964 resultados para Pulse width modulation
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Le microenvironnement tumoral et les cellules et molcules signal (cytokines et chimiokines) quils contiennent sont reconnus comme jouant un rle prpondrant dans la progression des tumeurs. Il devient donc ncessaire dtudier la relation entre les molcules signal, les cellules infiltrantes et les cellules tumorales. Le TGF- est une puissante cytokine immunosuppressive et suppressive de la croissance cellulaire, dont le rle dans la formation du microenvironnement tumoral leucmique est mal connu. Dans cette tude, nous avons tudi le modle injectable de leucmie lymphode T EL4 (cellules tumorales produisant du TGF-) de souche C57BL/6. Nous avons caractris linfiltration de cellules mylodes et lymphodes au niveau des tumeurs par cytomtrie en flux et par microscopie fluorescence. Lanalyse des cellules infiltrant les tumeurs EL4 nous a permis de montrer la forte prsence de lymphocytes T et de cellules mylodes CD11b+. Nous avons donc poursuivi ltude afin de mieux caractriser ces cellules. Nous avons montr que ces cellules se retrouvent en priphrie de la tumeur et en priphrie des vaisseaux sanguins de la tumeur. Ces cellules ont des phnotypes nous laissant croire quelles appartiennent la famille des cellules dite mylodes suppressives. Ces cellules ont de forts niveaux de transcrits de VEGF et de MMP9 au niveau de la tumeur ainsi quau niveau systmique, mais ne semblent pas avoir une forte capacit inhibitrice in vitro. Afin de dterminer si la production tumorale de TGF- influe le recrutement de ces cellules, nous avons transform des cellules EL4 laide dun shRNA afin de diminuer la production de TGF- (shRNA-TGF-) et, compar linfiltration mylode et lymphode de tumeurs formes avec des cellules EL4 contrles (shRNA-Luc). Une diminution de 50% dans les niveaux de transcrits de TGF- naffecte pas la croissance tumorale mais semble diminuer linfiltration par des cellules mylodes. La prsente tude nous a permis de mieux comprendre le modle de leucmie EL4 et le rle des populations cellulaires mylodes dans le microenvironnement tumoral leucmique. La diminution du TGF- produit par les cellules tumorales rduit linfiltration de ces populations mylodes dans la tumeur EL4. Le rle prcis de ces cellules est encore dterminer. Ces rsultats sont en accord avec le fait quune thrapie anti-TGF- nest pas suffisante pour contrer la progression tumorale, mais pourrait influer sur le rsultat post-chimiothrapie et limmunothrapie en altrant la composition du microenvironnement.
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Les facteurs psychologiques tels que l'hypnose, l'motion, le stress et lattention exercent un effet modulant puissant sur la nociception et la douleur. Toutefois, linfluence de l'attention sur la nociception et la douleur, ainsi que les mcanismes neuronaux sous-jacents, ne sont pas clairs. La littrature actuelle sur la modulation attentionnelle des rponses spinales nociceptives, telles que mesures par le rflexe RIII, et de la perception de lintensit de la douleur est discordante et souvent contradictoire. Ce mmoire fournit un nouveau cadre pour examiner la modulation du rflexe RIII et de la douleur par lattention. Une tche de discrimination sensorielle a t dcompose en trois composantes attentionnelles : la vigilance, lorientation, et le contrle excutif. Auparavant, la nature multidimensionnelle de lattention fut largement ignore dans la littrature. Nous dmontrons que les composantes attentionnelles ont des effets modulatoires distincts sur la nociception et la douleur et suggrons que ceci reprsente une partie de la confusion prsente dans la littrature. En prenant compte du stress indpendamment, nous dmontrons, pour la premire fois, que le stress inhibe la modulation attentionnelle du rflexe RIII ce qui indique une interaction et dissociation de la modulation des rponses nociceptives par lattention et le stress. Ces rsultats importants clarifient, en grande partie, les contradictions dans la littrature, puisque les tches cognitives produisent souvent des augmentations du stress ce qui confond linterprtation des rsultats. De plus, la tche de discrimination inclut des stimuli visuels et somatosensoriels et rvle que linfluence de l'attention sur la douleur est spatialement spcifique tandis que la modulation attentionnelle de la nociception est spcifique la modalit des stimuli, au moins en ce qui concerne les modalits examines. A partir de ces rsultats, un nouveau modle de la modulation attentionnelle des processus de la douleur, base sur les composantes attentionnelles, a t propos. Celui-ci est appuy par la littrature et fournit une explication systmatique et intgratrice des rsultats antrieurement contradictoires. De plus, partir de ce modle, plusieurs mcanismes neuronaux ont t proposs pour sous-tendre la modulation attentionnelle de la nociception et de la douleur.
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CXCR4, a chemokine receptor involved in metastasis and homing of hematopoietic stem cells, signals through two major pathways: Gi and -arrestin2. -arrestin2 terminates G-protein signaling and targets the receptor to endocytosis. This project proposed to study the effect of a previously described set of CXCR4 mutants on both these signaling pathways, as well as their localization. These mutants were assayed by different Bioluminescence Resonance Energy Transfer (BRET) systems. Using these systems, we confirmed that N119S is a constitutively active mutant (CAM), spontaneously activating Gi. As well, we found that R134A is a constitutively inactive mutant (CIM), devoided of G-protein signaling, but spontaneously recruiting -arrestin2. In addition, we studied the dependency of -arrestin2 recruitment on the Gi activity. By targeting R134A and N119S with pertussis toxin, an inhibitor of the Gi activation, we showed efficient blocking of the Gi pathway, while maintaining the constitutive recruitment of -arrestin2. This demonstrated that for CXCR4, -arrestin2 recruitment is independent of the Gi pathway. Finally, two synthetic ligands of CXCR4, AMD3100 and TC14012 were tested for their ability to recruit -arrestin2. AMD3100 is a clinically approved drug used for stem cell transplantation, with considerable side effects. We found it to be an antagonist on both Gi and -arrestin2 recruitment. On the other hand, TC14012 was found to be an inverse agonist on Gi and an antagonist on -arrestin2 recruitment. Based on this finding, it would be preferable to use of TC14012 as it will further reduce any basal Gi activity, without affecting -arrestin2 recruitment. These results support the development of TC14012 for stem cell mobilization trials.
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La leptine circule en proportion de la masse graisseuse du corps et la transduction de son signal travers la forme longue de son rcepteur via un certain nombre de voies neurales , y compris MAPK, PI3-K ,AMPK et JAK2 - STAT3 . Il faut noter que STAT3 constitue une voie cle au rcepteur de la leptine par laquelle la leptine module l'expression des gnes impliqus dans la rgulation du bilan nergtique. La plupart des recherches ont port sur la fonction du rcepteur de la leptine au sein de l' hypothalamus, en particulier la fonction du rcepteur de la leptine dans le noyau arqu. Toutefois, les rcepteurs de la leptine sont galement exprims sur les neurones dopaminergiques de l'aire tgmentale ventrale et la leptine agit sur cette rgion du cerveau pour influencer la prise alimentaire, la motivation, la locomotion, l'anxit et la transmission de la dopamine. De plus, la leptine active la STAT3 dans les dopaminergiques et GABAergiques populations neuronales. Bien que ces rsultats contribuent notre comprhension des multiples actions de la leptine dans le systme nerveux central, il reste rsoudre les cellules et la signalisation du rcepteur de la leptine qui sont responsables des effets neurocomportementaux de la leptine dans le msencphale. Visant dterminer la contribution de la voie de signalisation STAT3 dans les neurones dopaminergiques du msencphale, nous avons gnr une ligne de souris knockout conditionnel dans lequel l'activation du gne de STAT3 sur son rsidu tyrosine 705 ( Tyr 705 ) est absent spcifiquement dans les neurones dopaminergiques. Avec l'utilisation de ce modle de souris gntique, nous avons valu l'impact de l'ablation de la signalisation STAT3 dans les neurones dopaminergiques sur un certain nombre de fonctions lies la dopamine, y compris l'alimentation, la locomotion, les comportements lis la rcompense, l'motion et la libration de dopamine dans le noyau accumbens. Fait intressant, nous avons observ un dimorphisme sexuel dans le phnotype des souris STAT3DAT-KO. L'activation de la voie de signalisation STAT3 dans les neurones dopaminergiques est responsable de l'action de la leptine dans la rduction de la locomotion, rcompense lie l'activit physique, et de l'augmentation de la libration et de la disponibilit de la dopamine chez les souris mles. Cependant, il ne module pas le comportement motionnel. D'autre part, les souris femelles STAT3DAT-KO augmentent les niveaux d'anxit et les niveaux plasmatiques de corticostrone, sans provoquer de changements de la dpression. Cependant, la perte d'activation de STAT3 dans les neurones dopaminergiques ne module pas le comportement locomoteur chez les souris femelles. Notamment, les actions de la leptine dans le msencphale pour influencer le comportement alimentaire ne sont pas mdies par l'activation de STAT3 dans les neurones dopaminergiques, considrant que les souris mles et femelles ont un comportement alimentaire normal. Nos rsultats dmontrent que la voie de signalisation STAT3 dans les neurones dopaminergiques est responsable des effets anxiolytiques de la leptine, et soutient l'hypothse que la leptine communique l'tat d'nergie du corps (i.e. la relation entre la dpense et les apports nergtiques) pour les rgions msolimbiques pour attnuer les effets de motivation et de rcompense de plusieurs comportements qui servent rhabiliter ou puiser les rserves d'nergie. En outre, ce travail souligne l'importance d'tudier la modulation de la signalisation de la leptine dans diffrente types de cellules, afin d'identifier les voies de signalisation et les mcanismes cellulaires impliqus dans les diffrentes fonctions neuro-comportementales de la leptine.
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Le contrle des mouvements du bras fait intervenir plusieurs voies provenant du cerveau. Cette thse, compose principalement de deux tudes, tente dclaircir les contributions des voies tirant leur origine du systme vestibulaire et du cortex moteur. Dans la premire tude (Raptis et al 2007), impliquant des mouvements datteinte, nous avons cern limportance des voies descendantes partant du systme vestibulaire pour lquivalence motrice, i.e. la capacit du systme moteur atteindre un but moteur donn lorsque le nombre de degrs de libert articulaires varie. Lhypothse mise tait que le systme vestibulaire joue un rle essentiel dans lquivalence motrice. Nous avons compar la capacit dquivalence motrice de sujets sains et de patients vestibulodficients chroniques lors de mouvements ncessitant un contrle des positions du bras et du tronc. Pendant que leur vision tait temporairement bloque, les sujets devaient soit maintenir une position de lindex pendant une flexion du tronc, soit atteindre une cible dans lespace pri-personnel en combinant le mouvement du bras avec une flexion du tronc. Lors dessais dtermins alatoirement et imprvus par les participants, leur tronc tait retenu par un mcanisme lectromagntique sactivant en mme temps que le signal de dpart. Les sujets sains ont pu prserver la position ou la trajectoire de lindex dans les deux conditions du tronc (libre, bloqu) en adaptant avec une courte latence (60-180 ms) les mouvements articulaires au niveau du coude et de lpaule. En comparaison, six des sept patients vestibulodficients chroniques ont prsent des dficits au plan des adaptations angulaires compensatoires. Pour ces patients, entre 30 % et 100 % du mouvement du tronc na pas t compens et a t transmis la position ou trajectoire de lindex. Ces rsultats indiqueraient que les influences vestibulaires voques par le mouvement de la tte pendant la flexion du tronc jouent un rle majeur pour garantir lquivalence motrice dans ces tches datteinte lorsque le nombre de degrs de libert articulaires varie. galement, ils dmontrent que la plasticit de long terme survenant spontanment aprs une lsion vestibulaire unilatrale complte ne serait pas suffisante pour permettre au SNC de retrouver un niveau dquivalence motrice normal dans les actions combinant un dplacement du bras et du tronc. Ces tches de coordination bras-tronc constituent ainsi une approche indite et sensible pour lvaluation clinique des dficits vestibulaires. Elles permettent de sonder une dimension fonctionnelle des influences vestibulaires qui ntait pas prise en compte dans les tests cliniques usuels, dont la sensibilit relativement limite empche souvent la dtection dinsuffisances vestibulaires six mois aprs une lsion de ces voies. Avec cette premire tude, nous avons donc explor comment le cerveau et les voies descendantes intgrent des degrs de libert articulaires supplmentaires dans le contrle du bras. Dans la seconde tude (Raptis et al 2010), notre but tait de clarifier la nature des variables spcifies par les voies descendantes pour le contrle dactions motrices ralises avec ce membre. Nous avons test lhypothse selon laquelle les voies corticospinales contrlent la position et les mouvements des bras en modulant la position-seuil (position de rfrence partir de laquelle les muscles commencent tre activs en rponse une dviation de cette rfrence). Selon ce principe, les voies corticospinales ne spcifieraient pas directement les patrons dactivit EMG, ce qui se reflterait par une dissociation entre lEMG et lexcitabilit corticospinale pour des positions-seuils diffrentes. Dans un manipulandum, des participants (n=16) ont modifi leur angle du poignet, dune position de flexion (45) une position dextension (-25), et vice-versa. Les forces lastiques passives des muscles ont t compenses avec un moteur couple afin que les sujets puissent galiser leur activit EMG de base dans les deux positions. Lexcitabilit motoneuronale dans ces positions a t compare travers lanalyse des rponses EMG voques la suite dtirements brefs. Dans les deux positions, le niveau dEMG et lexcitabilit motoneuronale taient semblables. De plus, ces tests ont permis de montrer que le repositionnement du poignet tait associ une translation de la position-seuil. Par contre, malgr la similitude de lexcitabilit motoneuronale dans ces positions, lexcitabilit corticospinale des muscles du poignet tait significativement diffrente : les impulsions de stimulation magntique transcrnienne (TMS; 1.2 MT, sur laire du poignet de M1) ont provoqu des potentiels moteurs voqus (MEP) de plus grande amplitude en flexion pour les flchisseurs comparativement la position dextension et vice-versa pour les extenseurs (p<0.005 pour le groupe). Lorsque les mmes positions taient tablies aprs une relaxation profonde, les rponses rflexes et les amplitudes des MEPs ont drastiquement diminu. La relation caractristique observe entre position physique et amplitude des MEPs dans le positionnement actif sest aussi estompe lorsque les muscles taient relchs. Cette tude suggre que la voie corticospinale, en association avec les autres voies descendantes, participerait au contrle de la position-seuil, un processus qui prdterminerait le rfrentiel spatial dans lequel lactivit EMG merge. Ce contrle de la rfrence constituerait un principe commun sappliquant la fois au contrle de la force musculaire, de la position, du mouvement et de la relaxation. Nous avons aussi mis en vidence quil est ncessaire, dans les prochaines recherches ou applications utilisant la TMS, de prendre en compte la configuration-seuil des articulations, afin de bien interprter les rponses musculaires (ou leurs changements) voques par cette technique; en effet, la configuration-seuil influencerait de manire notable lexcitabilit corticomotrice, qui peut tre considre comme un indicateur non seulement lors dactivits musculaires, mais aussi cognitives, aprs apprentissages moteurs ou lsions neurologiques causant des dficits moteurs (ex. spasticit, faiblesse). Considres dans leur ensemble, ces deux tudes apportent un clairage indit sur des principes fondamentaux du contrle moteur : nous y illustrons de manire plus large le rle du systme vestibulaire dans les tches datteinte exigeant une coordination entre le bras et son support (le tronc) et clarifions limplication des voies corticomotrices dans la spcification de paramtres lmentaires du contrle moteur du bras. De plus amples recherches sont cependant ncessaires afin de mieux comprendre comment les systmes sensoriels et descendants (e.g. vestibulo-, rticulo-, rubro-, propriospinal) participent et interagissent avec les signaux corticofugaux afin de spcifier les seuils neuromusculaires dans le contrle de la posture et du mouvement.
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Au cours des maladies cardiovasculaires (MCV), il peut se produire divers problmes de sant, telle que linsuffisance cardiaque ou encore lHTA. Ces phnomnes se caractrisent, entre autres, par une augmentation de synthse dendotheline-1 (ET-1), un neuropeptide synthtis par les cellules endothliales ayant un effet vasoconstricteur sur les cellules musculaires lisses vasculaires (CMLV). Ainsi, la surexpression de ce vasopeptide, mne terme, au maintien de lHTA aggrave des sujets, prcde ou concomitante lathrosclrose ou la restnose, cliniquement illustres par une prolifration et une migration anormale des CMLV de la media vers lintima des vaisseaux sanguins. Paralllement, il a t observ que la protine sirtuine-1 (Sirt-1), membre de la famille des protines histones dactylases (HDAC), prsente des proprits anti-athrosclrotiques par sa capacit dattnuer la prolifration et la migration des CMLV. Des travaux rcents ont aussi montr quau cours de lHTA la protine Sirt-1 est faiblement exprime dans les CMLV. Son implication dans le dveloppement des pathologies vasculaires semble apparente, mais des tudes demeurent ncessaires pour dcrire son rle exact dans la pathogense des MCV. Dans cette optique, lobjectif de cette tude a t dobserver la variation dexpression de Sirt-1 dans les CMLV, isoles de laorte ascendante de rat, en rponse lET-1. On a remarqu quune heure de stimulation des CMLV avec lET-1 induit une diminution de lexpression de Sirt-1 via lactivation des rcepteurs ETA. Ces rsultats suggrent que la capacit dET-1 attnuer lexpression de Sirt-1 serait un ventuel mcanisme daction avec des effets favorisant les MCV.
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Le transport actif de sodium par les cellules pithliales alvolaires est le principal mcanisme impliqu dans la rgulation du niveau de liquide dans le poumon distal. Le canal pithlial sodique (ENaC) exprim par les cellules pithliales alvolaires est essentiel la rsorption du liquide des poumons la naissance ainsi que la rsolution de l'dme pulmonaire chez l'adulte. L'activit et l'expression du canal ENaC sont modules par de nombreux stress pathophysiologiques. L'inflammation pulmonaire constitue un facteur important dans l'inhibition de l'expression du canal ENaC et pourrait favoriser la formation d'dme pulmonaire. Nous avons prcdemment dmontr que diffrentes cytokines pro-inflammatoires, ainsi que les lipopolysaccharides (LPS) de Pseudomonas aeruginosa, inhibent l'expression de l'ARNm ENaC par des mcanismes de rgulation transcriptionnelle et post-transcriptionnelle. Ces rsultats suggrent que les mcanismes qui modulent la stabilit des ARNm ENaC pourraient jouer un rle important dans la rgulation du niveau dexpression du transcrit en condition inflammatoire. Le principal objectif de mes travaux tait de caractriser les mcanismes de modulation de lARNm ENaC dans les cellules pithliales alvolaires lors de diffrents stress pathophysiologiques et dterminer si cette modulation pouvait sexpliquer en partie par une rgulation de la stabilit du transcrit. Mes travaux montrent que les LPS et la cycloheximide inhibent lexpression de lARNm ENaC de faon similaire via lactivation des voies de signalisation des MAPK ERK1/2 et p38. Cependant, les mcanismes de modulation de lexpression de l'ARNm ENaC sont diffrents puisque les LPS rpriment la transcription du gne, alors que la cycloheximide diminuerait la stabilit du transcrit via des mcanismes post-transcriptionnels impliquant la rgion 3' non traduite (3'UTR) de l'ARNm ENaC. Pour mieux tudier le rle du 3'UTR dans ce processus, nous avons dvelopp un modle Tet-Off nous permettant de mesurer la demi-vie de lARNm ENaC indpendamment de lutilisation dun inhibiteur de la transcription comme l'actinomycine D (Act. D). Nous avons montr que la demi-vie de lARNm ENaC tait de 100min, un temps beaucoup plus court que celui rapport dans la littrature. Nous avons dmontr que lAct. D a un effet stabilisateur important sur lARNm ENaC et quil ne peut tre utilis pour valuer la stabilit du transcrit. laide de diffrents mutants de dltion, nous avons entrepris de dterminer la nature des rgions du 3UTR impliques dans la modulation de la stabilit du transcrit. Nous avons trouv que le 3UTR joue un rle la fois de stabilisation (rgion 3UTR proximale) et de dstabilisation (rgion 3UTR distale) du transcrit. Notre systme nous a finalement permis de confirmer que la diminution de lARNm ENaC observe en prsence de TNF- sexpliquait en partie par une diminution importante de la stabilit du transcrit induite par cette cytokine. Enfin, nous avons identifi la nature des protines pouvant se lier au 3UTR de lARNm ENaC et dtermin lesquelles pouvaient moduler la stabilit du transcrit. Des trois protines candidates trouves, nous avons confirm que la surexpression de DHX36 et TIAL1 diminue le niveau de transcrit par un mcanisme impliquant la stabilit du messager. Les travaux prsents ici montrent la complexit des voies de signalisation induites par diffrents stress sur les cellules pithliales alvolaires et montrent comment la stabilit de lARNm ENaC et en particulier, les squences du 3UTR jouent un rle important dans la modulation du niveau de transcrit. Le modle Tet-Off que nous avons dvelopp permet destimer le temps de demi-vie rel de lARNm ENaC et montre que le 3UTR du messager joue un rle complexe dans la stabilisation du messager en condition de base ainsi quen condition pro-inflammatoire. Enfin, nous avons identifi deux protines liant lARNm qui pourraient jouer un rle important dans la modulation de la stabilit du transcrit.
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Linflammation joue un rle central dans la fibrose kystique (FK) et dans sa progression. Actuellement peu de connaissances sont disponibles sur limpact de lexercice sur la cascade inflammatoire. Ds lors, nous avons effectu une tude exploratrice, prospective, non contrle, non randomise chez 10 sujets atteints dune FK cliniquement stable, afin de dterminer la rponse inflammatoire lexercice aigu, tant au niveau local que systmique, et la modulation de celle-ci suite un programme de radaptation individualis et non supervis dune dure de 4 semaines. Nos rsultats montrent que ltat inflammatoire basal est augment chez les sujets FK sdentaires. Dautre part, lexercice aigu augmente le stress inflammatoire au niveau systmique et bronchique. La radaptation a permis de diminuer ltat inflammatoire de base au niveau bronchique et a galement diminu le stress inflammatoire induit par lexercice aigu. Dans le srum, nous avons constat une augmentation des mtalloprotases neutrophiliques 8 et 9, ainsi que dIL-8 aprs la radaptation et une diminution de MCP-1 et de CRP. Le questionnaire CQFR montre que ces changements taient parallles lamlioration de la forme physique. En conclusion, nous pensons que lexercice est scuritaire chez les patients FK et quil est ncessaire, car il permet de diminuer linflammation au niveau bronchique et probablement srique.
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Lexposition la violence dans le secteur de la sant affecte les employs et a galement des implications sur la qualit des soins offerts. Les agressions en milieu de travail peuvent engendrer divers motions ou comportements chez le personnel soignant, tels que la peur et lvitement des patients (Gates, Gillespie, & Succop, 2011). La prsente tude phnomnologique tente de comprendre et de dcrire lexprience des intervenants dun hpital psychiatrique lorsque ceux-ci ont t victimes dun acte de violence grave de la part dun patient, ainsi que les impacts engendrs sur les services offerts. Lapproche phnomnologique permet de porter un nouveau regard sur cette problmatique en plongeant dans lunivers de chaque intervenant, comprendre linterprtation donne lacte de violence vcu. Lemploi de cette approche donne accs davantage de contenu et permet de prciser de quelle faon leur quotidien est altr par ce phnomne. Trente entrevues semi-structures ont t ralises, soit deux auprs de chacun des 15 participants (11 femmes) provenant de divers domaines professionnels uvrant dans un hpital psychiatrique. Les analyses sont bases sur la technique Empirical Phenomenological Psychological de Karlsson (1993). Une attention particulire a t porte quant la possibilit dexpriences diffrentes selon le sexe des intervenants. Lanalyse a fait ressortir quatre thmes principaux qui sont prsents indpendamment du sexe des intervenants, soit: lhypervigilance, le caring, la peur spcifique du patient agresseur, puis la peur gnralise tous les patients. Un tat dhypervigilance est retrouv chez tous les intervenants qui ont t victimes dagression de la part dun patient. Comparativement aux intervenants qui ont assist lescalade dagressivit dun patient, ceux ayant t agresss par surprise rapportent des rpercussions de cette vigilance qui stendent jusqu leur vie personnelle. Une approche caring est prsente chez la majorit des participants. Ceci implique une bienveillance et une authenticit envers le patient soign. Mettant le patient au cur de son intervention, lintervenant soignant dveloppe un lien de confiance et agit comme un agent de changement. Un sentiment de peur est galement exprim chez les participants. Celui-ci est modul par la prsence ou labsence de caring. Les intervenants dmontrant du caring ont dvelopp une peur spcifique leur agresseur, tandis que ceux ne manifestant peu ou pas de caring ont dvelopp une peur gnralise de la clientle. Suite un vnement de violence, les intervenants tant caring le demeurent, alors que ceux ntant peu ou pas caring seraient plutt ports se dsinvestir et se dsengager des relations avec les patients. Engendres par la violence subie en milieu hospitalier psychiatrique, lhypervigilance et la peur, quelle soit spcifique ou gnralise, ont toutes deux des impacts sur la qualit des soins offerts. Un intrt considrable devrait tre port au caring, qui vient moduler cette peur et les effets qui en dcoulent. Des recherches pourraient porter un clairage sur lorigine du caring est-ce que le caring est appris ou dcoule-t-il dune vocation? Finalement, ces tudes pourraient tablir des manires de renforcer ou de dvelopper le caring.
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Streptococcus suis est un important pathogne porcin et agent zoonotique responsable de mningites et de septicmies. ce jour, les mcanismes impliqus dans la rponse immunitaire de lhte lors de linfection par S. suis sont peu connus; et il en est de mme pour les stratgies utilises par S. suis afin de djouer cette rponse. Laugmentation de lincidence et de la svrit des cas humains souligne le besoin dune meilleure comprhension des interactions entre S. suis et le systme immunitaire afin de gnrer une rponse immunitaire efficace contre ce pathogne. Les cellules dendritiques (DCs) sont de puissantes cellules prsentatrices dantignes qui stimulent les lymphocytes T et B, assurant la liaison entre limmunit inne et limmunit adaptative. Lobjectif principal de ce projet tait dvaluer le rle jou par diffrents facteurs de virulence de S. suis sur la modulation de la fonction des DCs et de la rponse T-dpendante. Nous avons examin leffet des facteurs cls pour la virulence de S. suis, dont la capsule polysaccharidique (CPS), les modifications de la paroi cellulaire (D-alanylation de lacide lipotichoque et N-dactylation du peptidoglycane) et la toxine suilysine, sur lactivation et la maturation de DCs murines drives de la moelle osseuse (bmDCs). Suite linfection par S. suis, les bmDCs sont actives et subissent un processus de maturation caractris par laugmentation de lexpression de molcules de co-stimulation et la production de cytokines pro-inflammatoires. La CPS est le principal facteur interfrant avec la production de cytokines, mme si les modifications de la paroi cellulaire et la suilysine peuvent galement moduler la production de certaines cytokines. Enfin, la CPS, les modifications de la paroi cellulaire et la suilysine interfrent avec la dposition du complment la surface des bactries et, en consquence, avec le killing dpendant du complment. Les rsultats ont t confirms laide de bmDCs porcines. Nous avons aussi voulu identifier les rcepteurs cellulaires impliqus dans la reconnaissance de S. suis par les DCs. Nous avons dmontr que la production de cytokines et lexpression des molcules de co-stimulation par les DCs sont fortement dpendantes de la signalisation par MyD88, suggrant que les DCs reconnaissent S. suis et deviennent actives majoritairement via la signalisation par les rcepteurs de type Toll (TLRs). En effet, on remarque une diminution de la production de plusieurs cytokines ainsi que de lexpression de certaines molcules de co-stimulation chez les DCs TLR2-/- ou TLR2-/- et TLR9-/- double ngatives. Finalement, le rcepteur NOD2 semblait jouer un rle partiel dans lactivation des DCs suite une infection par S. suis.Enfin, nous avons valu les consquences de la modulation des fonctions des DCs sur le dveloppement de la rponse T-dpendante. Les splnocytes totaux produisent plusieurs cytokines en rponse S. suis. Des analyses in vivo et ex vivo ont permis dobserver limplication des cellules T CD4+ et le dveloppement dune rponse de type T helper 1 (TH1) bien que la quantit de cytokines TH1 produites lors de linfection in vivo par S. suis demeure assez basse. La CPS de S. suis interfre avec la production de plusieurs cytokines par les cellules T in vitro. Exprimentalement, linfection induite par S. suis rsulte en de faibles niveaux de production danticorps anti-S. suis, mais aussi danticorps dirigs contre lovalbumine utilise comme antigne rapporteur. Cette interfrence est corrle avec la svrit des signes cliniques, suggrant que S. suis interfre avec le dveloppement dune rponse immunitaire adaptative approprie qui serait requise pour contrler la progression de linfection. Les rsultats de cette tude mneront une meilleure comprhension de la rponse immunitaire de lhte lors de linfection par S. suis.
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In vivo, la pression artrielle au niveau des artres crbrales est pulse, alors que ex vivo, ltude de la fonction crbrovasculaire est majoritairement mesure en pression statique. Limpact de la pression pulse sur la rgulation du tonus myognique et sur la fonction endothliale crbrale est inconnu. Nous avons pos lhypothse selon laquelle en prsence d'une pression pulse physiologique, la dilatation dpendante de lendothlium induite par le flux et le tonus myognique seraient optimiss. Lobjectif de notre tude est dtudier ex vivo limpact de la pression pulse sur le tonus myognique et la dilatation induite par le flux dans les artres crbrales de souris. Nous avons utilis un artriographe pressuris coupl un systme gnrant une onde pulse de frquence et damplitude rglables. Les artres crbrales moyennes (160 m de diamtre) ont t isoles de souris C57BL6 ges de 3 mois et pressurises 60 mm Hg, en pression statique ou en pression pulse. En pression statique, le tonus myognique est faible mais est potentialis par le L-NNA (un inhibiteur de la eNOS) et la PEG-catalase (qui dgrade le H2O2), suggrant une influence des produits dilatateurs drivs de la eNOS sur le tonus myognique. En prsence de pression pulse (pulse de 30 mm Hg, pression moyenne de 60 mm Hg, 550 bpm), le tonus myognique est significativement augment, indpendamment du L-NNA et de la PEG-catalase, suggrant que la pression pulse lve limpact de la eNOS. En pression statique ou pulse, les artres pr-contractes se dilatent de faon similaire jusqu une force de cisaillement de 15 dyn/cm2. Cette dilatation, dpendante de lendothlium et de la eNOS, est augmente en condition pulse une force de cisaillement de 20 dyn/cm2. En prsence de PEG-catalase, la dilatation induite par le flux est diminue en pression statique mais pas en pression pulse, suggrant que la pression statique, mais pas la pression pulse, favorise la production de O2 -/H2O2. En effet, la dilatation induite par le flux est associe une production de O2 -/H2O2 par la eNOS, mesurable en pression statique, alors que la dilatation induite par le flux en pression pulse est associe la production de NO. Les diffrences de sensibilit la dilatation induite par le flux ont t abolies aprs inhibition de Nox2, en condition statique ou pulse. La pression pulse physiologique rgule donc lactivit de la eNOS crbrale, en augmentant le tonus myognique et, en prsence de flux, permet la relche de NO via la eNOS.
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Laire tegmentaire ventrale (VTA) contient une forte densit de terminaisons neurotensinergiques ainsi que des rcepteurs la surface des neurones dopaminergiques et non-dopaminergiques. Le VTA a t impliqu dans des maladies comme la schizophrnie, les psychoses et labus de substance. Les drogues dabus sont connues pour induire le phnomne de sensibilisation - un processus de facilitation par lequel lexposition un stimulus produit une rponse augmente lors de lexposition subsquente au mme stimulus. La sensibilisation se dveloppe dans le VTA et implique mcanismes dopaminergiques et glutamatergiques. Il a t montr que les antagonistes neurotensinergiques bloquaient le dveloppement de la sensibilisation et certains mcanismes de rcompense et ces effets pourraient tre mdis indirectement par une modulation de la neurotransmission glutamatergique. Cependant, on connat peu les mcanismes de modulation de la transmission glutamatergique par la neurotensine (NT) dans le VTA. Le but de la prsente thse tait dtudier la modulation neurotensinergique de la neurotransmission glutamatergique dans les neurones dopaminergiques et non-dopaminergiques du VTA. Pour ce faire, nous avons utilis la technique du patch clamp dans la cellule entire dans des tranches horizontales du VTA pour tudier les effets de diffrents agonistes et antagonistes neurotensinergiques. Les neurones ont t identifi comme Ih+ (prsums dopaminergiques) ou Ih- (prsums non-dopaminergiques) selon quils exprimaient ou non un courant cationique activ par lhyperpolarisation (Ih). Des techniques dimmunocytochimie ont t utilises pour marquer les neurones et vrifier leur localisation dans le VTA. Dans une premire tude nous avons trouv que la neurotensine indigne (NT1-13) ou son fragment C-terminal, NT8-13, induisait une augmentation comparable des courants postsynaptiques excitateurs glutamatergiques (CPSEs) dans les neurones Ih+ ou Ih- du VTA. L'augmentation induite dans les neurones Ih+ par la NT8-13 a t bloque par le SR48692, un antagoniste des rcepteurs NTS1, et par le SR142948A, un antagoniste des rcepteurs NTS1 et NTS2, suggrant que l'augmentation tait mdie par lactivation des rcepteurs NTS1. Dans les neurones Ih- l'augmentation na t bloque que par le SR142948A indiquant une implication des rcepteurs NTS2. Dans une deuxime tude, nous avons test les effets de la D-Tyr[11]NT (un analogue neurotensinergique ayant diffrentes affinits de liaison pour les sous-types de rcepteurs neurotensinergiques) sur les CPSEs glutamatergiques dans les neurones Ih+ et Ih- en parallle avec une srie dexpriences comportementales utilisant un paradigme de prfrence de place conditionne (PPC) mene dans le laboratoire de Pierre-Paul Rompr. Nous avons constat que la D-Tyr[11]NT induisaient une inhibition dpendante de la dose dans les neurones Ih+ mdie par l'activation de rcepteurs NTS2. En revanche, la D-Tyr[11]NT a produit une augmentation des CPSEs glutamatergiques mdie par des rcepteurs NTS1 dans les neurones Ih-. Les rsultats des expriences comportementales ont montr que des microinjections bilatrales de D-Tyr[11]NT dans le VTA induisait une PPC bloque uniquement par la co-injection de SR142948A et SR48692, indiquant un rle pour les deux types de rcepteurs, NTS1 et NTS2. Cette tude nous a permis de conclure que i) la D-Tyr[11]NT agit dans le VTA via des rcepteurs NTS1 et NTS2 pour induire un effet de rcompense et ii) que cet effet est d, au moins en partie, une augmentation de la neurotransmission glutamatergique dans les neurones non-dopaminergiques (Ih-). Dans une troisime tude nous nous sommes intresss aux effets de la D-Tyr[11]NT sur les rponses isoles mdies par les rcepteurs N-mthyl-D-aspartate (NMDA) et acide -amino-3- hydroxy-5-mthyl-4-isoxazolepropionique (AMPA) dans les neurones du VTA. Nous avons constat que dans les neurones Ih+ lamplitude des CPSEs NMDA et AMPA taient attnues de la mme manire par la D-Tyr[11] NT. Cette modulation des rponses tait mdie par les rcepteurs NTS1 et NTS2. Au contraire, dans les neurones Ih-, lamplitude des rponses NMDA et AMPA taient augmentes en prsence de D-Tyr[11]NT et ces effets dpendaient de lactivation des rcepteurs NTS1 localiss sur les terminaisons glutamatergiques. Ces rsultats fournissent une preuve supplmentaire que le NT exerce une modulation bidirectionnelle sur la neurotransmission glutamatergique dans les neurones du VTA et met en vidence un nouveau type de modulation peptidergique des neurones non-dopaminergiques qui pourrait tre impliqu dans la sensibilisation. En conclusion, la modulation neurotensinergique de la neurotransmission glutamatergique dans les neurones dopaminergiques et non-dopaminergiques du VTA se fait en sens oppos soit, respectivement, par une inhibition ou par une excitation. De plus, ces effets sont mdis par diffrents types de rcepteurs neurotensinergiques. En outre, nos tudes mettent en vidence une modulation peptidergique de la neurotransmission glutamatergique dans le VTA qui pourrait jouer un rle important dans les mcanismes de lutte contre la toxicomanie.
Resumo:
La relocalisation et la degradation mediee par ubiquitination sont utilisees par la cellule pour controler la localisation et lexpression de ses proteines. LE3 ubiquitine ligase MARCH1 est implique dans la regulation post-traductionnelle de CMH-II et de CD86. Dans ce memoire, on propose un role additionnel a MARCH1. Nos resultats experimentaux nous portent a croire que MARCH1 pourrait moduler le metabolisme cellulaire en favorisant la relocalisation et la degradation denzymes impliquees dans la glycolyse. La grande majorite des cellules utilise la phosphorylation oxydative pour generer de lATP en presence doxygene. Dans un environnement hypoxique, cette derniere est non fonctionnelle et la cellule doit utiliser la glycolyse anaerobique pour produire son ATP. Une cellule cancereuse a des besoins energetiques superieurs en raison de laugmentation de sa biomasse et de sa proliferation incontrolee. Pour subvenir a ces besoins, elle maximise sa production denergie en modifiant son metabolisme; cest leffet Warburg. On retrouve dans les cellules immunitaires des modifications similaires au metabolisme cellulaire suite a un signal dactivation. Ici, nous montrons que la respiration mitochondriale maximale, la reserve respiratoire et la glycolyse maximale sont diminuees dans les cellules presentatrice dantigenes qui expriment MARCH1. Nous avons montre que MARCH1 etait localisable au niveau de la mitochondrie, ce qui lui permet dinteragir avec les enzymes de la glycolyse. Finalement, nous avons quantifie lexpression de Eno1 et de LDHB par Western Blot, pour montrer une augmentation de lexpression de ces enzymes en absence de MARCH1. A la lumiere de ces resultats, nous discutons des avantages que procure la diminution de lexpression de MARCH1 dans un contexte inflammatoire, suite a lactivation des cellules presentatrices dantigenes. Ce phenomene permettrait une presentation antigenique plus efficace, une augmentation de la production denergie et une meilleure resistance aux ROS produits lors de la reponse inflammatoire.
Resumo:
Linflammation fait partie des processus ractionnels de dfense dont dispose lorganisme en rponse aux agressions, assurant lintgrit de lhte. En rponse au dommage tissulaire, plusieurs mdiateurs inflammatoires interviennent dans le processus de linflammation. Lors de ces dommages, des signaux de dangers provenant de cellules endommages sont relchs dans lenvironnement tissulaire, pouvant causer des dommages cellulaires et tissulaires. Les macrophages, tout comme dautres cellules, peuvent tre activs par ces signaux de danger, menant la scrtion de molcules telles que des cytokines et des chimiokines pouvant modifier le microenvironnement tissulaire. Les insultes au tissu sain peuvent entrainer la mort cellulaire telle que lapoptose. Les molcules pouvant tre relches lors de celle-ci contribuent au microenvironnement, notamment de par linfluence de celles-ci sur le macrophage. Parmi ces mdiateurs, nous avons identifi le Milk Fat Globule-Epidermal growth factor 8 (MFG-E8), un acteur important dans la rsolution de linflammation, comme tant relch spcifiquement par les cellules apoptotiques. Nous avons mis lhypothse que le microenvironnement apoptotique tissulaire, via la relche de MFG-E8, module le phnotype du macrophage, modifiant le microenvironnement, la rponse inflammatoire ainsi que le devenir de linsulte tissulaire. Nos objectifs sont 1) de caractriser ce microenvironnement apoptotique tissulaire et la cintique de relche du MFG-E8 par les cellules apoptotiques, 2) den valuer son rle dans la modulation du phnotype du macrophage ainsi que 3) den tudier, in vivo, son influence sur lenvironnement inflammatoire et le devenir tissulaire. Dans le premier article prsent, nous avons dmontr que les cellules endothliales apoptotiques relchent le MFG-E8 de faon Caspase-3 dpendante. La stimulation des macrophages par lenvironnement conditionn par les cellules endothliales apoptotiques mne ladoption dun profil macrophagien davantage anti-inflammatoire et moindrement pro-inflammatoire. Ce phnotype est rduit par linhibition de la Caspase-3 et il dpend de la prsence de MFG-E8. De plus, le potentiel du MFG-E8 la reprogrammation du macrophage pro-inflammatoire a t dmontr via un modle exprimental de pritonite. Ce changement phnotypique mdi par MFG-E8 implique une signalisation STAT3. Ayant dmontr que les cellules pithliales apoptotiques, linstar des cellules endothliales apoptotiques, relchent elles aussi de faon apoptose-dpendante le MFG-E8, nous avons tudi plus exhaustivement un modle in vivo riche en apoptose pithliale, lobstruction urtrale unilatrale. Dans ce deuxime article prsent, nous rapportons limplication bnfique de MFG-E8 dans ce modle de pathologie rnale obstructive. Nous avons constat que la prsence ou ladministration de MFG-E8 rduit le dommage tissulaire et la fibrose. La protection confre par MFG-E8 est mdie via la modulation de lactivation de linflammasome. De plus, nos rsultats illustrent limportance du phnotype anti-inflammatoire du macrophage mdi par le MFG-E8 dans la rgulation ngative de lactivation de linflammasome rnal et du dommage tissulaire. Cette thse prsente la premire description de la relche Caspase-3-dpendante de MFG-E8 par les cellules apoptotiques. Elle dmontre galement limportance du MFG-E8 dans le microenvironnement apoptotique inflammatoire dans lattnuation du phnotype pro-inflammatoire du macrophage. De plus, nous avons dmontr son rle protecteur dans des modles in vivo de transplantation aortique et de rparation tissulaire, de mme que dans un modle de maladie rnale chronique o nous avons montr que cette protection confre par MFG-E8 est mdie par la rgulation ngative de linflammasome tissulaire. Nos rsultats suggrent ainsi que le MFG-E8 pourrait tre considr comme un interrupteur inflammatoire et ainsi comme une cible potentielle dans la modulation de maladies inflammatoires.
Resumo:
Plusieurs dcennies de recherche ont permis de mieux comprendre les effets de lathrosclrose sur le systme cardiovasculaire, damliorer la prvention et de dvelopper des traitements efficaces. Les effets de lathroslrose sur le cerveau demeurent toutefois mal compris mme si le lien entre le fonctionnement cognitif et la sant du systme vasculaire est maintenant bien tabli. La venue de nouvelles mthodes dimagerie telle la microscopie laser 2-photons (TPLM) permet dtudier limpact de certaines maladies sur la microvasculature crbrale en mesurant le flux sanguin dans des vaisseaux uniques situs dans des rgions crbrales millimtriques sous la surface. Les rsultats des tudes in vitro peuvent dornavant tre corrls ceux obtenus in vivo. En premier lieu, ce mmoire revoit la thorie ayant permis le dveloppement de la TPLM qui permet de prendre des mesures hmodynamiques in vivo dans des vaisseaux de trs petits calibres tels des capillaires crbraux de souris. Par la suite, son utilisation est dcrite chez des souris anesthsies afin de comparer les mesures dhmodynamie crbrale tels la vitesse des globules rouges, le flux de globules rouges, le flux sanguin crbral, lhmatocrite sanguin et le diamtre des vaisseaux. Finalement, nous avons compar les donnes hmodynamiques entre des souris de 3 mois normales (WT ; n=6) et des souris atteintes dathrosclrose prcoce (ATX ; n=6). Les rsultats obtenus sur un nombre total de 209 capillaires (103 pour les souris WT et 106 pour les souris ATX) dmontrent que les souris ATX possdent une vitesse des globules rouges (+40%) plus grande, un flux de globule rouge plus grand (+12%) et un flux capillaire plus lev (+14%) sans dmontrer pour aucun de ces paramtres, une diffrence statistiquement significative. Lhmatocrite moyen (354% vs 332% ; p=0.71) et le diamtre moyen des vaisseaux (4.880.22m vs 4.860.20m ; p=0.23) taient galement comparables. La vitesse des globules rouges a dmontr une faible corrlation avec le diamtre des vaisseaux (r=0.39) et avec le flux de globules rouges/seconde (r=0.59). En conclusion, les travaux mens dans le cadre de ce mmoire de matrise permettent d'envisager, grce aux nouvelles mthodes dimagerie crbrale telle la TPLM, une meilleure comprhension des mcanismes hmodynamiques sous-jacents la microcirculation crbrale. Leffet dune pression pulse augmente, tel que propose dans lathrosclrose reste cependant dmontrer avec cette mthode dimagerie.