Métamorphoses identitaires en situation de mobilité
| Data(s) |
14/03/2008
14/03/2008
24/05/2008
|
|---|---|
| Resumo |
<b>Identity metamorphoses in a context of mobility</b> This study has its roots in the current upsurge in student mobility and in the scientific debates about the concepts of identity and intercultural communication. Based on a corpus of interviews with French Erasmus students in Finland, the study blends in theories of postmodern identity, intercultural hermeneutics and discourse analysis to examine how the students construct themselves and diverse ‘othernesses’ (included theirs) when they talk about their experiences. The use of the French pronoun on, pronoun switches, and virtual voices (ex: I said to myself...) allowed to pinpoint the students’ unstable identity metamorphoses in their discourses: integration of liquid and solid selves, infidelity in identification with the French but also with Erasmus ‘tribes’, and games of identity. Though the exchange experience appears as interesting for the students, the results show that many and varied misconceptions about identity, culture, intercultural communication, language use, and strangeness lead the students to evaluate their experiences negatively. The implication of the study is that students should be prepared for their time abroad, not so much in terms of ‘grammars of culture’ (e.g. ‘Finns behave in such and such ways’, ‘the French are...’), but through the development of competences to analyse the identity metamorphoses that take place in intercultural encounters and prevent people from meeting each other as diverse individuals. This could make study abroad one of the best training periods for postmodernity and globalization. <b>Métamorphoses identitaires en situation de mobilité</b> Résumé: Cette étude interroge les concepts d’identité et de communication interculturelle à partir du contexte de la mobilité estudiantine européenne. Basée sur un corpus d’entretiens avec des étudiants Erasmus français en Finlande, l’étude propose de croiser les théories postmodernes de l’identité, l’herméneutique interculturelle et l’analyse du discours pour examiner les constructions du soi et de l’Autre opérées par les étudiants lorsqu’ils parlent de leurs expériences. L’utilisation du pronom on, les alternances pronominales et l’apparition de voix virtuelles dans le discours (ex: je me dis que...) ont permis d’identifier les métamorphoses identitaires instables des étudiants : intégration de ‘moi’ solides et liquides, infidélité dans l’identification aux Français et aux ‘tribus’ Erasmus et jeux identitaires. Bien que la période d’échange soit unanimement décrite comme intéressante par les étudiants, les résultats soulignent que certaines expériences en Finlande, qui sont perçues négativement, sont liées à des malentendus sur la culture et l’identité, la communication interculturelle, la pratique des langues étrangères et l’étrangeté. Une préparation à la mobilité basée sur ces thèmes devrait alors être envisagée, non pas sous la forme de « grammaires des cultures » (« les Finlandais sont... ») mais par le biais de compétences d’analyse des situations de rencontres interculturelles et des métamorphoses solides et liquides afférentes, qui limitent les possibilités de rencontrer l’Autre dans sa diversité. C’est par ce type de formation que la mobilité estudiantine pourrait permettre une véritable formation à la vie postmoderne et à la globalisation. |
| Identificador |
http://www.doria.fi/handle/10024/36411 URN:ISBN:978-951-29-3508-6 |
| Idioma(s) |
fr |
| Publicador |
Annales Universitatis Turkuensis B 307 |
| Tipo |
Doctoral thesis (monograph) |