174 resultados para Formation des professeurs de langue


Relevância:

40.00% 40.00%

Publicador:

Resumo:

Le but principal de ce travail est de comparer les idées sur la langue et sur la linguistique a l'intérieur de deux processus de « construction de monde », à savoir le réagencement de l'Europe après la Première guerre mondiale et la création du monde nouveau voulu par l'Union soviétique. La comparaison est rendue pertinente par le fait que ces deux « constructions de monde » eurent lieu dans des atmosphères idéologiques opposées, puisque la Première guerre mondiale et la révolution bolchevique s'opposent radicalement en représentant, respectivement, le triomphe des nations et celui de l'internationalisme de classe. La comparaison se fera aussi à l'intérieur de l'Union soviétique, puisque l'internationalisme des années 1920 laissera la place dans les années 1930 et jusqu'à la mort de Staline en 1953 à un nationalisme soviétique représenté par la métaphore de la « citadelle assiégée ». L'hypothèse du travail est la suivante : la façon d'utiliser les faits de langue et la linguistique, et la façon de considérer l'objet-langue dans un processus de construction étatique dépendent de l'atmosphère idéologique à l'intérieur de laquelle cette utilisation a lieu. Dans la première partie, nous analysons les idées de trois linguistes professionnels (Antoine Meillet, Aleksandar Belic et Jordan Ivanov) relatives au réagencement de l'Europe après la guerre. De l'analyse de ces trois corpus de textes ressortira une espèce de contradiction, puisque ces linguistes qui, au début du XXème siècle, entendaient user de la science linguistique pour asseoir sur des bases solides la nouvelle Europe, le firent avec une « conscience linguistique » d'inspiration romantique, tout droit sortie du XIXeme siècle. La nécessité de proposer pour l'Europe une solution pratique et durable a très certainement amené ces linguistes à privilégier, peut-être inconsciemment, des théories linguistiques certes dépassées, mais qui avaient l'avantage de considérer les langues comme des objets discontinus et homogènes. Dans notre deuxième partie consacrée à l'Union soviétique, nous analysons des textes (d'auteurs parfois méconnus) traitant de ce que nous avons appelé la « révolution en langue » : partant du principe que le monde nouveau de la dictature du prolétariat allait être totalement différent du monde que l'on avait connu précédemment, certains auteurs des années 1920 furent convaincus que ce monde nouveau allait avoir besoin d'une langue nouvelle. Mais au lieu d'attendre que cette langue nouvelle apparaisse spontanément, par évolution, certains proposèrent d'introduire consciemment dans la langue, par révolution, les changements selon eux nécessaires pour que la langue corresponde aux nouveaux besoins. Dans ce contexte, l'objet-langue est considéré comme un simple outil de communication qu'il est possible de modifier à sa guise, et la linguistique comme une discipline technique. Cette idée de changer la langue disparaîtra de l'URSS des années 1930, avec le passage vers le nationalisme soviétique. A la place, on préférera rappeler que les langues ne peuvent évoluer que par évolution, que l'on ne peut pas changer la langue, que l'on ne peut pas créer une langue selon notre volonté. Dans le contexte de la « citadelle assiégée », la langue russe deviendra le signe distinctif de l'Union soviétique qu'il sera impossible de toucher et de modifier. La langue n'est plus un outil, elle est désormais un symbole. Avec la comparaison de ces deux situations particulières (trois si l'on distingue les deux atmosphères de l'URSS), nous pensons avoir montré que l'apparition de certaines idées sur la langue et sur la linguistique est liée au contexte et aux besoins.

Relevância:

40.00% 40.00%

Publicador:

Resumo:

Résumé De nombreuses recommandations nationales et internationales sont publiées régulièrement qui définissent la manière dont les patients hypertendus devraient être pris en charge. Ces recommandations sont-elles suivies et applicables ? Dans cette étude transverse effectuée à la PMU à Lausanne, nous avons évalué la qualité de la prise en charge de 225 patients hypertendus suivis par des assistants en formation dedecine de premier recours. Ces 225 patients ont été retenus après une sélection de 1044 dossiers de la consultation générale de la PMU. Les résultats montrent que la moyenne des 3 dernières pressions artérielles était contrôlée dans 32,4% des cas à moins de 140/90 mmHg (TA systolique contrôlée à 42% et TA diastolique à 58%). 60% des patients ont eu une mesure de pression à chacune des 3 dernières consultations. 79% des mesures se terminaient par 0 ou par 5(théoriquement 20%). Le contrôle de la pression artérielle n'était pas statistiquement différent quelles que soient les comorbidités connues (diabète, insuffisance rénale ou insuffisance cardiaque). En conclusion, la qualité de la mesure et de la prise en charge de la TA par les médecins de premier recours en formation est comparable à celle retrouvée en pratique ambulatoire et pourrait être améliorée. Les recommandations basées sur la stratification des FRCV se heurtent à des problèmes dans leur application pratique. Le contrôle de la TA n'est pas meilleur chez les patients à haut risque cardio-vasculaire.

Relevância:

40.00% 40.00%

Publicador:

Resumo:

Geography as a school subject is specifically thought for and by the schools. The contents of the school subject, nowadays, do not reflect the concerns and the evolution of the discipline as such. Nevertheless, official curricula set school objectives that address issues affecting the world and people's lives. These issues are coherent with the ones addressed by geography as a social science, that is to say the study of how people and their environment interact and how societies are interconnected through space. On an every day basis, Geography as a school subject is most of the time reduced to accumulating knowledge outside any given context. This knowledge may even be partially untrue or old and the related activities focus on low cognitive tensions. These practices do not contribute to the learners' understanding of the world because it does not allow them to build a geographical competence, which they. will need as future citizens in order to make responsible choices when they are confronted to questions related to how the locations of human and physical features are influenced by each other and how they interact across space. The central part of the text relies on the ideas and the processes discussed in the publications, which constitute the published file; it is divided into two parts. The first part (chapter 4) presents a didactic approach, which gives meaningful insights into Geography as a school subject and shows a brief account of the theoretical background that supports it. This socio-constructivist approach relies on the main following features: a priming stage (élément déclencheur), which presents geographical knowledge as an issue to be explored, discussed or solved; the issue is given to learners;. the planning of the teaching-learning sequence in small units launched by the main issue in the priming stage ; the interconnections of geographical knowledge with integrative concepts ; the synthetic stage or reporting stage where final concepts and knowledge are put together in order to be learned. Such an approach allows learners to re-invest the knowledge they have built themselves. This knowledge is organised by geographical integrative concepts, which represent true thinking operative tools and with which key issues in the geographical thinking are associated. The second part of the text (chapter 5) displays the didactic principles that governed the conception of the new initial training course for the future upper secondary school teachers at the HEP Vaud. The ambition of this course is to prepare future teachers to plan and realize the teaching of geography that provides pupils with the tools to understand better how people and their environment interact and how societies are interconnected through space. One of the tools for the teachers is the conceptual framework, whose most salient interest is to be relevant at every stage of the preparation and planning of the teaching, including the necessary epistemological reflection that should always be present. The synthesis of the text starts with a short account of the first evaluation of the new course. Various reflections on the future concerns and issues, that the didactics and methodology of Geography will be confronted with, constitute the synthesis.