5 resultados para covarion
Resumo:
Functional divergence between homologous proteins is expected to affect amino acid sequences in two main ways, which can be considered as proxies of biochemical divergence: a "covarion-like" pattern of correlated changes in evolutionary rates, and switches in conserved residues ("conserved but different"). Although these patterns have been used in case studies, a large-scale analysis is needed to estimate their frequency and distribution. We use a phylogenomic framework of animal genes to answer three questions: 1) What is the prevalence of such patterns? 2) Can we link such patterns at the amino acid level with selection inferred at the codon level? 3) Are patterns different between paralogs and orthologs? We find that covarion-like patterns are more frequently detected than "constant but different," but that only the latter are correlated with signal for positive selection. Finally, there is no obvious difference in patterns between orthologs and paralogs.
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Evolution of proteins after whole-genome duplicationGene and genome duplication are considered major mechanisms in the creation of newfunctions in genomes, or in the refinement of networks by the division of function amongmore genes. In animals, the best demonstrated whole genome duplication occurred at theorigin of Teleost fishes. This makes fishes an ideal model to study the consequences ofgenome duplication, particularly since we have a good sampling of genome sequences,abundant functional information, and a very well studied outgroup: the tetrapodes (includinghuman). More specifically, I studied the consequences of duplication on proteins usingevolutionary models to infer adaptive events. I analysed the influence of positive selection invertebrate genes, by contrasting singleton genes and duplicated genes. The conclusion of theanalyses was threefold: (i) positive selection affects diverse phylogenetic branches anddiverse gene categories during vertebrate evolution; (ii) it concerns only a small proportion ofsites (1%-5%); and (iii) whole genome duplication had no detectable impact on theprevalence of this positive selection.I also studied evolution at the amino acid level with different methods to detect functionalshifts (covarion process and constant-but-different process). As in my previous research, Ifound similar numbers of functional shifts between duplicates and between orthologs.The accepted framework for studies of molecular evolution is that orthologs share the samefunction, whereas the function of paralogs diverges. This framework gives a special place togene duplication in evolution, as the main mechanism for generating novelty. With myprevious results showing that duplication and speciation are not so different, we investigatedthe literature to question the evidence for similar or divergent evolution of gene function afterduplication relative to speciation genes. This led us to propose a more rigorous design offuture studies of gene duplication.Finally, based on my automated protocol, we built a database of positive selection invertebrates' genes, Selectome. This database is freely available on the web and will helpfuture evolutionary as well as biochemical studies.
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La phylogénie moléculaire fournit un outil complémentaire aux études paléontologiques et géologiques en permettant la construction des relations phylogénétiques entre espèces ainsi que l’estimation du temps de leur divergence. Cependant lorsqu’un arbre phylogénétique est inféré, les chercheurs se focalisent surtout sur la topologie, c'est-à-dire l’ordre de branchement relatif des différents nœuds. Les longueurs des branches de cette phylogénie sont souvent considérées comme des sous-produits, des paramètres de nuisances apportant peu d’information. Elles constituent cependant l’information primaire pour réaliser des datations moléculaires. Or la saturation, la présence de substitutions multiples à une même position, est un artefact qui conduit à une sous-estimation systématique des longueurs de branche. Nous avons décidé d’estimer l‘influence de la saturation et son impact sur l’estimation de l’âge de divergence. Nous avons choisi d’étudier le génome mitochondrial des mammifères qui est supposé avoir un niveau élevé de saturation et qui est disponible pour de nombreuses espèces. De plus, les relations phylogénétiques des mammifères sont connues, ce qui nous a permis de fixer la topologie, contrôlant ainsi un des paramètres influant la longueur des branches. Nous avons utilisé principalement deux méthodes pour améliorer la détection des substitutions multiples : (i) l’augmentation du nombre d’espèces afin de briser les plus longues branches de l’arbre et (ii) des modèles d’évolution des séquences plus ou moins réalistes. Les résultats montrèrent que la sous-estimation des longueurs de branche était très importante (jusqu'à un facteur de 3) et que l’utilisation d'un grand nombre d’espèces est un facteur qui influence beaucoup plus la détection de substitutions multiples que l’amélioration des modèles d’évolutions de séquences. Cela suggère que même les modèles d’évolution les plus complexes disponibles actuellement, (exemple: modèle CAT+Covarion, qui prend en compte l’hétérogénéité des processus de substitution entre positions et des vitesses d’évolution au cours du temps) sont encore loin de capter toute la complexité des processus biologiques. Malgré l’importance de la sous-estimation des longueurs de branche, l’impact sur les datations est apparu être relativement faible, car la sous-estimation est plus ou moins homothétique. Cela est particulièrement vrai pour les modèles d’évolution. Cependant, comme les substitutions multiples sont le plus efficacement détectées en brisant les branches en fragments les plus courts possibles via l’ajout d’espèces, se pose le problème du biais dans l’échantillonnage taxonomique, biais dû à l‘extinction pendant l’histoire de la vie sur terre. Comme ce biais entraine une sous-estimation non-homothétique, nous considérons qu’il est indispensable d’améliorer les modèles d’évolution des séquences et proposons que le protocole élaboré dans ce travail permettra d’évaluer leur efficacité vis-à-vis de la saturation.
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Il a été démontré que l’hétérotachie, variation du taux de substitutions au cours du temps et entre les sites, est un phénomène fréquent au sein de données réelles. Échouer à modéliser l’hétérotachie peut potentiellement causer des artéfacts phylogénétiques. Actuellement, plusieurs modèles traitent l’hétérotachie : le modèle à mélange des longueurs de branche (MLB) ainsi que diverses formes du modèle covarion. Dans ce projet, notre but est de trouver un modèle qui prenne efficacement en compte les signaux hétérotaches présents dans les données, et ainsi améliorer l’inférence phylogénétique. Pour parvenir à nos fins, deux études ont été réalisées. Dans la première, nous comparons le modèle MLB avec le modèle covarion et le modèle homogène grâce aux test AIC et BIC, ainsi que par validation croisée. A partir de nos résultats, nous pouvons conclure que le modèle MLB n’est pas nécessaire pour les sites dont les longueurs de branche diffèrent sur l’ensemble de l’arbre, car, dans les données réelles, le signaux hétérotaches qui interfèrent avec l’inférence phylogénétique sont généralement concentrés dans une zone limitée de l’arbre. Dans la seconde étude, nous relaxons l’hypothèse que le modèle covarion est homogène entre les sites, et développons un modèle à mélanges basé sur un processus de Dirichlet. Afin d’évaluer différents modèles hétérogènes, nous définissons plusieurs tests de non-conformité par échantillonnage postérieur prédictif pour étudier divers aspects de l’évolution moléculaire à partir de cartographies stochastiques. Ces tests montrent que le modèle à mélanges covarion utilisé avec une loi gamma est capable de refléter adéquatement les variations de substitutions tant à l’intérieur d’un site qu’entre les sites. Notre recherche permet de décrire de façon détaillée l’hétérotachie dans des données réelles et donne des pistes à suivre pour de futurs modèles hétérotaches. Les tests de non conformité par échantillonnage postérieur prédictif fournissent des outils de diagnostic pour évaluer les modèles en détails. De plus, nos deux études révèlent la non spécificité des modèles hétérogènes et, en conséquence, la présence d’interactions entre différents modèles hétérogènes. Nos études suggèrent fortement que les données contiennent différents caractères hétérogènes qui devraient être pris en compte simultanément dans les analyses phylogénétiques.
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We have investigated the evolution of glycerol-3-phosphate dehydrogenase (Gpdh). The rate of amino acid replacements is 1 x 10(-10)/site/year when Drosophila species are compared. The rate is 2.7 times greater when Drosophila and Chymomyza species are compared; and about 5 times greater when any of those species are compared with the medfly Ceratitis capitata. This rate of 5 x 10(-10)/site/year is also the rate observed in comparisons between mammals, or between different animal phyla, or between the three multicellular kingdoms. We have also studied the evolution of Cu,Zn superoxide dismutase (Sod). The rate of amino acid replacements is about 17 x 10(-10)/site/year when comparisons are made between dipterans or between mammals, but only 5 x 10(-10) when animal phyla are compared, and only 3 x 10(-10) when the multicellular kingdoms are compared. The apparent decrease by about a factor of 5 in the rate of SOD evolution as the divergence between species increases can be consistent with the molecular clock hypothesis by assuming the covarion hypothesis (namely, that the number of amino acids that can change is constant, but the set of such amino acids changes from time to time and from lineage to lineage). However, we know of no model consistent with the molecular clock hypothesis that would account for the increase in the rate of GPDH evolution as the divergence between species increases.