986 resultados para TH2-specific cells
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A hormone-controlled in vitro transcription system derived from Xenopus liver nuclear extracts was exploited to identify novel cis-acting elements within the vitellogenin gene B1 promoter region. In addition to the already well-documented estrogen-responsive element (ERE), two elements were found within the 140 base pairs upstream of the transcription initiation site. One of them, a negative regulatory element, is responsible for the lack of promoter activity in the absence of the hormone and, as demonstrated by DNA-binding assays, interacts with a liver-specific transcription factor. The second is required in association with the estrogen-responsive element to mediate hormonal induction and is recognized by the Xenopus liver homolog of nuclear factor I.
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Hepatic natural killer (NK) cells mediate antigen-specific contact hypersensitivity (CHS) in mice deficient in T cells and B cells. We report here that hepatic NK cells, but not splenic or naive NK cells, also developed specific memory of vaccines containing antigens from influenza, vesicular stomatitis virus (VSV) or human immunodeficiency virus type 1 (HIV-1). Adoptive transfer of virus-sensitized NK cells into naive recipient mice enhanced the survival of the mice after lethal challenge with the sensitizing virus but not after lethal challenge with a different virus. NK cell memory of haptens and viruses depended on CXCR6, a chemokine receptor on hepatic NK cells that was required for the persistence of memory NK cells but not for antigen recognition. Thus, hepatic NK cells can develop adaptive immunity to structurally diverse antigens, an activity that requires NK cell-expressed CXCR6.
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The therapeutic efficacy of anticancer chemotherapies may depend on dendritic cells (DCs), which present antigens from dying cancer cells to prime tumor-specific interferon-gamma (IFN-gamma)-producing T lymphocytes. Here we show that dying tumor cells release ATP, which then acts on P2X(7) purinergic receptors from DCs and triggers the NOD-like receptor family, pyrin domain containing-3 protein (NLRP3)-dependent caspase-1 activation complex ('inflammasome'), allowing for the secretion of interleukin-1beta (IL-1beta). The priming of IFN-gamma-producing CD8+ T cells by dying tumor cells fails in the absence of a functional IL-1 receptor 1 and in Nlpr3-deficient (Nlrp3(-/-)) or caspase-1-deficient (Casp-1(-/-)) mice unless exogenous IL-1beta is provided. Accordingly, anticancer chemotherapy turned out to be inefficient against tumors established in purinergic receptor P2rx7(-/-) or Nlrp3(-/-) or Casp1(-/-) hosts. Anthracycline-treated individuals with breast cancer carrying a loss-of-function allele of P2RX7 developed metastatic disease more rapidly than individuals bearing the normal allele. These results indicate that the NLRP3 inflammasome links the innate and adaptive immune responses against dying tumor cells.
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After encountering antigens, naïve CD4+ Τ cells can differentiate into various effector Τ helper (Th) cell subsets, including CD4+ Thi, Th2, Thi7, regulatory Τ cells and the recently described follicular Τ helper cells (TFH cells). To date, most of the studies used either gain-of-function approaches that do not reflect the physiological Notch signaling intensity or loss-of-function models that block the entire Notch pathway. The contribution of single Notch receptors during Th differentiation occurring upon infection has not been investigated yet. In the present thesis, we wanted to assess the individual role of Notchi and Notch2 in Th differentiation, by using mice with Τ cell-specific deletion of Notchi, Notch2 or both (NiN2/iCD4Cre) in different models of infection/immunization.¦In the first part, we characterized the role of Notchi and Notch2 in Thi differentiation. We used experimental infection with the protozoan parasite Leishmania major, known to induce a protective Thi immune response in mice on the C57BL/6 background. Mice deficient for both Notchi and Notch2 developed unhealing lesions and were unable to control the parasite burden in their footpad. A profound defect in IFNy secretion by CD4+ Τ cells was shown to be responsible for the susceptibility of these mice. Although CD4+ Τ cells did not secrete IFNy following L. major infection, they exhibited higher IFNymRNA expression as well as higher frequency of CD4+IFNy+Τ cells in dLN. Altogether, these data indicate that Notch is dispensable for the differentiation of Thi cells expressing IFNy but controls, directly or not, the secretion of IFNy, allowing the development of a fully functional Thi immune response.¦In the second part of this thesis, we determined whether Notch is involved in differentiation of follicular Τ helper (TFH) cells. Using different models of immunization (NP-CGG, Schistosoma mansoni eggs) or infection (Leishmania mexicana), we showed that NiN2ACD4Cre mice were unable to generate TFH cells, displayed impaired germinal center (GC) formation as well as a profound defect in high affinity specific-antibodies secretion. We demonstrated an essential and previously unknown role of Notch in TFH cell development, the consequent GC formation and high affinity antibodies secretion, although the mechanisms by which Notch affects TFH development remain to be clearly demonstrated.¦-¦Lors d'une réponse immune, les lymphocytes Τ CD4+ se différencient en différentes sous- populations de lymphocytes Τ auxiliaires (T helper ou Th en anglais) incluant les populations de cellules Thi, Th2, Thn.7, Τ régulatrices ou Τ folliculaires. De nombreuses études ont montré un rôle de la voie de signalisation Notch dans la différentiation des lymphocytes Τ auxiliaires, bien que les résultats soient controversés. A ce jour, la majorité de ces études sont basées sur des modèles de gain de fonction qui ne reflètent pas le niveau physiologique du signal ou des modèles de perte de fonction pour lesquels toute la voie de signalisation est bloquée. De ce fait, nous avons voulu établir le rôle individuel de Notchi et Notch2 dans la réponse immune de type Thi et dans la différentiation des lymphocytes Τ auxiliaires folliculaires avec l'aide de souris déficientes pour Notchi, Notch2 ou les 2 (NiN2ACD4Cre) à la surface de leurs cellules T.¦Dans la première partie de cette thèse, nous avons analysé le rôle de Notch dans la différentiation de type Thi suite à infection avec le parasite Leishmania major, connu pour induire une forte réponse Thi dans des souris de souche C57BL/6. Les souris déficientes pour Notchi et Notch2 développent une importante lésion et sont incapables de contrôler la prolifération du parasite au site d'infection. Le profond défaut de la sécrétion d'IFNy par les cellules Τ des ganglions drainants est probablement responsable de la susceptibilité de ces souris à L. major. Bien que les cellules Τ ne sécrètent pas d'IFNy, nous avons observé des niveaux plus importants d'expression au niveau de l'ARN messager, et une proportion plus élevée de cellules positives pour CD4 et IFNy. Ces résultats indiquent que Notch est nécessaire pour la sécrétion d'IFNy mais pas pour la différentiation de cellules compétentes pour l'IFNy.¦Dans un second temps, nous avons voulu déterminer si Notch est impliqué dans la différentiation des cellules Τ folliculaires. En utilisant divers modèles d'immunisation (avec NP-CGG ou des oeufs de Schistosoma mansoni) ou d'infection (avec L. mexicana), nous avons montré que les souris NlN2ACD4Cre sont incapables de générer des cellules Τ folliculaires. En conséquence, la formation des centres germinatifs et la sécrétion d'anticorps de haute affinité sont profondément affectés. Nous avons démontré dans cette seconde partie un rôle crucial et inconnu à ce jour de Notch dans la différentiation des cellules Τ et en conséquence dans la formation des centres germinatifs et la sécrétion des anticorps de haute affinité, bien que les mécanismes par lesquels Notch contrôle cette différentiation restent à identifier.¦-¦Lors d'une réponse immune, les lymphocytes Τ CD// se différencient en différentes sous- populations de lymphocytes Τ auxiliaires de types Thi, Th2, Thi7, régulatrices ou folliculaires, définies selon la sécrétion de cytokines spécifiques. Le rôle de ces sous-populations dans le contrôle de diverses infections ou leur association avec de nombreuses maladies rend la compréhension des mécanismes de différentiation de ces cellules particulièrement importante. De nombreux facteurs sont impliqués dans ce processus, tels que la présence de diverses cytokines dans l'environnement, la nature de l'antigène ou encore la force de la stimulation. Par ailleurs, de nombreuses études ont montré un rôle de la voie de signalisation Notch dans la différentiation des lymphocytes T, bien que les résultats soient controversés. Dans cette thèse, nous avons voulu évaluer le rôle individuel des récepteurs Notch dans la différentiation des cellules Τ auxiliaires de type Thi et folliculaires à l'aide de souris dont les récepteurs Notch sont spécifiquement absents à la surface des lymphocytes T.¦Dans la première partie, nous avons utilisé le modèle d'infection au parasite Leishmania major, connu pour induire une forte réponse protectrice de type Thi dans la majorité des souches de souris. Suite à l'infection, les souris déficientes pour les récepteurs Notch sont incapables de contrôler la prolifération du parasite et développent une importante lésion au site d'infection. Cette susceptibilité est due à l'incapacité des cellules Τ auxiliaires à sécréter une cytokine spécifique des cellules de type Thi et nécessaire à l'éradication du parasite, l'IFNy. Ces résultats indiquent que les récepteurs Notch sont indispensables au développement d'une réponse Thi fonctionnelle, permettant la guérison suite à l'infection avec L. major.¦Dans la deuxième partie de cette thèse, nous avons voulu déterminer si Notch est impliqué dans la différentiation des lymphocytes Τ folliculaires. Ces cellules ont la particularité d'aider les lymphocytes Β à former des centres germinatifs au sein desquels les lymphocytes Β prolifèrent et sécrètent des anticorps, un processus nécessaire à la protection contre les pathogènes. Actuellement, l'efficacité de la majorité des vaccins repose sur la sécrétion d'anticorps par les lymphocytes B, aidés par les cellules Τ folliculaires. En raison du rôle important de ces cellules dans l'éradication des pathogènes et lors d'un processus de vaccination, il est important de connaître les facteurs et les mécanismes permettant la différentiation de ces cellules. Dans cette étude, nous montrons que la formation des cellules Τ folliculaires dépend de la voie de signalisation Notch, impliquant un rôle essentiel de cette molécule dans l'induction de la sécrétion d'anticorps par les lymphocytes B.
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In humans, NK receptors are expressed by natural killer cells and some T cells, the latter of which are preferentially alphabetaTCR+ CD8+ cytolytic T lymphocytes (CTL). In this study we analyzed the expression of nine NK receptors (p58.1, p58.2, p70, p140, ILT2, NKRP1A, ZIN176, CD94 and CD94/NKG2A) in PBL from both healthy donors and melanoma patients. The percentages of NK receptor-positive T cells (NKT cells) varied strongly, and this variation was more important between individual patients than between individual healthy donors. In all the individuals, the NKT cells were preferentially CD28-, and a significant correlation was found between the percentage of CD28- T cells and the percentage of NK receptor+ T cells. Based on these data and the known activated phenotype of CD28- T cells, we propose that the CD28- CD8+ T cell pool represents or contains the currently active CTL population, and that the frequent expression of NK receptors reflects regulatory mechanisms modulating the extent of CTL effector function. Preliminary results indicate that some tumor antigen-specific T cells may indeed be CD28- and express NK receptors in vivo.
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A three-dimensional cell culture system was used as a model to study the influence of low levels of mercury in the developing brain. Aggregating cell cultures of fetal rat telencephalon were treated for 10 days either during an early developmental period (i.e., between days 5 and 15 in vitro) or during a phase of advanced maturation (i.e., between days 25 and 35) with mercury. An inorganic (HgCl2) and an organic mercury compound (monomethylmercury chloride, MeHgCl) were examined. By monitoring changes in cell type-specific enzymes activities, the concentration-dependent toxicity of the compounds was determined. In immature cultures, a general cytotoxicity was observed at 10(-6) M for both mercury compounds. In these cultures, HgCl2 appeared somewhat more toxic than MeHgCl. However, no appreciable demethylation of MeHgCl could be detected, indicating similar toxic potencies for both mercury compounds. In highly differentiated cultures, by contrast, MeHgCl exhibited a higher toxic potency than HgCl2. In addition, at 10(-6) M, MeHgCl showed pronounced neuron-specific toxicity. Below the cytotoxic concentrations, distinct glia-specific reactions could be observed with both mercury compounds. An increase in the immunoreactivity for glial fibrillary acidic protein, typical for gliosis, could be observed at concentrations between 10(-9) M and 10(-7) M in immature cultures, and between 10(-8) M and 3 x 10(-5) M in highly differentiated cultures. A conspicuous increase in the number and clustering of GSI-B4 lectin-binding cells, indicating a microglial response, was found at concentrations between 10(-10) M and 10(-7) M. These development-dependent and cell type-specific effects may reflect the pathogenic potential of long-term exposure to subclinical doses of mercury.
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The adaptive immune system plays a critical role in protection at the time of secondary infection. It does so through the rapid and robust reactivation of memory T cells which are maintained long-term, in a phenotypically heterogeneous state, following their primary encounter with Ag. Although most HLA-A*0201/influenza matrix protein(58-66)-specific CD8 T cells from healthy donors display characteristics typical of memory T cells, through our extensive phenotypic analysis we have further shown that up to 20% of these cells express neither the IL-7 receptor CD127 nor the costimulatory molecule CD28. In contrast to the majority of CD28(pos) cells, granzyme B and perforin were frequently expressed by the CD28(neg) cells, suggesting that they are effector cells. Indeed, these cells were able to kill target cells, in an Ag-specific manner, directly ex vivo. Thus, our findings demonstrate the remarkable long-term persistence in healthy humans of not only influenza-specific memory cells, but also of effector T cells. We further observed that granzyme B expression in influenza-specific CD8 T cells paralleled levels in the total CD8 T cell population, suggestive of Ag-nonspecific bystander activation. Sequencing of TCR alpha- and beta-chains showed that the TCR repertoire specific for this epitope was dominated by one, or a few, T cell clonotype per healthy donor. Moreover, our sequencing analysis revealed, for the first time in humans, that identical clonotypes can coexist as both memory and effector T cells, thereby supporting the principle of multipotent clonotypic differentiation.
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Activation of cultured hepatic stellate cells correlated with an enhanced expression of proteins involved in uptake and storage of fatty acids (FA translocase CD36, Acyl-CoA synthetase 2) and retinol (cellular retinol binding protein type I, CRBP-I; lecithin:retinol acyltransferases, LRAT). The increased expression of CRBP-I and LRAT during hepatic stellate cells activation, both involved in retinol esterification, was in contrast with the simultaneous depletion of their typical lipid-vitamin A (vitA) reserves. Since hepatic stellate cells express high levels of peroxisome proliferator activated receptor beta (PPARbeta), which become further induced during transition into the activated phenotype, we investigated the potential role of PPARbeta in the regulation of these changes. Administration of L165041, a PPARbeta-specific agonist, further induced the expression of CD36, B-FABP, CRBP-I, and LRAT, whereas their expression was inhibited by antisense PPARbeta mRNA. PPARbeta-RXR dimers bound to CRBP-I promoter sequences. Our observations suggest that PPARbeta regulates the expression of these genes, and thus could play an important role in vitA storage. In vivo, we observed a striking association between the enhanced expression of PPARbeta and CRBP-I in activated myofibroblast-like hepatic stellate cells and the manifestation of vitA autofluorescent droplets in the fibrotic septa after injury with CCl4 or CCl4 in combination with retinol.
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Background: Stem cells and their niches are studied in many systems, but mammalian germ stem cells (GSC) and their niches are still poorly understood. In rat testis, spermatogonia and undifferentiated Sertoli cells proliferate before puberty, but at puberty most spermatogonia enter spermatogenesis, and Sertoli cells differentiate to support this program. Thus, pre-pubertal spermatogonia might possess GSC potential and pre-pubertal Sertoli cells niche functions. We hypothesized that the different stem cell pools at pre-puberty and maturity provide a model for the identification of stem cell and niche-specific genes. We compared the transcript profiles of spermatogonia and Sertoli cells from pre-pubertal and pubertal rats and examined how these related to genes expressed in testicular cancers, which might originate from inappropriate communication between GSCs and Sertoli cells. Results: The pre-pubertal spermatogonia-specific gene set comprised known stem cell and spermatogonial stem cell (SSC) markers. Similarly, the pre-pubertal Sertoli cell-specific gene set comprised known niche gene transcripts. A large fraction of these specifically enriched transcripts encoded trans-membrane, extra-cellular, and secreted proteins highlighting stem cell to niche communication. Comparing selective gene sets established in this study with published gene expression data of testicular cancers and their stroma, we identified sets expressed genes shared between testicular tumors and pre-pubertal spermatogonia, and tumor stroma and pre-pubertal Sertoli cells with statistic significance. Conclusions: Our data suggest that SSC and their niche specifically express complementary factors for cell communication and that the same factors might be implicated in the communication between tumor cells and their micro-enviroment in testicular cancer.
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CD40L is one of the key molecules bridging the activation of specific T cells and the maturation of professional and nonprofessional antigen-presenting cells including B cells. CD4(+) T cells have been regarded as the major T-cell subset that expresses CD40L upon cognate activation; however, we demonstrate here that a putative CD8(+) helper T-cell subset expressing CD40L is induced in human and murine CD8(+) T cells in vitro and in mice immunized with antigen-pulsed dendritic cells. IL-12 and STAT4-mediated signaling was the major instructive cytokine signal boosting the ability of CD8(+) T cells to express CD40L both in vitro and in vivo. Additionally, TCR signaling strength modulated CD40L expression in CD8(+) T cells after primary differentiation in vitro as well as in vivo. The induction of CD40L in CD8(+) T cells regulated by IL-12 and TCR signaling may enable CD8(+) T cells to respond autonomously of CD4(+) T cells. Thus, we propose that under proinflammatory conditions, a self-sustaining positive feedback loop could facilitate the efficient priming of T cells stimulated by high affinity peptide displaying APCs.
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Résumé : Dans le modèle murin d'infection avec le parasite protozoaire Leishmania major (L. major), la souche de souris C57BL/6 est résistante a |'infection et développe une réponse protectrice Thelper (Th) 1. Inversement, les souris de la souche BALB/c développent une réponse Th2 et sont sensibles a cette infection. A la suite d'une infection avec ce parasite, les neutrophiles sont les premières cellules présentes au site d'infection et sont recrutées de manière égale dans les souches résistantes et sensibles à L. major, Néanmoins, trois jours après l'infection, la majorité des neutrophiles disparaissent du site d'infection chez les souris C57BL/6, tandis que ils restent jusqu'a dix jours chez les souris BALB/c. Un rôle crucial des neutrophiles a été démontré durant l'infection avec L. major. En effet, la déplétion de ces cellules avant |'infection dans les souris BALB/c, conduit a une réduction du développement des lésions, associée à une baisse de la charge parasitaire et a une modification de la réponse immunitaire vers une réponse Th1 dans des souris normalement sensibles a |'infection, suggérant un rôle immunorégulateur de ces neutrophiles durant les premiers jours de l'infection. Dans la première partie de cette thèse, nous avons étudié le rôle des neutrophiles suite à l'infection avec L. major. Nous avons démontré que le parasite induisait des phénotypes de neutrophiles distincts chez les souris résistantes ou sensibles à L. major. Suite à l'exposition au parasite, les neutrophiles de souris C57BL/6 ont montré une expression élevée des récepteurs Toll-like 2, 7 et 9 ainsi que la sécrétion d'lL-12p7O et d'lL-10, alors que ceux de souris BALB/c sécrétaient de l'IL-12p40 et du TGFB. Nous avons ensuite démontré qu'en réponse à L. major, au contraire des neutrophiles de BALB/c, les neutrophiles de souris résistantes C57BL/6, libéraient la chimiokine CCL3 attirant les cellules dendritiques. Le rôle crucial de cette chimiokine dans la migration de la première de vague de cellules dendritiques au site d'infection ainsi que son rôle dans le développement de la réponse immunitaire subséquente a été établi. Ces résultats démontrent que les neutrophiles, suite a |'infection avec le parasite L. major, créent un microenvironnement capable de déterminer le développement d'une réponse immunitaire spécifique a un antigène. Dans un second temps, nous nous sommes intéressés au rôle des neutrophiles suite a l'infection avec d'autres espèces de Leishmania: L, doriovani et L. mexicaria, agents responsables de leishmaniose viscérale et cutanée chronique respectivement. Un rôle crucial des neutrophiles a été démontré dans la réponse protectrice suite a l'infection avec L. donovani, l'absence de ces cellules amenant à une susceptibilité au parasite accrue, associée avec une induction préférentielle d'une réponse Th2. Inversement, la déplétion des neutrophiles lors de l'infection avec L. mexicaria aboutit a une résistance accrue, comme constaté par la baisse dela charge parasitaire, la hausse de la réponse Th1 ainsi la baisse de la réponse Th2 dans les souris déplétées en neutrophiles. Néanmoins, malgré le rôle délétère des neutrophiles sur le développement d'une réponse protectrice suite à |'infection avec L. mexicana, ces cellules sont nécessaires pour une résolution correcte dela réponse inflammatoire. En résumé, cette étude révèle un rôle majeur des neutrophiles lors de |'infection avec plusieurs especes de Leishmania. Résumé pour un large public : Les neutrophiles font partie de la famille des globules blancs. A la suite d'une infection, ces cellules sont les premières a être recrutées au site d'infection et sont impliquées dans |'élimination des pathogènes. Dans cette thèse, nous nous somme donc intéressés au rôle que pouvaient jouer ces neutrophiles durant l'infection avec le parasite protozoaire Leishmania major (L. major). Dans le modèle murin d'infection avec L. major, la majorité des souches de souris utilisées dans la recherche, dont les souris de la souche C57BL/6, développent de petites lésions qui guérissent spontanément après quelques semaines (souris résistantes). ll existe néanmoins, quelques souches de souris, dont la souche de souris BALB/c, qui développent des lésions qui ne guérissent pas (souris sensibles). Il a été observé que lors de l'lnfection avec ce parasites les neutrophiles étaient les premières cellules recrutées au site de l'lnfection dans toutes les souches de souris, toutefois trois jours après le début dela réaction immunitaire, la majorité des neutrophiles disparaissent chez les souris C57BL/6, tandis qu'ils restent jusqu'à dix jours chez les souris BALB/c. De plus, un rôle crucial des neutrophiles a été démontré durant l'infection avec L. major. En effet, l'absence de neutrophiles durant les trois premiers jours de l'infection chez les souris sensibles à |'infection, rend ces souris résistantes. Ces résultats suggèrent donc un rôle régulateur de la réponse immunitaire des neutrophiles durant les premiers jours de l'infection. Dans la première partie de cette thèse, nous avons étudié le rôle des neutrophiles suite à l'infection avec L. major. Nous avons donc analysé la sécrétion des cytokines, molécules essentielles qui déterminent la réponse immunitaire, par les neutrophiles. Nous avons démontré que le parasite induisait une sécrétion de cytokines différente entre les souris résistantes ou sensibles a L. major. Nous avons ensuite démontré que seule la souche de souris résistante sécrétait la chimiokine CCL3, connue pour être impliquée dans le recrutement de différentes cellules au site d'infecti0n, dont les cellules dendritiques. Les cellules dendritiques sont un élément fondamental pour un bon déroulement d'une réponse immunitaire, de par leur rôle décisif de liaison entre une réponse précoce non-spécifique au pathogène et une réponse plus tardive spécifique au pathogène et nécessaire pour |'élimination de dernier. Nous avons démontré que les neutrophiles de souris résistantes sécrétaient CCL3 et recrutaient les cellules dendritiques au site d'infecti0n, jouant de ce fait un rôle essentiel dans le développement de la réponse immunitaire. Ces résultats démontrent que les neutrophiles, suite à l'infection avec le parasite L. major, créent un microenvironnement capable de déterminer le développement d'une réponse immunitaire. Dans un second temps, nous nous sommes intéressés au rôle des neutrophiles suite à l'lnfection avec d'autres espèces de Leishmania, L. donovani et L. mexicana. Nous avons pu montrer un rôle crucial de ces cellules dans la réponse à ces deux parasites. En effet, suite à |'infection avec L. donovani, un rôle protecteur des neutrophiles a été observé, leur absence menant à une susceptibilité accrue aux parasites. Dans le cas de l'infection avec L. mexicana, une réduction de |'infection a été observée en absence de neutrophiles, avec néanmoins une augmentation de la lésion, suggérant un rôle important de ces cellules dans le développement de la réponse immunitaire ainsi que dans le contrôle de la réponse inflammatoire. En résumé, cette étude révèle un rôle majeur des neutrophiles lors de l'lnfection avec plusieurs membres de la famille Leishrnania. Summary : Upon infection with the protozoan parasite Leishmania major (L. major), C57BL/6 mice show a resistant phenotype, developing a protective Thelper (Th) 1 response. ln contrast, BALB/c mice develop a Th2 response and are susceptible to infection. Following inoculation with the parasite, neutrophils are the first cells migrating at the site of infection and are equally recruited in both L. major- resistant and susceptible mouse strains. However, after three days of infection, almost all neutrophils disappear from the site of infection in C57BL/6 mice, while they persist until ten days in BALB/c mice. Neutrophils were shown to play a crucial role during infection with L. major. indeed, depletion of these cells in BALB/c mice prior to infection with the parasite led to a lower Iesion development, associated with a lower parasite burden and a modification in the immune response towards a Th1 response in these otherwise susceptible mice, suggesting an immunomodulatory role for neutrophils during the first days of infection. ln the first part of this thesis, we were interested in better understanding the role of neutrophils in infection with L. major. \/\/e found that this parasite was inducing distinct neutrophil phenotypes in L. major-resistant and susceptible mice. Upon exposition with L. major, C57BL/6 neutrophils were reported to express high level of Toll-like receptors 2, 7, 9 mRNA and secrete IL-12p70 and IL-10, while BALB/c neutrophils secreted homodimers of IL-12p40, and TGFB. We then demonstrated that in response to L. major, neutrophils from L. major-resistant C57BL/6 mice release the CCL3 dendritic cell attracting chemokine, which is critical for the first wave of dendritic cell migration to the site of infection and in the development of the subsequent immune response. Altogether, these results demonstrated that upon infection with L. major, neutrophils create a microenvironment that can determine the development of an antigen-specific immune response. ln the second part of the thesis we were interested in understanding the role of neutrophils upon infection with of other species of Leishmania: L. donovani causing visceral leishmaniasis and L. mexicana, agent of chronic cutaneous leishmaniasis. Upon infection with L. donovani, neutrophils were found to play a crucial role in the early protective response, their absence leading to an increased susceptibility to the parasite, associated with the preferential induction of a Th2 response. ln contrast, depletion of these cells early in infection with L. mexicana was leading to an increased resistance, as observed by a decreased parasite burden, increased Th1 and decreased Th2 response in neutrophil-depleted mice. However, despite the deleterious role of neutrophils on the development of a protective immune response upon L. mexicana infection, these cells were required for the proper resolution of the inflammatory response. Altogether, these results highlight a major immunomodulatory role for neutrophils in infection with several species of Leishmania.
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Mouse NK cells express MHC class I-specific inhibitory Ly49 receptors. Since these receptors display distinct ligand specificities and are clonally distributed, their expression generates a diverse NK cell receptor repertoire specific for MHC class I molecules. We have previously found that the Dd (or Dk)-specific Ly49A receptor is usually expressed from a single allele. However, a small fraction of short-term NK cell clones expressed both Ly49A alleles, suggesting that the two Ly49A alleles are independently and randomly expressed. Here we show that the genes for two additional Ly49 receptors (Ly49C and Ly49G2) are also expressed in a (predominantly) mono-allelic fashion. Since single NK cells can co-express multiple Ly49 receptors, we also investigated whether mono-allelic expression from within the tightly linked Ly49 gene cluster is coordinate or independent. Our clonal analysis suggests that the expression of alleles of distinct Ly49 genes is not coordinate. Thus Ly49 alleles are apparently independently and randomly chosen for stable expression, a process that directly restricts the number of Ly49 receptors expressed per single NK cell. We propose that the Ly49 receptor repertoire specific for MHC class I is generated by an allele-specific, stochastic gene expression process that acts on the entire Ly49 gene cluster.
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Despite major progress in T lymphocyte analysis in melanoma patients, TCR repertoire selection and kinetics in response to tumor Ags remain largely unexplored. In this study, using a novel ex vivo molecular-based approach at the single-cell level, we identified a single, naturally primed T cell clone that dominated the human CD8(+) T cell response to the Melan-A/MART-1 Ag. The dominant clone expressed a high-avidity TCR to cognate tumor Ag, efficiently killed tumor cells, and prevailed in the differentiated effector-memory T lymphocyte compartment. TCR sequencing also revealed that this particular clone arose at least 1 year before vaccination, displayed long-term persistence, and efficient homing to metastases. Remarkably, during concomitant vaccination over 3.5 years, the frequency of the pre-existing clone progressively increased, reaching up to 2.5% of the circulating CD8 pool while its effector functions were enhanced. In parallel, the disease stabilized, but subsequently progressed with loss of Melan-A expression by melanoma cells. Collectively, combined ex vivo analysis of T cell differentiation and clonality revealed for the first time a strong expansion of a tumor Ag-specific human T cell clone, comparable to protective virus-specific T cells. The observed successful boosting by peptide vaccination support further development of immunotherapy by including strategies to overcome immune escape.
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After mouse mammary tumor virus (MMTV) infection, B lymphocytes present a superantigen (Sag) and receive help from the unlimited number of CD4(+) T cells expressing Sag-specific T-cell receptor Vbeta elements. The infected B cells divide and differentiate, similarly to what occurs in classical B-cell responses. The amplification of Sag-reactive T cells can be considered a primary immune response. Since B cells are usually not efficient in the activation of naive T cells, we addressed the question of whether professional antigen-presenting cells such as dendritic cells (DCs) are responsible for T-cell priming. We show here, using MMTV(SIM), a viral isolate which requires major histocompatibility complex class II I-E expression to induce a strong Sag response in vivo, that transgenic mice expressing I-E exclusively on DCs (I-EalphaDC tg) reveal a strong Sag response. This Sag response was dependent on the presence of B cells, as indicated by the absence of stimulation in I-EalphaDC tg mice lacking B cells (I-EalphaDC tg muMT(-/-)), even if these B cells lack I-E expression. Furthermore, the involvement of either residual transgene expression by B cells or transfer of I-E from DCs to B cells was excluded by the use of mixed bone marrow chimeras. Our results indicate that after priming by DCs in the context of I-E, the MMTV(SIM) Sag can be recognized on the surface of B cells in the context of I-A. The most likely physiological relevance of the lowering of the antigen threshold required for T-cell/B-cell collaboration after DC priming is to allow B cells with a low affinity for antigen to receive T-cell help in a primary immune response.
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After antigen driven activationnaïve CD8 T cells develop intocytolytic effector cells and subsequentlyinto memory cells. The molecularinteractions orchestrating Tcell activation are complex and we sofar have a limited understanding howindividual signals impact the Tcell response.Using OT-1 TCR transgeniccells and Listeria monocytogenesstrains expressing a set of altered peptideligands (APL) for the OT-1 TCRwe have recently studied how thelevel of TCR stimulation impacts theT cell response in vivo. We therebyobserved that even very low levels ofTCR stimulation are sufficient forfunctional effector and memoryT celldifferentiation. In order to addresshow much further the level of TCRstimulation can be reduced until the Tcells do not become activated anymore,we generated additional OT-1APL expressing Listeria strains. TheAPLused in our present study cover arange of potency down to the level ofpositive selection. Using all our APLListeria strains we can demonstratethat the threshold of peripheral T cellactivation is above the level of positiveselection but far below the levelthat is thought to be required for negativeselection. Furthermore, we characterizedthe thresholds of activatingmemory T cells and found them intrinsicallyto be very similar to thoseof naïve T cells. However, we observedthat T cell competition at thelevel of antigen presenting cells criticallyraises the activation threshold ofmemory CD8 T cells. Taken togetherour data indicate that the threshold foractivating T cells critically dependson the context and the environment inwhich T cells respond to antigen.