4 resultados para intradiegetic
Resumo:
ABSTRACT: Adopting the concept of metalepsis, as explained by Gérard Genette, I intend to tackle the miscegenation of ontological worlds as practiced in metacinematic films dealing either with the creator or the spectator and made famous with Woody Allen’s film The Purple Rose of Cairo (1985, EUA). Assuming the existence of two adjoining fictional universes, one of them intrafilmically projected onto a screen and the other positioned in front of it so as to create or observe the other, one realizes that, in fact, they both communicate in a more intense way. That is, they both can cross the barrier that separates them and function, literally, as communicating vessels thrusting themselves onto the other side of fiction. The use of this screen passage technique – which I call ‘spilling narrative’ – although it takes place inside the film, at an intradiegetic level, cannot be considered a simple comic effect. In actuality, it is a very serious affair, denoting the authorial intervention as a reflexive practice of écriture by means of a mise en abyme, according to Lucien Dällenbach. Therefore, the fictional spilling over of worlds which totally blends together both sides of the twice artificial universe of the fabula, represents the emotional and intellectual involvement of the creator with his/her creation and of the spectator with the world watched. Both illustrate the desire of fusion inherent in the acts of creation and reception. My approach will be based on Gabriele Salvatores’ Happy Family (2010) and Wojciech Marczewski’s Escape from the ‘Liberty’ Cinema (1990).
Resumo:
Taking as starting points the books The Address of the Eye: A Phenomenology of Film Experience, by Vivian Sobchak, and Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, by Jacques Lacan, this article proposes to look at two well renowned film objects – Rear Window (Alfred Hitchcock, 1954, USA) and Peeping Tom (Michael Powell, 1960, UK) – in order to equate two forms of perception that, all things considered, come together as one: the perception of the mechanical apparatuses that record and project film and the optical and mental apparatuses that operate on the human filmmakers as well as their intradiegetic protagonists. In fact, these two films not only explore the characteristics and limits of vision and affection in their diegetic world, that is part of the filmmaker’s world itself, but reveals just how much the human lives through the eye and the expression of the machine itself. Film ontology is foremost a matter of (re)production rather than creation.
Resumo:
S’inscrivant dans le retour des débats entourant l’autofiction, après les années folles que furent les décennies 1960-1970, ce mémoire s’avère une exploration des potentialités de ce « genre » au cinéma. L’auteur cherche, à travers une étude de cas spécifique consacrée à Robert Morin, à déterminer les possibilités et modalités d’actualisation de l’autofiction cinématographique. Pour ce faire, il présente les tenants et aboutissants de ce concept littéraire, pour par la suite l’aborder avec les outils théoriques du cinéma : la narratologie filmique et la conduite du récit, la subjectivité, la caméra intradiégétique et l’hybridité générique des œuvres. S’inspirant de différents travaux réalisés sur le cinéma narratif « classique », l’auteur s’affère à les complémenter afin de rendre compte des spécificités propres à la pratique autofictive.
Resumo:
Ce mémoire se compose d’une analyse narrative de deux nouvelles fantastiques par Guy de Maupassant : L’Auberge et la seconde version du Horla. La narration du premier de ces contes est extradiégétique, ce qui signifie que le narrateur se trouve en dehors de l’univers fictif. Le deuxième texte, en revanche, est un exemple d’une narration intradiégétique – le narrateur est donc un personnage du récit. Le but principal de l’étude est d’examiner comment le discours du narrateur, selon qu’il est extradiégétique ou intradiégétique, influence la perception des récits et des protagonistes. Pour atteindre cet objectif, nous identifions d’abord quelques stratégies narratives qui sont employées dans les nouvelles afin d’évoquer l’hésitation du lecteur et ainsi créer l’effet fantastique. Nous observons que, suivant le mode de la narration, extradiégétique ou intradiégétique, les stratégies narratives utilisées sont de différentes natures. Elles coopèrent toutefois pour créer un sentiment d’hésitation au lecteur et conduisent donc celui-ci à considérer l’existence du surnaturel dans le monde diégétique. Enfin, nous montrons de plus près comment le discours du narrateur influence la manière dont le lecteur considère le comportement des personnages principaux ainsi que leur santé mentale. Nous voyons que dans tous les deux textes, il n’y a aucun doute que le protagoniste devient finalement fou. Cependant, tandis que le savoir du narrateur omniscient aide enfin le lecteur à résoudre le mystère fantastique dans L’Auberge, le mystère n’est jamais résolu dans Le Horla. Cela semble être attribué à la perception et au savoir limité du narrateur intradiégétique.