables qui varient dans le temps sera utilisé. Les variables qui varient dans le temps considérées dans ce mémoire sont iv la variable dépendante (premier évènement cérébrovasculaire) et une des variables indépendantes, notamment lâexposition

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INTRODUCTION: Plusieurs études ont été menées sur le risque dâissus indésirables de grossesse associé à la prise de caféine durant la grossesse; cependant aucune étude n'a encore été réalisée sur les facteurs prédictifs de cette exposition. Pourtant, une prise en considération de ces facteurs augmenterait lâefficacité des recommandations nutritionnelles à ce sujet. En outre, peu d'études ont évalué le risque de nouveau-nés petits pour l'âge gestationnel (PAG) comparé aux autres issues indésirables de grossesse. OBJECTIFS: 1) Déterminer la fréquence de la consommation de caféine durant la grossesse et ses facteurs prédictifs ; 2) quantifier lâassociation de cette exposition au risque de (PAG). MÃTHODE: 3458 participantes ont été sélectionnées aléatoirement dans le Registre Québécois des Grossesses (RQG) créé par lâappariement de trois banques de données administratives : RAMQ, MEDâÃCHO et ISQ. Des analyses statistiques ont permis dâétudier les facteurs prédictifs de cette utilisation et une étude cas-témoins a permis de quantifier le risque de (PAG) qui lui est associé. RÃSULTATS: 87,3% des participantes consommaient de la caféine avant leur grossesse et 71,4% durant. L'âge maternel avancé, le tabagisme, l'hypertension et les hospitalisations avant la grossesse sont des facteurs prédictifs de la consommation de caféine durant la grossesse. Une augmentation de 20% de risque de PAG a été observée [OR = 1,19; 95% IC (1,01â1,40)]. CONCLUSION: La consommation de caféine pendant la grossesse est répandue et la sécurité de cette utilisation doit être questionnée. Nos résultats suggèrent que la consommation de caféine durant la grossesse augmenterait le risque de PAG.

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Introduction: Le cancer colorectal (CCR) demeure un véritable fardeau de santé publique au Canada. Malgré les énormes avancés scientifiques, lâétiologie du CCR nâest pas encore clairement définie. La prévention du CCR nécessite lâidentification de nouveaux facteurs de risque. Durant ces dernières années, des études épidémiologiques ont rapporté lâassociation entre la santé buccodentaire et le cancer colorectal. Cependant, aucune étude nâa été conçue spécifiquement pour vérifier cette association. Objectifs : Lâobjectif principal de lâétude était de tester la faisabilité dâune grande étude épidémiologique ultérieure, conçue pour vérifier lâassociation entre la santé buccodentaire compromise et le risque de CCR. Les objectifs secondaires étaient de standardiser les procédures de lâétude, dâévaluer le taux de participation et le succès des approches proposées pour le recrutement, dâévaluer la faisabilité et la validité des méthodes de la collecte des données sur la santé buccodentaire et de produire des données préliminaires concernant lâassociation entre la santé buccodentaire compromise et le risque de CCR. Méthodologie: Il sâagit dâune étude de faisabilité, de devis cas-témoins à base populationnelle. Les participants dans le groupe de cas (n=30) ont été recrutés dans deux hôpitaux de Montréal. Les témoins (n=39) ont été recrutés dans la population générale de Montréal. Les données sur la santé buccodentaire ont été collectées aussi bien par un questionnaire sur la santé buccodentaire que par un examen clinique. Les données sur plusieurs facteurs de risque du CCR ont été collectées par des questionnaires validés. Résultats: Lâétude de faisabilité a rencontré un taux de participation de 73% (30) chez les cas et de 32,5% (39) chez les témoins. Seulement 26% (7) des participants dans le groupe des cas et 79% (26) des participants dans le groupe de témoins ont complété lâexamen dentaire. La santé buccodentaire compromise était associée au risque de CCR chez les participants plus âgés que 59 ans (OR=8,4 ; IC à 95% : 0,94 â 389,4; p=0,036). Les mesures de santé buccodentaire auto-rapportées par les participants par lâutilisation du questionnaire ont montré une bonne validité par rapport aux mesures de lâexamen clinique. Conclusion: Lâétude épidémiologique ultérieure est jugée faisable en apportant des modifications. Les résultats préliminaires plaident pour une association possible entre la santé buccodentaire compromise par la maladie parodontale et/ou lâédentement et le risque du CCR.

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Lâhypothyroïdie congénitale par dysgénésie thyroïdienne (HCDT) est la condition endocrinienne néonatale la plus fréquemment rencontrée, avec une incidence dâun cas sur 4000 naissances vivantes. LâHCDT comprend toutes les anomalies du développement de la thyroïde. Parmi ces anomalies, le diagnostic le plus fréquent est lâectopie thyroïdienne (~ 50% des cas). LâHCDT est fréquemment associée à un déficit sévère en hormones thyroïdiennes (hypothyroïdisme) pouvant conduire à un retard mental sévère si non traitée. Le programme de dépistage néonatal assure un diagnostic et un traitement précoce par hormones thyroïdiennes. Cependant, même avec un traitement précoce (en moyenne à 9 jours de vie), un retard de développement est toujours observé, surtout dans les cas les plus sévères (c.-à-d., perte de 10 points de QI). Bien que des cas familiaux soient rapportés (2% des cas), lâHCTD est essentiellement considérée comme une entité sporadique. De plus, plus de 92% des jumeaux monozygotiques sont discordants pour les dysgénésies thyroïdiennes et une prédominance féminine est rapportée (spécialement dans le cas dâectopies thyroïdiennes), ces deux observations étant clairement incompatible avec un mode de transmission héréditaire mendélien. Il est donc cohérent de constater que des mutations germinales dans les facteurs de transcription thyroïdiens connus (NKX2.1, PAX8, FOXE1, and NKX2.5) ont été identifiées dans seulement 3% des cas sporadiques testés et furent, de plus, exclues lors dâanalyse dâassociation dans certaines familles multiplex. Collectivement, ces données suggèrent que des mécanismes non mendéliens sont à lâorigine de la majorité des cas de dysgénésie thyroïdienne. Parmi ces mécanismes, nous devons considérer des modifications épigénétiques, des mutations somatiques précoces (au stade du bourgeon thyroïdien lors des premiers stades de lâembryogenèse) ou des défauts développementaux stochastiques (c.-à-d., accumulation aléatoire de mutations germinales ou somatiques). Voilà pourquoi nous proposons un modèle «2 hits » combinant des mutations (épi)génétiques germinales et somatiques; ce modèle étant compatible avec le manque de transmission familial observé dans la majorité des cas dâHCDT. Dans cette thèse, nous avons déterminé si des variations somatiques (épi)génétiques sont associées à lâHCTD via une approche génomique et une approche gène candidat. Notre approche génomique a révélé que les thyroïdes ectopiques ont un profil dâexpression différent des thyroïdes eutopiques (contrôles) et que ce profil dâexpression est enrichi en gènes de la voie de signalisation Wnt. La voie des Wnt est cruciale pour la migration cellulaire et pour le développement de plusieurs organes dérivés de lâendoderme (p.ex. le pancréas). De plus, le rôle de la voie des Wnt dans la morphogénèse thyroïdienne est supporté par de récentes études sur le poisson-zèbre qui montrent des anomalies du développement thyroïdien lors de la perturbation de la voie des Wnt durant différentes étapes de lâorganogénèse. Par conséquent, lâimplication de la voie des Wnt dans lâétiologie de la dysgénésie thyroïdienne est biologiquement plausible. Une trouvaille inattendue de notre approche génomique fut de constater que la calcitonine était exprimée autant dans les thyroïdes ectopiques que dans les thyroïdes eutopiques (contrôles). Cette trouvaille remet en doute un dogme de lâembryologie de la thyroïde voulant que les cellules sécrétant la calcitonine (cellules C) proviennent exclusivement dâune structure extrathyroïdienne (les corps ultimobranchiaux) fusionnant seulement avec la thyroïde en fin de développement, lorsque la thyroïde a atteint son emplacement anatomique définitif. Notre approche gène candidat ne démontra aucune différence épigénétique (c.-à-d. de profil de méthylation) entre thyroïdes ectopiques et eutopiques, mais elle révéla la présence dâune région différentiellement méthylée (RDM) entre thyroïdes et leucocytes dans le promoteur de FOXE1. Le rôle crucial de FOXE1 dans la migration thyroïdienne lors du développement est connu et démontré dans le modèle murin. Nous avons démontré in vivo et in vitro que le statut de méthylation de cette RDM est corrélé avec lâexpression de FOXE1 dans les tissus non tumoraux (c.-à-d., thyroïdes et leucocytes). Fort de ces résultats et sachant que les RDMs sont de potentiels points chauds de variations (épi)génétiques, nous avons lancé une étude cas-contrôles afin de déterminer si des variants génétiques rares localisés dans cette RDM sont associés à la dysgénésie thyroïdienne. Tous ces résultats générés lors de mes études doctorales ont dévoilé de nouveaux mécanismes pouvant expliquer la pathogenèse de la dysgénésie thyroïdienne, condition dont lâétiologie reste toujours une énigme. Ces résultats ouvrent aussi plusieurs champs de recherche prometteurs et vont aider à mieux comprendre tant les causes des dysgénésies thyroïdiennes que le développement embryonnaire normal de la thyroïde chez lâhomme.

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Lâasthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) se classent au premier rang parmi les maladies respiratoires les plus fréquentes au Québec. Une mauvaise maîtrise de lâasthme et de la MPOC entraîne dâimportantes répercussions sur la santé et la qualité de vie des patients et sur les coûts associés au système de santé canadien, dues à de fréquentes consultations médicales, des visites à lâurgence, des hospitalisations et des décès précoces. Il est donc très important dâévaluer lâusage optimal des médicaments dans le traitement de ces maladies afin de réduire la morbidité et la mortalité Cette thèse vise à comparer dans un premier temps lâefficacité des médicaments en situation réelle dans le traitement de la MPOC sur le taux dâexacerbations et la mortalité puisque les études observationnelles publiées à ce sujet comportaient des biais majeurs dus à une mauvaise mesure de lâexposition au traitement. Ainsi, dans le cadre de cette thèse, deux banques de données administratives québécoises ont été appariées pour créer une cohorte de 36 492 patients âgés de 50 ans ou plus atteints de MPOC (1995-1999) Dans cette cohorte, la théophylline diminuait davantage les exacerbations que les β2-agonistes à longue durée dâaction (BALA, RR = 0,89; IC 95 % : 0,84-0,95), mais elle était moins efficace en situation réelle que les corticostéroïdes inhalés (CSI, RR = 1,07; IC 95 % : 1,04-1,10). Un devis cas-témoins niché dans cette cohorte a permis de vérifier que les CSI seuls ou combinés avec un BALA étaient plus efficients pour réduire la mortalité comparativement aux BALA seuls (RR = 0,69; IC 95 % : 0,53-0,88 et RR = 0,73; IC 95 % : 0,56-0,96, respectivement). Lâefficacité des CSI dans le traitement de lâasthme pour réduire les exacerbations et la mortalité nâest plus à prouver, cependant la non-adhésion et la non-persistance aux CSI sont grandement problématiques. à notre connaissance, aucune étude nâa évalué lâimpact du type dâassurance médicaments sur l'adhésion et la persistance des Québécois aux CSI en raison de lâabsence des personnes qui ont une assurance médicaments privée dans la banque de données des services pharmaceutiques de la Régie de lâassurance maladie du Québec. Afin de combler ce manque, une des parties intégrantes de cette thèse a été de développer le registre reMed. Par la suite, une cohorte dâutilisateurs de CSI âgés de 20 à 64 ans a été sélectionnée à partir de reMed (2008-2010) et ces sujets ont été appariés à des utilisateurs de CSI sélectionnés à partir de la banque de données des services pharmaceutiques de la Régie de lâassurance maladie du Québec (RAMQ). Les résultats de cette dernière étude indiquent que même si lâadhésion était faible dans les deux cohortes, les patients ayant une assurance médicaments privée étaient moins adhérant que les patients couverts par lâassurance médicaments publique de la RAMQ (différence moyenne dâadhésion de -9,7 %; IC 95 % : -13,2 % à -6,5 %). De plus, ces patients couverts par une assurance médicaments privée étaient aussi 52 % plus susceptibles d'arrêter leur traitement de CSI au cours dâune année (HR = 1,52; IC 95 % : 1,16-2,00). En conclusion, selon les travaux de cette thèse, la théophylline peut être considérée comme une thérapie efficace en situation réelle pour prévenir les exacerbations aiguës de la MPOC dâautant plus quâelle est moins dispendieuse que les traitements en inhalations et que sa formulation orale procurerait, selon la littérature, une meilleure adhésion que les médicaments en inhalation. Quant aux CSI, ils ont un rôle important dans le traitement de lâasthme, mais aussi dans le traitement de la MPOC, puisque selon les résultats de cette thèse, ils procureraient une plus grande diminution du risque dâexacerbations aiguës de la MPOC et de la mortalité par rapport aux autres traitements. Par contre, il a aussi été démontré que l'adhésion et la persistance aux CSI étaient très faibles, particulièrement dans le traitement de lâasthme. Le type dâassurance médicaments serait un facteur déterminant de lâadhésion et de la persistance aux CSI. Dâautres études seront nécessaires pour évaluer si les différences dâadhésion et de persistance observées dans cette étude se traduisent par des différences sur lâutilisation et les coûts des soins de santé. De plus, il sera nécessaire dâétudier si les différences observées se limitent aux CSI ou si le type dâassurance médicaments a impact sur la prise dâautres médicaments indiqués dans le traitement des maladies chroniques.

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Au cours des dernières années, le développement des connaissances au niveau de lâétiologie de la maladie ainsi que lâarrivée de nouveaux médicaments et de lignes directrices guidant la pratique clinique sont susceptibles dâavoir entraîné une meilleure gestion de la polyarthrite rhumatoïde (PAR) et de lâostéoporose, une comorbidité fréquente chez ces patients. Dans cette thèse, trois questions de recherche sont étudiées à lâaide des banques de données administratives québécoises (RAMQ, MED-ÃCHO). Une première étude documente lâutilisation des médicaments pour la PAR au Québec. à ce jour, il sâagit de la seule étude canadienne à rapporter les tendances dâutilisation des DMARD (disease-modifying antirheumatic drug) biologiques depuis leur introduction dans la pratique clinique. Au cours de la période à lâétude (2002-2008), lâutilisation de DMARD (synthétiques et biologiques) a augmenté légèrement dans la population atteinte de PAR (1,9%, 95% CI : 1,1 - 2,8). Cependant, malgré la présence de recommandations cliniques soulignant lâimportance de commencer un traitement rapidement, et la couverture de ces traitements par le régime général dâassurance médicaments, les résultats démontrent une initiation sous-optimale des DMARD chez les patients nouvellement diagnostiqués (probabilité dâinitiation à 12 mois : 38,5%). Lâinitiation de DMARD était beaucoup plus fréquente lorsquâun rhumatologue était impliqué dans la provision des soins (OR : 4,31, 95% CI : 3,73 - 4,97). Concernant les DMARD biologiques, le facteur le plus fortement associé avec leur initiation était lâannée calendrier. Chez les sujets diagnostiqués en 2002, 1,2 sur 1 000 ont initié un DMARD biologique moins dâun an après leur diagnostic. Pour ceux qui ont été diagnostiqués en 2007, le taux était de 13 sur 1 000. Les résultats démontrent que si la gestion pharmacologique de la PAR sâest améliorée au cours de la période à lâétude, elle demeure tout de même sous-optimale. Assurer un meilleur accès aux rhumatologues pourrait, semble-t-il, être une stratégie efficace pour améliorer la qualité des soins chez les patients atteints de PAR. Dans une deuxième étude, lâassociation entre lâutilisation des DMARD biologiques et le risque de fractures ostéoporotiques non vertébrales chez des patients PAR âgés de 50 ans et plus a été rapportée. Puisque lâinflammation chronique résultant de la PAR interfère avec le remodelage osseux et que les DMARD biologiques, en plus de leur effet anti-inflammatoire et immunosuppresseur, sont des modulateurs de lâactivité cellulaire des ostéoclastes et des ostéoblastes pouvant possiblement mener à la prévention des pertes de densité minérale osseuse (DMO), il était attendu que leur utilisation réduirait le risque de fracture. Une étude de cas-témoin intra-cohorte a été conduite. Bien quâaucune réduction du risque de fracture suivant lâutilisation de DMARD biologiques nâait pu être démontrée (OR : 1,03, 95% CI : 0,42 - 2,53), lâétude établit le taux dâincidence de fractures ostéoporotiques non vertébrales dans une population canadienne atteinte de PAR (11/1 000 personnes - années) et souligne le rôle dâimportants facteurs de risque. La prévalence élevée de lâostéoporose dans la population atteinte de PAR justifie que lâon accorde plus dâattention à la prévention des fractures. Finalement, une troisième étude explore lâimpact de la dissémination massive, en 2002, des lignes directrices du traitement de lâostéoporose au Canada sur la gestion pharmacologique de lâostéoporose et sur les taux dâincidence de fractures ostéoporotiques non vertébrales chez une population de patients PAR âgés de 50 ans et plus entre 1998 et 2008. Ãtant donné la disponibilité des traitements efficaces pour lâostéoporose depuis le milieu des années 1990 et lâévolution des lignes directrices de traitement, une réduction du taux de fractures était attendue. Quelques études canadiennes ont démontré une réduction des fractures suivant une utilisation étendue des médicaments contre lâostéoporose et de lâostéodensitométrie dans une population générale, mais aucune ne sâest attardée plus particulièrement sur une population adulte atteinte de PAR. Dans cette étude observationnelle utilisant une approche de série chronologique, aucune réduction du taux de fracture après 2002 (période suivant la dissémination des lignes directrices) nâa pu être démontrée. Cependant, lâutilisation des médicaments pour lâostéoporose, le passage dâostéodensitométrie, ainsi que la provision de soins pour lâostéoporose en post-fracture ont augmenté. Cette étude démontre que malgré des années de disponibilité de traitements efficaces et dâinvestissement dans le développement et la promotion de lignes directrices de traitement, lâeffet bénéfique au niveau de la réduction des fractures ne sâest toujours pas concrétisé dans la population atteinte de PAR, au cours de la période à lâétude. Ces travaux sont les premiers à examiner, à lâaide dâune banque de données administratives, des sujets atteints de PAR sur une période sâétalant sur 11 ans, permettant non seulement lâétude des changements de pratique clinique suivant lâapparition de nouveaux traitements ou bien de nouvelles lignes directrices, mais également de leur impact sur la santé. De plus, via lâétude des déterminants de traitement, les résultats offrent des pistes de solution afin de combler lâécart entre la pratique observée et les recommandations cliniques. Enfin, les résultats de ces études bonifient la littérature concernant la qualité des soins pharmacologiques chez les patients PAR et de la prévention des fractures.

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Introduction: Au moins 30% des AVC ischémiques chez les jeunes demeurent inexpliqués malgré une investigation extensive. Le rôle de certains états prothrombotiques (ÃP) dans la thrombose artérielle reste incertain, possiblement à cause du petit nombre de patients, de populations hétérogènes ou dâÃP analysés individuellement dans les études antérieures, alors que leur prévalence est basse. Méthodologie : Ãtude cas-témoins sur une cohorte rétrospective (2002-2011). Les patients âgés de â¤50ans lors dâun AVC ischémique furent identifiés sur une base de données hospitalière. Après exclusion des individus ayant une investigation étiologique incomplète, un syndrome antiphospholipide ou aucun ÃP testé, la cohorte fut divisée en groupes cas (AVC idiopathique) et témoins (étiologie identifiée). La prevalence de chaque ÃP fut comparée entre les groupe, ainsi que la présence de â¥2 ÃP (analyse primaire), sans et avec ajustement pour les facteurs de risque non-prothrombotiques (régression logistique). En analyse de sous-groupe, la présence de â¥1 ÃP fut comparée entre les cas avec versus sans foramen ovale perméable (FOP), entre les cas ou contrôles porteurs dâun FOP avec versus sans migraine, de même quâentre les cas versus témoins de sexe féminin en incluant la contraception orale parmi les ÃP. Résultats : 502 jeunes avec AVC ischémique furent identifiés. Après exclusion de 108 patients, 184 cas et 210 témoins furent comparés, (âge moyen : 39,2 ans, 51% hommes). La prévalence des ÃP ne différait pas entre les cas et contrôles : déficits en protéine S (0,6%), protéine C (3,4%), antithrombine (1,2%), mutation de la prothrombine (2,5%), facteur V Leiden (4,6%), et anticardiolipines (titre 15-40 unités GPL ou MPL; 3,3%). La présence de â¥2 ÃP nâétait pas associée à lâAVC idiopathique, avant (p=0,48) ou après ajustement (p=0,74). La présence de â¥1 ÃP ne différait pas entre les sous-groupes étudiés. Conclusion: Il nây a pas dâassociation entre les ÃP, isolés ou en association, avec lâAVC ischémique idiopathique chez les jeunes, même en presence de FOP ou de migraine.

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Las infecciones asociadas a catéter son la primera causa de infección nosocomial descrita en las unidades de cuidado crítico y un control de estas conlleva a disminuir la morbilidad y mortalidad en estos pacientes, tiempos de estancia hospitalaria y aliviar el costo de una hospitalización prolongada para su familia y la sociedad. Objetivo : evaluar la evidencia en las estrategias de prevención de las infecciones asociadas a catéter en recién nacidos. Materiales y métodos : se realizó una búsqueda sistemática en: Cochrane, Pubmed, desde 1995 hasta Abril de 2009. Se seleccionaron revisiones sistmáticas, ensayos clínicos y estudios observacionales. Se utilizó le metodología SIGN para la calificación de los estudios y evaluar el grado de recomendación basada en la evidencia. Resultados : se evaluaron 13 estudios que cumplían con los criterios de inclusión y que respondían a 6 preguntas sobre las diferentes estrategias para la prevención de infecciones asociadas a catéter en recién nacidos. La heterogenicidad de las investigaciones no permitió la realización de metananálisis. Conclusiones : la implementación de un sistema de control y vigilancia en el seguimiento de todos los procesos con mayor atención en todas las medidas de colocación, cuidado y manejo de los catéteres centrales son de forma integral la mejor estrategia en la prevención de infecciones asociadas a catéter en recién nacidos.