182 resultados para Quit smoking


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Le tabagisme est associé à un risque augmenté de développer un diabète de type 2. Arrêter de fumer devrait donc diminuer le risqué de diabète. Seulement, les études concernant le risque métabolique à l'arrêt du tabac sont discordantes. Par ailleurs, les effets métaboliques du tabac et de l'arrêt du tabac diffèrent probablement selon le sexe, avec notamment un effet différent du tabac sur la santé des femmes, et une prise pondérale plus importante à l'arrêt que chez les hommes. Notre étude vise à évaluer le risque métabolique à l'arrêt du tabac, chez les femmes et les homes séparément. Nous avons utilisé les données de l'étude de cohorte prospective CoLaus, qui évalue différents facteurs de risque cardiovasculaire chez des sujets choisis de manière aléatoire, dans la population Lausannoise entre 35 et 75 ans, suivis sur 5.5 ans en moyenne. Parmi ceux avec une glycémie à jeun normale au départ, nous avons divisé les participants en quatre groupes selon leur statut tabagique : non fumeurs, personnes ayant arrêté de fumer depuis plus de 5 ans, celles ayant arrêté depuis moins de 5 ans, et fumeurs actifs. Nous avons mesuré les incidences de glycémie à jeun altérée (5.6-6.99 mmol/l) et de diabète (glycémie à jeun ≥ 7 mmol/l et/ou traitement pour le diabète) durant le période de suivi, stratifiées par sexe. Puis le risque d'incidence de glycémie altérée et de diabète a été calculé avec trois niveaux d'ajustement pour les facteurs confondants pour un risque métabolique. Nous avons inclus 3166 participants, dont 63% de femmes. Au total, 26.3% étaient fumeurs, 6.5% ex-fumeurs depuis moins de 5 ans et 23.5% ex-fumeurs depuis plus de 5 ans. Durant le suivi, 1311 (41.4%) personnes ont développé une glycémie à jeun altérée (33.6% des femmes, 54.7% des homes), et 47 (1.5%) ont développé un diabète (1.1% des femmes, 2.1% des hommes). Les personnes ayant arrêté de fumer n'avait pas de risque significativement plus élevé de développer une glycémie à jeun altérée ou un diabète que les fumeurs, après ajustement pour l'âge, l'éducation, l'hypercholestérolémie, la prise d'alcool, l'activité physique, la prise de poids, le BMI initial et le BMI d'arrivée dans les différents modèles d'ajustement. L'analyse de l'interaction du sexe avec ces résultats est également négative. Les analyses de sensibilité ont montré que l'exclusion des personnes ayant changé de statut tabagique durant le suivi ne changeait pas ces résultats. Nous avons refait les analyses en incluant les participants ayant une glycémie altérée au début du suivi, mais le risque d'incidence de diabète n'est pas plus élevé chez les ex-fumeurs que chez les fumeurs non plus dans cette population. Sur demande d'un reviewer, nous avons également refait les analyses avec la glycémie en continue (valeurs de base et valeurs à 5.5 ans), et la glycémie moyenne n'était pas différente par groupe de tabagisme. En conclusion, dans cette population européenne d'âge moyen, avec une prévalence basse d'obésité et une prise de poids modérée durant le suivi, nous n'avons pas trouvé de risque significativement plus élevé de développer un diabète en arrêtant de fumer, et ce pour les deux sexes. L'arrêt du tabac doit donc être encouragé chez toutes les fumeuses et tous les fumeurs.

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STUDY OBJECTIVES: Basic experiments support the impact of hypocretin on hyperarousal and motivated state required for increasing drug craving. Our aim was to assess the frequencies of smoking, alcohol and drug use, abuse and dependence in narcolepsy type 1 (NT1, hypocretin-deficient), narcolepsy type 2 (NT2), idiopathic hypersomnia (IH) (non-hypocretin-deficient conditions), in comparison to controls. We hypothesized that NT1 patients would be less vulnerable to drug abuse and addiction compared to other hypersomniac patients and controls from general population. METHODS: We performed a cross-sectional study in French reference centres for rare hypersomnia diseases and included 450 adult patients (median age 35 years; 41.3% men) with NT1 (n = 243), NT2 (n = 116), IH (n = 91), and 710 adult controls. All participants were evaluated for alcohol consumption, smoking habits, and substance (alcohol and illicit drug) abuse and dependence diagnosis during the past year using the Mini International Neuropsychiatric Interview. RESULTS: An increased proportion of both tobacco and heavy tobacco smokers was found in NT1 compared to controls and other hypersomniacs, despite adjustments for potential confounders. We reported an increased regular and frequent alcohol drinking habit in NT1 versus controls but not compared to other hypersomniacs in adjusted models. In contrast, heavy drinkers were significantly reduced in NT1 versus controls but not compared to other hypersomniacs. The proportion of patients with excessive drug use (codeine, cocaine, and cannabis), substance dependence, or abuse was low in all subgroups, without significant differences between either hypersomnia disorder categories or compared with controls. CONCLUSIONS: We first described a low frequency of illicit drug use, dependence, or abuse in patients with central hypersomnia, whether Hcrt-deficient or not, and whether drug-free or medicated, in the same range as in controls. Conversely, heavy drinkers were rare in NT1 compared to controls but not to other hypersomniacs, without any change in alcohol dependence or abuse frequency. Although disruption of hypocretin signaling in rodents reduces drug-seeking behaviors, our results do not support that hypocretin deficiency constitutes a protective factor against the development of drug addiction in humans.