854 resultados para Nurses with management functions
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-Glucans are soluble fibers with physiological functions, such as interference with absorption of sugars and reduction of serum lipid levels. The objective of the present study was to analyze the distribution of -glucans in different tissues of the African grass species Rhynchelytrum repens and also to evaluate their hypoglycemic activity. Leaf blades, sheaths, stems, and young leaves of R. repens were submitted to extraction with 4 M KOH. Analysis of the fractions revealed the presence of arabinose, glucose, xylose, and traces of rhamnose and galactose. The presence of -glucan in these fractions was confirmed by hydrolyzing the polymers with endo--glucanase from Bacillus subtilis, followed by HPLC analysis of the characteristic oligosaccharides produced. The 4 M KOH fractions from different tissues were subjected to gel permeation chromatography on Sepharose 4B, with separation of polysaccharides with different degrees of polymerization, the highest molecular mass (above 2000 kDa) being found in young leaves. The molecular mass of the leaf blade polymers was similar (250 kDa) to that of maize coleoptile -glucan used for comparison. The 4 M KOH fraction injected into rats with streptozotocin-induced diabetes showed hypoglycemic activity, reducing blood sugar to normal levels for approximately 24 h. This performance was better than that obtained with pure -glucan from barley, which decreased blood sugar levels for about 4 h. These results suggest that the activity of -glucans from R. repens is responsible for the use of this plant extract as a hypoglycemic drug in folk medicine.
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Lentree virale du VIH-1 dans ses cellules cibles constitue une cible therapeutique de choix. A lheure actuelle, un inhibiteur de fusion et un inhibiteur ciblant le corecepteur CCR5 sont utilises en therapie. Dans notre etude, notre objectif etait devaluer le profil antiviral et fonctionnel de plusieurs types moleculaires envisages comme inhibiteurs dentree du corecepteur CXCR4, soient : 1) de derives peptidiques mimant des portions du recepteur 2) de derives peptidiques issus du ligand naturel de CXCR4, le SDF-1 et 3) de derives du puissant inhibiteur de faible poids moleculaire, le T140. Notre recherche se concentrait sur la mise au point de molecules capables dinhiber lentree du VIH en ciblant selectivement le corecepteur CXCR4 tout en conservant les fonctions naturelles de ce dernier. Parmi les molecules testees, certaines possedent un grand potentiel dans le developpement de nouveaux medicaments antiretroviraux.
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Le phnomne de la mort a t et sera toujours prsent au sein des socits. Bien que la mort soit une tape triste et pnible vivre, elle nen demeure pas moins un vnement invitable et bien rel. Cependant, il existe des moyens, comme la pratique des rites, permettant dattnuer la souffrance cause par un dcs. Malgr tout, il nest pas rare de constater labsence ou le peu de temps consacr aux rites lors dun dcs en milieu hospitalier (OGorman, 1998; Lemieux, 1991; Leonetti, 2004; Hamonet, 1992; Piquet, 1999; Hanus, 1999; Vachon, 2007; Hasendhal, 1998). Les raisons susceptibles dtre lorigine de cette situation peuvent dcouler du fait que les progrs de la mdecine et des technologies amnent croire que ltre humain est invulnrable face la mort et que celle-ci reprsente un chec vis--vis la maladie. Le manque de formation des soignants par rapport la mort (Leonetti, 2004; Goopy, 2005; Blum, 2006) est aussi considrer. Finalement, la tendance de certaines socits occidentales qui occultent et nient la mort (OGorman, 1998; Piquet, 1999; Matzo et al., 2001; MSSS, 2004; Leonetti, 2004; SFAP, 2005; Goopy, 2005) constitue une autre possibilit. Pourtant, offrir la possibilit aux familles de raliser leurs rites en signe damour pour le dfunt fait partie de la composante du soin spirituel lequel, est intgr dans les soins infirmiers. notre connaissance, peu dtudes ont explor les rites dans un contexte de dcs en milieu hospitalier, do la pertinence de sy attarder. Ainsi, le but de la recherche consistait dcrire et comprendre la signification des rites associs au dcs de la personne soigne, pour des infirmires uvrant en milieu hospitalier. Pour ce faire, ltudiante-chercheuse a ralis auprs de neufs infirmires, une tude qualitative de type phnomnologique, ayant comme perspective disciplinaire, la philosophie du caring de Watson (1979, 1988, 2006, 2008). Lanalyse des verbatim, ralise selon la mthodologie de Giorgi (1997), a permis dobtenir 28 sous-thmes mergeant des six thmes suivant soit : a) accompagnement empreint de caring; b) respect incontest de la dignit humaine et du caractre sacr des rites; c) rconfort spirituel des personnes, des familles et du personnel; d) conciliation des croyances culturelles et religieuses; e) mort comme phnomne existentiel; f) barrires face aux rites. Par la suite, a merg de ces thmes, lessence de la signification des rites associs au dcs de la personne soigne, pour des infirmires uvrant en milieu hospitalier. Lessence correspond : un hommage essentiel envers le dfunt et sa famille, en dpit des nombreuses barrires qui freinent sa pratique. Plusieurs thmes et sous-thmes corroborent les rsultats de quelques tudes et les propos thoriques de diffrents auteurs. Toutefois, le caractre indit de quelques unes de nos conclusions rvle la nature novatrice de la prsente recherche. Par consquent, les rsultats de cette tude peuvent sensibiliser les infirmires comprendre les rites en milieu hospitalier et offrir des pistes dinterventions pouvant contribuer au renouvellement des pratiques de soins offerts en fin de vie. Enfin, accompagner les familles dans leur pratique des rites concourt certainement promouvoir lhumanisation des soins.
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Les systmes de gestion intgre en environnement et en sant et scurit du travail (SGI) sont un nouveau paradigme de gestion dans les organisations modernes. Ces systmes sont construits partir des normes ISO 14001 et dOHSAS 18001, bases sur la prvention des risques et le principe de prcaution. La littrature sur les SGI tmoigne dun marasme conceptuel prdominant depuis plus de 10 ans; elle insiste sur lurgence dun consensus taxinomique et conceptuel afin de dfinir les systmes de gestion intgre et de diffrencier le mcanisme dintgration de celui de limplantation. Cette lacune conceptuelle enlise les connaissances dans un foss pistmologique, retardant ainsi le dbat dans ce nouveau champ dtudes. Les rares connaissances dont nous disposons dans ce domaine proviennent de quelques tudes thoriques et de six tudes empiriques, toutes proccupes par la compatibilit des multiples systmes et des avantages conomiques de leur intgration. Les vidences engendres par ces tudes sont insuffisantes pour apprhender la dynamique du nouveau paradigme dont les effets demeurent peu connus. Cette situation rvle lurgence dagir dans un contexte o lutilisation des SGI se multiplie, et o leur tendance minimiser limportance des risques devient de plus en plus proccupante. Aucune tude ne sest encore penche sur limplantation dun SGI en environnement et en sant et scurit du travail construit uniquement partir des normes ISO 14001 et dOHSAS 18001. Cette connaissance est importante pour expliquer les effets de tels systmes. Cest dans cette perspective que nous avons ralis cette premire tude empirique dun SGI selon les normes ISO 14001 et dOHSAS 18001. Nos questions de recherche portent sur le mode, le degr dimplantation, les effets du SGI, ainsi que sur les facteurs contextuels qui interviennent pour expliquer les variations dans le degr dimplantation et les effets du SGI. Il sagit dune recherche prlvement qualitatif qui repose sur un devis dtude de cas, avec des niveaux danalyse imbriqus, et comportant une double vise descriptive et explicative. Notre chantillon, de type raisonn, regroupait trente-cinq intervenants provenant de diffrentes instances hirarchiques ; il incluait galement des reprsentants syndicaux. Notre chantillon tait compos de 7 usines, accrdites aux normes ISO 14001, OHSAS 18001, et disperses dans diffrentes villes du Qubec. Ces usines diffraient tant par leur technologie, leur ge, leur taille, et leurs types de production. Nos donnes ont t recueillies en 2004; elles sont bases sur des entrevues semi diriges, sur des observations directes lors de la visite des lieux; elles sappuient aussi sur des consultations de documents internes et sur des outils lectroniques implants. La transcription des entrevues effectue, le contenu des discours a t catgoris selon les cinq dimensions du SGI: engagement, planification, mise en opration, contrle et revue de la direction. Une condensation horizontale avait prcd lanalyse de chaque cas et lanalyse transversale des cas selon une approche la fois inductive et dductive. Les rsultats de notre recherche ont rvl deux modes dimplantation : le mode denrichissement et le mode de fusion. Ces modes dpendaient de la nature des structures fonctionnelles en place. La vise damlioration continue la base du SGI navait pas russi concilier les approches traditionnelles bottom up et top down qui ont domin cette implantation; son mcanisme tait guid par 4 types de stratgies : lconomie des ressources, le contrle des forces dinfluences, la stratgie des fruits faciles cueillir et la stratgie petits pas. Pour analyser le degr dimplantation, nous avons tenu compte de leffort de structuration du SGI et de la force dutilisation des processus implants chacune des cinq dimensions du SGI. Les rsultats de notre recherche rvlent une variabilit certaine du degr dimplantation entre les usines dune part, et entre les processus associs aux cinq dimensions du SGI dautre part. Lanalyse des discours a permis de produire cinq hypothses qui soutiennent leffort de structuration et la force dutilisation du SGI: (i) lhypothse de la force de cohsion, (ii) lhypothse de la spcificit du processus, (iii) lhypothse de la porte du processus, (iv) lhypothse de la capacit organisationnelle, (v) lhypothse de lacceptation du changement. Limplantation du SGI tait soumise linfluence de multiples facteurs; ils taient de nature politique, structurelle et organisationnelle. Ces facteurs avaient agi sur le processus dimplantation en amorant une cascade dinteractions au cours desquelles leurs forces dinfluences se renforaient, se neutralisaient ou sadditionnaient pour affecter le degr dimplantation. Les facteurs facilitant touchaient surtout leffort de structuration ; ils incluaient : lexprience des systmes de gestion, limplication de la direction, celle du syndicat ou du CSS, la structure organisationnelle, le niveau dducation, lge et la taille de lusine. Quant aux facteurs contraignants, ils agissaient sur la force dutilisation ; ils incluaient : la lourdeur procdurale, le manque de temps, le manque de formation, le manque de ressources, la culture organisationnelle, la structure organisationnelle, le foss intergnrationnel, labsence du syndicat et lge de lusine. Trois effets proximaux escompts par lentreprise ont t observs. (i) La rigueur de la gestion tait associe lapplication des exigences du SGI; elle touchait la gouvernance en environnement et en sant et scurit du travail, les mcanismes de gestion et les procds de production. (ii) La standardisation tait relie au mode dimplantation du SGI; elle concernait les pratiques, les outils, les mthodes de travail et lorganisation des ressources. (iii) La rupture des silos est un effet reli au mode dimplantation du SGI; elle touchait les structures dpartementales, les frontires professionnelles, les relations et climat de travail. Ces effets proximaux avaient provoqu plusieurs effets mergents, plus distaux: une augmentation du pouvoir de contrle syndical, un renforcement de la lgitimit des recommandations soumises par les spcialistes professionnels, la cration de rseaux inter organisationnels et le transfert du savoir. Limplantation du SGI avait transform la gouvernance et les pratiques en environnement et en sant et scurit du travail dans les sept usines. Toutefois, elle ne semblait pas garantir limmunit du processus de gestion des risques lenvironnement ni la sant et scurit du travail. Sa capacit diluer les risques devait retenir lattention des politiques de sant publiques et des programmes de prvention des risques lenvironnement et la sant et scurit du travail. Lamlioration de la gestion des risques demeurait un effet attendu non observ et soumis des facteurs contextuels qui pourraient lempcher de se concrtiser. cet gard, le transfert du savoir, renforc par lmergence des rseaux inter organisationnels, semblait offrir une avenue beaucoup plus prometteuse et accessible. Cest lune des contributions de cette recherche. Elle a aussi (i) propos une typologie des modes dimplantation et des effets du SGI (ii) prconis une mthode dtaille dune meilleure apprciation du degr dimplantation (iii) prcis le rle des facteurs contextuels dans lexplication des variations du degr dimplantation et dans la production des effets, (iv) propos des hypothses sur la structuration et lutilisation du SGI (v) offert une perspective plurielle et approfondie de la dynamique de limplantation du SGI grce la varit de lchantillon des rpondants et des usines. Il sagit de la premire tude de terrain dans le domaine. notre connaissance, aucune autre tude na eu de tels rsultats. Mots Cls : ISO 14001, OHSAS 18001, gestion intgre, environnement, sant et scurit du travail, risques environnementaux, risques en sant et scurit du travail, analyse dimplantation, degr dimplantation, SGI, transfert du savoir.
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Depuis 2006, le Programme Hors Normes (PHN) dicte une nouvelle marche suivre que doivent privilgier les quipes de sant au travail (SAT) lorsque des travailleurs sont exposs des concentrations environnementales de produits chimiques suprieures aux valeurs dexposition admissibles, cest--dire des hors normes . Le PHN encadre les activits de signalements des hors normes aux instances concernes et demande des suivis plus rigoureux en tablissements. Ce faisant, il redfinit les rles des infirmires et des membres des quipes SAT. Dans le but de mieux comprendre limplication des infirmires dans le cadre du PHN, sept entretiens individuels semi-dirigs ont t raliss afin dexplorer et de dcrire leurs reprsentations. Lanalyse qualitative de ces reprsentations, par catgorisation et comparaisons constantes des discours, rvle que les infirmires se reprsentent de diverses faons leur pratique dans le cadre du PHN. En effet, les rsultats de ltude montrent quafin de comprendre limplication des infirmires dans ce programme dintervention, il importe de considrer les quatre lments suivants : lorganisation du travail, les aspects relationnels (dynamique de relations), les cibles dintervention et lutilit du travail des infirmires (sens donn au travail). Afin de faciliter leur participation dans les programmes dintervention et dencourager la collaboration, tant intersectorielle quinterprofessionnelle, il est suggr en premier lieu de favoriser limplication des infirmires dans les processus dlaboration et dimplantation de programmes dintervention. En second lieu, il est propos de mettre en place une formation continue interprofessionnelle permettant une meilleure harmonisation des pratiques professionnelles.
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Dans le cadre de cette tude, nous nous sommes intresss aux infirmires soignantes qui possdent un diplme dtudes collgiales ou un baccalaurat. Linfirmire est celle ayant reu une formation collgiale et la clinicienne, une formation universitaire de premier cycle. Au niveau lgislatif, selon que linfirmire soit titulaire ou non dun baccalaurat, le champ de pratique autoris demeure le mme. Cependant, ltendue de la pratique pourrait varier selon la formation reue et le poste occup. Cette tude descriptive et interprtative de type qualitatif avait pour but de dcrire ltendue de la pratique des infirmires et des infirmires cliniciennes dans une unit de mdecine et de chirurgie et didentifier les facteurs organisationnels influenant ltendue de la pratique. Le cadre de rfrence ayant t utilis est le cadre danalyse de ltendue de la pratique conu pour le Collge des infirmires autorises de la Nouvelle-cosse (CRNNS, 2005). Selon ce cadre, ltendue optimale de la pratique des infirmires se divise en 4 catgories distinctes, soit le processus de soins infirmiers, les pratiques relationnelles, le leadership ainsi que lenseignement et le transfert des connaissances. La collecte de donnes a t conduite au moyen dentrevues individuelles semi-structures auprs de 8 informateurs cls soit trois infirmires et trois infirmires cliniciennes dune unit de mdecine et de chirurgie et de deux gestionnaires. Les rsultats semblent montrer que les diffrentes composantes de ltendue de la pratique sont mobilises tant chez les infirmires que chez les infirmires cliniciennes interviewes. Toutefois, les rsultats semblent montrer que certaines composantes, soit le leadership et le transfert des connaissances, semblent davantage mobilises chez les infirmires cliniciennes. De plus, ltude a permis didentifier les diffrents facteurs organisationnels qui semblent influencer ltendue de la pratique des infirmires et des infirmires cliniciennes. La charge de travail semble tre le principal facteur dinfluence. Nous avons aussi pu constater linfluence certaines composantes relies lenvironnement de travail et la composition et aux caractristiques des quipes de soins.
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La prolifration, la diffrenciation ainsi que les fonctions des cellules du systme immunitaire sont contrles en partie par les cytokines. Lors de linfection par le VIH-1, les dfauts observs dans les fonctions, la maintenance, ainsi que la consistance des cellules du systme immunitaire sont en large partie attribus une production altre des cytokines et un manque defficacit au niveau de leurs effets biologiques. Durant ces tudes, nous nous sommes intrsss la rgulation et aux fonctions de deux cytokines qui sont lIL-18 et lIL-21. Nous avons observ une corrlation inverse significative entre les concentrations sriques dIL-18 et le nombre des cellules NK chez les patients infects par le VIH-1. Nos expriences in vitro ont dmontr que cette cytokine induit lapoptose des cellules NK primaires et que cette mort peut tre inhibe par des anticorps neutralisants spcifiques pour FasL et TNF-. Cette mort cellulaire est due lexpression de FasL sur les cellules NK et la production de TNF- par ces cellules. LIL-18 augmente aussi la susceptibilit la mort des cellules NK par un stimulus pro-apoptotique, en diminuant lexpression de la protine anti-apoptotique Bcl-XL. Nous dmontrons aussi que, contrairement lIL-18, les niveaux dIL-18BP sont plus faibles dans les srum de patients infects. Ceci rsulte sur une production non coordonne de ces deux facteurs, aboutissant des niveaux levs dIL-18 libre et biologiquement active chez les patients infects. Linfection de macrophages in vitro induit la production dIL-18 et rduit celle dIL-18BP. De plus, lIL-10 et le TGF-, dont les concentrations sont leves chez les patients infects, rduisent la production dIL-18BP par les macrophages in vitro. Finalement, nous dmontrons que lIL-18 augmente la rplication du VIH-1 dans les lymphocytes T CD4+ infects. Les niveaux levs dIL-18 libres et biologiquement actives chez les patients infects contribuent donc limmuno-pathognse induite par le VIH-1 en perturbant lhomostasie des cellules NK ainsi quen augmentant la rplication du virus chez les patients. Ces tudes suggrent donc la neutralisation des effets nfastes de lIL-18 en utilisant son inhibiteur naturel soit de lIL-18BP exogne. Ceci permettrait de moduler lactivit de lIL-18 in vivo des niveaux souhaitables. LIL-21 joue un rle clef dans le contrle des infections virales chroniques. Lors de ces tudes, nous avons dtermin la dynamique de la production dIL-21 lors de linfection par le VIH-1 et sa consquence sur la survie des cellules T CD4+ et la frquence des cellules T CD8+ spcifiques au VIH-1. Nous avons dmontr que sa production est compromise tt au cours de linfection et que les concentrations dIL-21 corrlent avec le compte de cellules T CD4+ chez les personnes infectes. Nos tudes ont dmontr que le traitement antirtroviral restaure partiellement la production dIL-21. De plus, linfection par le VIH-1 de cellules T CD4+ humaines inhibe sa production en rduisant lexpression du facteur de transcription c-Maf. Nous avons aussi dmontr que la frquence des cellules T CD4+ spcifiques au VIH-1 qui produisent de lIL-21 est rduite chez les patients virmiques. Selon nos rsultats, lIL-21 empche lapoptose spontane des cellules T CD4+ de patients infects et labsence dIL-21 rduit la frquence des cellules T CD8+ spcifiques au VIH-1 chez ces patients. Nos rsultats dmontrent que l'IL-21R est exprim de faon gale sur tous les sous-types de cellules NK chez les donneurs sains et chez les patients infects. LIL-21 active les protines STAT-3, MAPK et Akt afin d'augmenter les fonctions effectrices des cellules NK. L'activation de STAT-3 joue un rle clef dans ces fonctions avec ou sans un traitement avec de l'IL-21. L'IL-21 augmente l'expression des protines anti-apoptotiques Bcl-2 et Bcl-XL, augmente la viabilit des cellules NK, mais ne possde aucun effet sur leur prolifration. Nous dmontrons de plus que l'IL-21 augmente l'ADCC, les fonctions scrtrices et cytotoxiques ainsi que la viabilit des cellules NK provenant de patients chroniquement infects par le VIH-1. De plus, cette cytokine semble prsenter ces effets sans augmenter en contrepartie la rplication du VIH-1. Elle permet donc d'inhiber la rplication virale lors de co-cultures autologues de cellules NK avec des cellules T CD4+ infectes d'une manire dpendante l'expression de perforine et l'utilisation de la protine LFA-1. Les niveaux dIL-21 pourraient donc servir de marqueurs biologiques pour accompagner les informations sur le taux de cellules T CD4+ circulantes en nous donnant des informations sur ltat de fonctionnalit de ce compartiment cellulaire. De plus, ces rsultats suggrent lutilisation de cette cytokine en tant quagent immunothrapeutique pour restaurer les niveaux normaux dIL-21 et augmenter la rponse antivirale chez les patients infects par le VIH-1.
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Les diffrentes protines accessoires du VIH-1, lagent tiologique du SIDA, optimisent la rplication et la propagation du virus in vivo. Parmi ces dernires figure Vpu, lantagoniste du facteur de restriction nomm Tetherin qui prvient la relche des particules virales partir de la surface de cellules infectes. En diminuant son expression de surface, Vpu prvient lincorporation de ce facteur de restriction dans la particule virale en formation et consquemment, empche la formation dune ancre protique reliant le virus mature la membrane plasmique de la cellule infecte. La mcanistique sous-jacente ntait cependant pas connue. Cette prsente thse relate nos travaux excuts afin dlucider la dynamique des mcanismes cellulaires responsables de cet antagonisme. Une approche de mutagnse dirige a dabord permis didentifier deux rgions contenant des dterminants de la localisation de Vpu dans le rseau trans-Golgi (RTG), puis de dmontrer la relation existante entre cette distribution et laugmentation de la relche des particules virales. Des expriences subsquentes de marquage mtabolique suivi dune chasse excutes dans des systmes cellulaires o Tetherin est exprime de faon endogne ont suggr le caractre dispensable de linduction par Vpu de la dgradation du facteur de restriction lors de son antagonisme. En revanche, une approche de rexpression de Tetherin conduite en cytomtrie en flux, confirme en microscopie confocale, a mis en vidence une squestration de Tetherin dans le RTG en prsence de Vpu, phnomne qui sest avr ncessiter linteraction entre les deux protines. Lusage dun systme dexpression de Vpu inductible conjugu des techniques de cytomtrie en flux nous a permis dapprcier leffet majeur de Vpu sur la Tetherin no-synthtise et plus mineur sur la Tetherin de surface. En prsence de Vpu, la squestration intracellulaire de la Tetherin no-synthtise et la lgre acclration de linternalisation naturelle de celle en surface se sont avres suffisantes la rduction de son expression globale la membrane plasmique et ce, temps pour linitiation du processus de relche virale. la lumire de nos rsultats, nous proposons un modle o la squestration de la Tetherin no-synthtise dans le RTG prviendrait le rapprovisionnement de Tetherin en surface qui, combine avec linternalisation naturelle de Tetherin partir de la membrane plasmique, imposerait ltablissement dun nouvel quilibre de Tetherin incompatible avec une restriction de la relche des particules virales. Cette thse nous a donc permis didentifier un processus par lequel Vpu augmente la scrtion de virus matures et tablit une base mcanistique ncessaire la comprhension de la contribution de Vpu la propagation et la pathognse du virus, ce qui pourrait mener llaboration dune stratgie visant contrer leffet de cette protine virale.
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Ce mmoire est un des segments d'une recherche de plus grande envergure sur le service Info-Sant, et qui se droule au Centre de Sant et de Services sociaux de Laval.
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La vitamine K fait lobjet dun intrt croissant en regard du rle quelle peut jouer dans la sant humaine hormis celui bien tabli dans la coagulation sanguine. De plus en plus dtudes exprimentales lui confrent des fonctions dans le systme nerveux central, particulirement dans la synthse des sphingolipides, lactivation de la protine vitamine K-dpendante Gas6 et la protection contre les dommages oxydatifs. Toutefois, il demeure beaucoup moins bien tabli si la perturbation de ces fonctions peut conduire des dficits cognitifs. Lobjectif principal de cette thse est de vrifier lhypothse selon laquelle le statut vitaminique K des personnes ges en sant est un dterminant de la performance cognitive. En vue de la ralisation de cet objectif, une meilleure comprhension des indicateurs du statut vitaminique K savrait ncessaire. Chacune des tudes prsentes vise donc un objectif spcifique : 1) valuer le nombre de rappels alimentaires de 24 heures non conscutifs ncessaire pour mesurer lapport habituel de vitamine K des personnes ges; 2) valuer la valeur dune seule mesure de la concentration srique de vitamine K comme marqueur de lexposition long terme; et 3) examiner lassociation entre le statut vitaminique K et la performance cognitive des personnes ges en sant de la cohorte qubcoise NuAge. Trois dimensions cognitives ont t values soient la mmoire pisodique verbale et non-verbale, les fonctions excutives et la vitesse de traitement de linformation. Cette thse prsente la premire tude appuyant lhypothse dun rle de la vitamine K dans la cognition chez les personnes ges. Spcifiquement, la concentration srique de vitamine K a t associe positivement la performance en mmoire pisodique verbale, et plus particulirement au processus de consolidation de la trace mnsique. En accord avec les travaux chez lanimal et laction de la protine Gas6 dans lhippocampe, un rle spcifique de la vitamine K ltape de consolidation est biologiquement plausible. Aucune association significative na t observe avec les fonctions excutives et la vitesse de traitement de linformation. Paralllement, il a t dmontr quune mesure unique de la concentration srique de vitamine K constitue une mesure adquate de lexposition long terme la vitamine K. De mme, il a t tabli que six 13 rappels alimentaires de 24 heures sont ncessaires pour estimer prcisment lapport de vitamine K des personnes ges en sant. Collectivement, les rsultats de ces deux tudes fournissent des informations prcieuses aux chercheurs permettant une meilleure interprtation des tudes existantes et une meilleure planification des tudes futures. Les rsultats de cette thse constituent une avance importante dans la comprhension du rle potentiel de la vitamine K dans le systme nerveux central et renforce la ncessit quelle soit considre en tant que facteur nutritionnel du vieillissement cognitif, en particulier chez les personnes traites par un antagoniste de la vitamine K.
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Les troubles du spectre autistique (TSA) sont actuellement caractriss par une triade d'altrations, incluant un dysfonctionnement social, des dficits de communication et des comportements rptitifs. L'intgration simultane de multiples sens est cruciale dans la vie quotidienne puisqu'elle permet la cration d'un percept unifi. De faon similaire, l'allocation d'attention de multiples stimuli simultans est critique pour le traitement de l'information environnementale dynamique. Dans l'interaction quotidienne avec l'environnement, le traitement sensoriel et les fonctions attentionnelles sont des composantes de base dans le dveloppement typique (DT). Bien qu'ils ne fassent pas partie des critres diagnostiques actuels, les difficults dans les fonctions attentionnelles et le traitement sensoriel sont trs courants parmi les personnes autistes. Pour cela, la prsente thse value ces fonctions dans deux tudes spares. La premire tude est fonde sur la prmisse que des altrations dans le traitement sensoriel de base pourraient tre l'origine des comportements sensoriels atypiques chez les TSA, tel que propos par des thories actuelles des TSA. Nous avons conu une tche de discrimination de taille intermodale, afin d'investiguer l'intgrit et la trajectoire dveloppementale de l'information visuo-tactile chez les enfants avec un TSA (N = 21, gs de 6 18 ans), en comparaison des enfants DT, apparis sur lge et le QI de performance. Dans une tche choix forc deux alternatives simultanes, les participants devaient mettre un jugement sur la taille de deux stimuli, bas sur des inputs unisensoriels (visuels ou tactiles) ou multisensoriels (visuo-tactiles). Des seuils diffrentiels ont valu la plus petite diffrence laquelle les participants ont t capables de faire la discrimination de taille. Les enfants avec un TSA ont montr une performance diminue et pas d'effet de maturation aussi bien dans les conditions unisensorielles que multisensorielles, comparativement aux participants DT. Notre premire tude tend donc des rsultats prcdents d'altrations dans le traitement multisensoriel chez les TSA au domaine visuo-tactile. Dans notre deuxime tude, nous avions valu les capacits de poursuite multiple dobjets dans lespace (3D-Multiple Object Tracking (3D-MOT)) chez des adultes autistes (N = 15, gs de 18 33 ans), compars des participants contrles apparis sur l'ge et le QI, qui devaient suivre une ou trois cibles en mouvement parmi des distracteurs dans un environnement de ralit virtuelle. Les performances ont t mesures par des seuils de vitesse, qui valuent la plus grande vitesse laquelle des observateurs sont capables de suivre des objets en mouvement. Les individus autistes ont montr des seuils de vitesse rduits dans l'ensemble, peu importe le nombre d'objets suivre. Ces rsultats tendent des rsultats antrieurs d'altrations au niveau des mcanismes d'attention en autisme quant l'allocation simultane de l'attention envers des endroits multiples. Pris ensemble, les rsultats de nos deux tudes rvlent donc des altrations chez les TSA quant au traitement simultan d'vnements multiples, que ce soit dans une modalit ou travers des modalits, ce qui peut avoir des implications importantes au niveau de la prsentation clinique de cette condition.
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Le dploiement optimal de ltendue de la pratique infirmire, qui traduit la mise en uvre du rle professionnel, est essentiel laccessibilit, la continuit, la qualit ainsi qu la scurit des soins, dont ceux dispenss aux enfants et leur famille. Or, il semble que les infirmires prouvent certaines difficults dployer pleinement leur tendue de pratique, ce qui pourrait galement compromettre la satisfaction professionnelle, un enjeu majeur pour la rtention du personnel dans les organisations de soins de sant. Le but de cette tude est de mesurer ltendue effective de la pratique dinfirmires en pdiatrie, ses dterminants et son influence sur la satisfaction professionnelle. Le cadre de rfrence, un modle original dvelopp dans cette thse, prend appui sur la thorie des caractristiques de lemploi (Hackman & Oldham, 1974), le modle tension-autonomie (Karasek, 1985), la thorie du rle (Biddle, 1979) et les travaux de DAmour et al. (2012) portant sur ltendue de la pratique infirmire. Afin datteindre le but de cette tude, le modle dvelopp met en relation les caractristiques du travail et les caractristiques individuelles dinfluence potentielle sur le dploiement de ltendue de la pratique infirmire. Il prsuppose galement un lien entre ltendue de la pratique infirmire et la satisfaction professionnelle. Un devis corrlationnel descriptif a t retenu pour cette tude. Une enqute par questionnaire auprs dinfirmires de cinq secteurs dactivits dun centre hospitalier pdiatrique universitaire du Qubec a t ralise (N=301). Les associations entre les variables ont t examines en utilisant des analyses bivaries, multivaries et un modle dquations structurelles. Les analyses effectues rvlent une bonne concordance du modle dvelopp (ratio x/dl= 1,68; RMSEA = ,049; CFI = ,985). Au total, le modle explique 32,5 % de la variance de ltendue de la pratique infirmire et 11,3% de la variance de la satisfaction professionnelle. Les rsultats font tat dun dploiement non-optimal de ltendue de la pratique infirmire (3,21/6; .T.= ,707). Les variables significativement associes au dploiement de ltendue de la pratique infirmire sont: la latitude dcisionnelle ( = ,319; p <0,01), la surcharge de rle ( = ,201; p <0,05), lambigut de rle ( = ,297; p <0,05), le besoin de croissance individuelle de linfirmire ( = ,151; p <0,05) et le niveau de formation ( = ,128; p <0,05). Il est galement dmontr que ltendue de la pratique infirmire est associe positivement la satisfaction professionnelle ( = ,118; p <0,01). Une description plus dtaille des rsultats de ltendue de la pratique infirmire en fonction du niveau de formation et du poste occup met en lumire que les infirmires bachelires ont une tendue de pratique significativement plus leve (3,35; .T =,746) que les infirmires collgiales (3,12; .T =,669). Loccupation dun poste de clinicienne est aussi associe une plus grande tendue de pratique infirmire. Prcisment, les infirmires qui occupent un poste dinfirmire obtiennent un score de 3,13/6 (.T =,664) alors que le score des infirmires qui occupent un poste de clinicienne slve 3,48/6 (.T =,798). Cette tude innove en prsentant un modle de rfrence qui a le potentiel de gnrer des connaissances importantes en sciences infirmires en lien avec le dploiement optimal de ltendue de pratique infirmire. Prenant appui sur ce modle novateur, les rsultats rvlent les caractristiques du travail sur lesquelles il y a urgence dagir afin daccrotre le dploiement de ltendue de la pratique infirmire et par le fait mme la satisfaction professionnelle.
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cause de leur impact environnemental lev, les dchets dquipements lectriques et lectroniques (DEEE) sont un problme majeur pour les pays dvelopps. La consommation importante de produits lectroniques, dont la dure dutilisation est de plus en plus courte, a entrain une production croissante de DEEE. Cest dans ce contexte que lUnion europenne a instaur en 2003 la responsabilit largie des producteurs (REP). Cet outil de politique environnementale a rendu lgalement responsables les fabricants de la mise en oeuvre et du financement dun programme dintendance des DEEE. Alors que la REP vise principalement le traitement cologique des DEEE, cet instrument ne permet pas de rduire les quantits considrables qui sont produites par les consommateurs. Cette situation est dautant plus inquitante que les gains environnementaux obtenus, grce limplantation de la REP, ont t annuls au regard de laugmentation continue de la consommation de biens lectroniques lchelle mondiale. En rponse cette problmatique, la prsente thse porte sur les pratiques de lusager au cours de la phase de consommation des appareils lectroniques (aussi appele phase dusage). Cette tape du cycle de vie regroupe lachat, lutilisation, la rparation et la mise au rebut des biens. Une approche qualitative de type exploratoire faisant appel ltude de cas a t utilise. Le tlviseur, retenu comme cas dtude, illustre des enjeux partags par plusieurs quipements lectroniques, tels que : la frquente mise sur le march de nouveaux modles, le bas prix dacquisition compar au cot de la rparation et linfluence de la mode sur les choix effectus par le consommateur. Ces facteurs facilitent le remplacement des biens et, par consquent, pourraient entrainer leur fin de vie prmature qui se matrialise travers diffrentes formes dobsolescence. Dans le cadre de cette tude de cas, une trentaine dentrevues semi-diriges a t ralise avec des usagers et rparateurs de produits lectroniques en vue de documenter les diffrentes sous-tapes de la phase dusage dun tlviseur. Sur la base des informations recueillies, lobjectif de cette thse est de formuler des recommandations, destination des autorits politiques, qui pourront permettre une minimisation des impacts environnementaux lis la phase dusage des appareils lectroniques. Les rsultats ont permis de mettre en vidence, via le rle et le statut singulier occup par le tlviseur dans les foyers, les comportements de lusager contribuant augmenter lempreinte cologique associe la phase dusage. Lacquisition de nombreux biens lectroniques et non lectroniques suite lachat du tlviseur, ses multiples fonctionnalits le rapprochant de celles de lordinateur et des tablettes, ainsi que la fin de vie prmature de produits fonctionnels, mais obsoltes dun point de vue technologique, font partie des rsultats de cette recherche. En lien avec ces constats, cette tude propose des instruments de politique environnementale, dont laffichage de la dure de vie des quipements lectroniques, destins aider le consommateur raliser des choix plus clairs au moment de lachat. Dautres orientations, telles que la possibilit dvoluer vers une rglementation horizontale, cest--dire un cadre lgislatif qui ne se basera plus sur le produit individuel, mais sur lensemble des appareils ayant des fonctionnalits similaires, sont exposes. Par ailleurs, cette recherche explore certains leviers pouvant minimiser le phnomne de fin de vie prmature des appareils lectroniques, tels que lenvoi de biens obsoltes et fonctionnels des pays dvelopps vers ceux en dveloppement pour permettre leur rutilisation et la tendance du Do-It- Yourself dans la rparation des produits lectroniques.
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Cette tude vise toffer la base conceptuelle du phnomne de sens au travail permettant ainsi de mieux le comprendre et le saisir et cherche proposer un modle thorique pouvant expliquer le processus de construction dun sens au travail par des infirmires libanaises. Le sens au travail se prsente la fois en tant quun processus qui merge suite aux interactions dynamiques qui stablissent entre un individu et son contexte de travail et en tant que produit qui sexprime chez un individu au niveau de la satisfaction, la motivation, lengagement organisationnel, la performance et la sant au travail. Ltude de ce phnomne constitue une nouvelle voie permettant dapporter un nouvel clairage un contexte de travail, tel que le contexte libanais, qui souffre depuis des annes dun problme de pnurie du personnel infirmier. Linteractionnisme symbolique a constitu le cadre pistmologique et mthodologique de cette tude qui a adopt une approche qualitative par thorisation ancre. Ltude sest droule dans une rgion libanaise auprs de neuf infirmires hospitalires exerant la profession dans des contextes de travail varis. La collecte des donnes a t faite par le recours des entrevues individuelles enregistres sur un support numrique ; les donnes ont t par la suite transcrites et analyses suivant la mthode constructiviste de Charmaz (2006). Les rsultats ont permis de proposer un modle thorique qui explique le processus de construction dun sens au travail qui dcoule des interactions des infirmires libanaises avec les divers lments du contexte de travail. Ces infirmires ont dvelopp une reprsentation du contexte de travail marque par une surcharge de travail, un salaire inadquat, des opportunits de dveloppement et davancement professionnel rduites, un comportement inquitable des suprieurs et un image publique dvalorise de linfirmire. Ce contexte porte atteinte la satisfaction de trois objectifs recherchs par ces infirmires travers leur travail et qui sont : 1) prendre soin des patients ; 2) subvenir ses propres besoins ; et 3) tre reconnue en tant que professionnelle. Afin de construire un sens au travail et composer avec ce contexte contraignant, les infirmires se basent sur leurs ressources intrinsques. La valorisation de linfirmire et du travail infirmier, la satisfaction de leffort fourni, lactualisation de soi et lavancement professionnel permettent ces infirmires de protger et de maintenir un sens au travail. Finalement, il tait possible de conceptualiser le sens au travail en tant quun phnomne subjectif et multidimensionnel, nourri par lamour de la profession et se traduisant par un travail qui rpond aux attentes des infirmires. Les connaissances qui ont merg de cette tude pourront aider mettre en place des stratgies personnelles et contextuelles permettant de favoriser le processus de construction de sens au travail chez les infirmires libanaises afin de rduire le problme de pnurie du personnel infirmier. Des pistes de recherches sont encore avances et des recommandations pour la formation sont proposes.
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Travail dirig prsent la Facult des sciences infirmires en vue de l'obtention du grade de matre s Sciences (M.Sc.)