789 resultados para violence conjugale
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Cet article soutient l'idée que le travail du deuil peut être riche de possibilités pour repenser la communauté et les relations internationales, et que la " guerre préventive " ainsi que la déréalisation de la perte concourent à miner les liens humains fondamentaux. L'expérience du deuil est à même de révéler les modes sur lesquels le self est fait de relations intériorisées, si bien que lorsque nous perdons des êtres, nous perdons et altérons une part de nous-mêmes. Faire le deuil pourrait déboucher sur une option : la non-violence. A soutenir l'insoutenable quand nous perdons quelqu'un, nous pouvons devenir capables d'une plus grande sollicitude envers les pertes subies par les autres, et en particulier, les pertes causées par notre propre recours à la violence. La distinction entre des vies " qui valent la peine d'être pleurées " et d'autres " qui ne valent pas une larme " est révélatrice de la distribution géopolitique différentielle de la mélancolie, ainsi que des cadres raciaux et ethniques qui font et défont l'humain en sa possibilité d'être pleuré. Voici qui laisse entrevoir une manière de faire le lien entre un concept psychanalytique de la formation du sujet, concept pétri de politique, et une politique soucieuse de tout ce qu'il y a d'inacceptable à mourir sous les frappes militaires. La théorie féministe est centrale à cette conception, dans la mesure où elle met tout particulièrement l'accent sur un sujet incarné, vulnérable à la violence, qui ne peut émerger que dans le contexte d'une dépendance physique fondamentale.
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This article investigates whether vote-buying and the instigation of violence in the disputed 2007 Kenyan elections were strategically motivated, and whether those affected by electoral violence changed their views towards ethno-politics and the use of violence. To answer these questions, a panel survey conducted before and after the elections is combined with external indicators of electoral violence. We find that political parties targeted vote-buying towards specific groups to weaken the support of their political rivals and to mobilize their own supporters. Furthermore, parties instigated violence strategically in areas where they were less likely to win. Although the victims of violence would prefer that parties are no longer allowed to organize in ethnic or religious lines, they are more likely to identify in ethnic terms, support the use of violence and avoid relying on the police to resolve disputes. The overall findings suggest an increased risk of electoral-violence reoccurring.
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This paper explores the relationship between violence and displacement during civil war focusing on two different forms of population movements (i.e. incoming and outgoing), and two different forms of violence (i.e. direct and indirect). The paper explores the relationship between displacement and violence at the local level in the context of a civil war fought conventionally using fine-grained data from 1,062 municipalities of the region of Catalonia during the Spanish Civil War (1936-1939). First, the paper suggests that exogenous and endogenous to the war factors combine to generate patterns of resettlement. Second, the evidence indicates that, in acivil war context, refugee flows and violence are interrelated in multiple ways: the arrival of internal refugees in a locality promotes the perpetration of direct violence against civilians; this, in turn, triggers the departure of people from the locality when the other group approaches. Third, indirect violence (i.e. bombings) shows to be the most significant factor accounting for external displacement at the local level, suggesting that bombing can serve as a strong signal for civilians of the type of armed group they are facing. Finally, the Spanish case suggests that the demographic changes provoked by displacement, combined with the lethality of the conflict, are likely to have long-term political consequences.
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The end of the Cold War did not bring about an end to violence in Central America. Today, so-called non-political violence continues to worsen. Academics and public policymakers are frequently influenced by the assumption that there is a causal relationship between the political violence of the 1980s and the non-political violence of today. By looking at the cases of El Salvador and Honduras, this working paper seeks to systematize existing claims about the causal relationship between past and present violence into two approaches. Our research shows that high levels of prolonged political violence, along with an abundance of firearms, can lead to high levels of prolonged non-political violence but not in the ways most often cited in existing literature. We propose a new model to better understand the connection between past and present violence and recommend indicators that can be used to measure variations in violence over time in contexts of protracted non-political violence.
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L'objectif de cette recherche est d'interroger la place, la valeur et l'appréhension de la violence comme un moyen de revendication politique dans un pays comme la Suisse qui s'est construit un mythe de non-violence. Son système de démocratie directe, son aisance économique, sa stabilité politique et sa neutralité seraient censés l'épargner à la fois des insurrections violentes et des conflits internationaux. Toutefois, une recherche dans les archives de la presse nationale révèle que pour la période étudiée, entre 1950 et 2000, la Suisse a vécu les actions collectives violentes provenant des séparatistes et des anti-séparatistes jurassiens, de l'extrême gauche et de l'extrême droite. Le pays a également été le terrain des actions violentes provenant de mouvements de lutte armée clandestins allemands, italiens ainsi que des attentats organisés par des mouvements arabes, comme le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). Avec une approche mettant l'accent sur les acteurs, plusieurs axes de recherches ont été développés, notamment la fonction de l'action violente pour les individus et les mouvements qui y ont recouru afin d'exprimer une revendication, qu'elle ait été politique, sociale ou culturelle, et la façon dont le gouvernement suisse a perçu le danger représenté par les différents courants politiques. La question des réseaux développés avec les organisations de lutte armée clandestines a été abordée avec les cas de l'Allemagne et de l'Italie, pour ce qui est des mouvements établis en Europe, puis, avec les organisations issues des pays arabes, notamment le FPLP. L'analyse articule une réflexion à la fois empirique et théorique, ne perdant jamais de vue que la notion de violence est le lieu privilégié de jugements de valeur et que sa signification varie selon d'où provient le discours.