7 resultados para Pundits


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Dans les démocraties occidentales, la notion d’opinion publique occupe une place importante dans l’action des politiciens et le discours des médias. Elle y renvoie généralement à la somme des opinions individuelles des citoyens, aux résultats de sondages. Or, les limites de l’opinion publique ainsi conceptualisée apparaissent de plus en plus clairement aux chercheurs en sciences sociales, et cela jette un doute sur sa valeur comme guide des politiques publiques. Pour mieux comprendre la place de l’opinion publique dans le processus démocratique québécois, nous avons cherché à connaître les conceptions qu’en ont certains acteurs-clés : les chroniqueurs politiques et éditorialistes francophones du Québec. Au moyen d’entrevues, nous avons documenté leurs « théories profanes » à ce sujet, c’est à dire leurs façons de voir l’opinion publique et sa place dans le processus démocratique. L’exercice nous apprend que ces « commentateurs habituels » distinguent plusieurs formes d’opinion publique, de valeur inégale. Celle qui revêt le plus d’intérêt pour eux est une « opinion publique latente », qui intègre des dimensions d’intensité et de propension à changer. Ils jugent les sondages utiles mais insuffisants pour appréhender l’opinion publique; aussi l’interprètent-ils à partir de conversations et d’un certain « sens de l’opinion publique ». Selon eux, les médias peuvent influencer l’opinion publique, mais surtout influencer la tenue d’une délibération publique et la façon dont les décideurs lisent l’opinion publique. Ils estiment aussi pouvoir, par leur travail journalistique, favoriser l’émergence d’une opinion publique raisonnée, ce qui est conforme à leur idéal de démocratie participative.

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Cette recherche explore le sens que la « génération de l’information » (20-35 ans) donne à l’engagement. Alors que sociologues et médias ont longtemps brandi des chiffres alarmants concernant la désaffection électorale des jeunes et leur rejet des associations ou groupes de pression usuels, le développement du Web 2.0 semble donner lieu à de nouvelles formes d’action visant le changement social, qui sont particulièrement prisées par les jeunes. Analysant leur recours à des pratiques de manifestations éclairs (flash mobs), de cyberdissidence, l’utilisation du micro-blogging et des réseaux Facebook et Twitter dans le cadre de mobilisations récentes, des enquêtes suggèrent qu’elles témoignent d’une nouvelle culture de la participation sociale et politique, qui appelle à repenser les façons de concevoir et de définir l’engagement. Or, si nous assistons à une transformation profonde des répertoires et des modes d’action des jeunes, il demeure difficile de comprendre en quoi et comment l’utilisation des TIC influence leur intérêt ou motivation à « agir ». Que veut dire s’engager pour les jeunes aujourd’hui ? Comment perçoivent-ils le contexte social, politique et médiatique ? Quelle place estiment-ils pouvoir y occuper ? Soulignant l’importance du sens que les acteurs sociaux donnent à leurs pratiques, la recherche s’éloigne des perspectives technocentristes pour explorer plus en profondeur la façon dont de jeunes adultes vivent, expérimentent et interprètent l’engagement dans le contexte médiatique actuel. La réflexion s’ancre sur une observation empirique et deux séries d’entretiens en profondeur (de groupe et individuels), menés auprès de 137 jeunes entre 2009-2012. Elle analyse un ensemble de représentations, perceptions et pratiques d’individus aux horizons et aux modes d’engagement variés, soulignant les multiples facteurs qui agissent sur la façon dont ils choisissent d’agir et les raisons qui les mènent à recourir aux TIC dans le cadre de pratiques spécifiques. À la croisée d’une multiplication des modes de participation et des modes d’interaction qui marquent l’univers social et politique des jeunes, la recherche propose de nouvelles hypothèses théoriques et une métaphore conceptuelle, le « murmure des étourneaux », pour penser la façon dont les pratiques d’affichage personnel, de relais, et d’expérimentation mises en avant par les jeunes s’arriment en réseau à celles d’autrui pour produire des « dérives culturelles » : des changements importants dans les façons de percevoir, d’agir et de penser. Loin d’une génération apathique ou technophile, les propos soulevés en entretiens suggèrent un processus réflexif de construction de sens, dont l’enjeu vise avant tout à donner l’exemple, et à penser ensemble de nouveaux possibles. La recherche permet d’offrir un éclairage qualitatif et approfondi sur ce qui caractérise la façon dont les jeunes perçoivent et définissent l’engagement, en plus d’ouvrir de nouvelles avenues pour mieux comprendre comment ils choisissent d’agir à l’ère du Web.

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On June 15, 2014, Jean-Claude Juncker, the lead candidate of the European People’s Party, was elected President of the European Commission, with the support of the Alliance of Liberals and Democrats for Europe, and some of the European Socialists and Greens. Amid unprecedented Euroscepticism, the media and many pundits predicted a record-low voter turnout and record-high results for Europhobic parties. The aforementioned parties then decided that the political outcome of these 2014 European elections would also be unprecedented. For the first time in EU history, the European political parties agreed to nominate candidates to chair the institution, which they justified by putting forward Article 17 of the Lisbon Treaty. The European Parliament has often characteristically used political discourse - the logos, to influence the EU’s institutional framework, even though it entails grappling with Member States. It took the form of reports and resolutions, like the official use of the phrase “European Parliament” in 1962, direct universal suffrage elections in 1975 and a European Union in 1984. Nominating contenders to chair the European Commission is no exception. It requires a specific political discourse whose origins can be traced back to the early years of the European Parliament, when it was still the “Common Assembly”. This political discourse is one of the elements thanks to which the European Parliament acquired visibility and new prerogatives, in pursuit of its legitimacy. However, the executive branch in all member states is not intent on yielding such prerogatives to the European Parliament. As a matter of fact, the European Parliament has often ended up strengthening the heads of state and governments, since MEPs are forced to resort to self-discipline. The symbolic significance of its logos and, consequently, its own politicisation as a source of legitimacy, is thus undermined. For instance, in 2014, Jean-Claude Juncker’s election actually strengthened German Chancellor Angela Merkel. First she questioned the fact that the candidate whose party holds the parliamentary majority after the election should be appointed President of the Commission. Then she seemed strongly intent on democratising the Union, when she confronted David Cameron, who openly opposed Juncker, believed to be too federalist and old-fashioned a candidate. By doing so, she eventually reduced the symbolic dimension of the European Parliament’s initiative, and Juncker’s election. She also unquestionably embodied EU leadership. This paper aims at analysing Juncker’s election to the Presidency of the European Commission, as well as other questions it raises. In the first part, I lay out some thoughts about the sociohistorical context of voting in European elections in order to make the readers understand why the European Parliament should be bolder. Secondly, I try to explain how the European Parliament has used the logos as a weapon to grapple with member states for more power, as was the case during the 2014 European elections. Last but not least, I seek to show how Angela Merkel got hold of that weapon and took advantage of it, thus proving that despite MEPs’ best efforts, Juncker’s task will be all the more complicated as he was not the consensual candidate of all the governments.

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Vol. 2 is an appendix with half-title: Responsa prudentûm; or, Opinions of pundits attached to the courts established throughout the interior of the territories dependant upon the government of Madras ...

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The neoliberal period was accompanied by a momentous transformation within the US health care system.  As the result of a number of political and historical dynamics, the healthcare law signed by President Barack Obama in 2010 ‑the Affordable Care Act (ACA)‑ drew less on universal models from abroad than it did on earlier conservative healthcare reform proposals. This was in part the result of the influence of powerful corporate healthcare interests. While the ACA expands healthcare coverage, it does so incompletely and unevenly, with persistent uninsurance and disparities in access based on insurance status. Additionally, the law accommodates an overall shift towards a consumerist model of care characterized by high cost sharing at time of use. Finally, the law encourages the further consolidation of the healthcare sector, for instance into units named “Accountable Care Organizations” that closely resemble the health maintenance organizations favored by managed care advocates. The overall effect has been to maintain a fragmented system that is neither equitable nor efficient. A single payer universal system would, in contrast, help transform healthcare into a social right.

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The proliferation of weapons of mass destruction (WMD), nuclear, biological and chemical (NBC) is one of the main security challenges facing the international community today. However the new Global Security Strategy of 2016 raises the question of non-proliferation of WMD only as an incidental matter, not addressing directly the threat, a fundamental threat in the regional and global security. This is a clear step backwards for the European common security.